‹ Essai sur l'hydrocéphaliteChapitre 5 sur 27 · PREFACE. X · texte numérisé non relu

PREFACE. X

d’excitation, autant il en résultera de médications différentes. L’angine , l’ophtalmie et toutes les phlegmasies cutanées, viennent attester cette vérité. Celui qui, rempli d’une idée unique , traitei’ait toutes les ophtalmies, toutes les angines par les mêmes moyens , ferait preuve d’une bien grande ignorance ou d’une étrange prévention : je ne puis me persuader que l'esprit de parti conduise à de pareils abus.

Concluons que la doctrine physiologique n’est pas aussi opposée à l’ancienne doctrine que ses partisans ont essayé de le faire croire. Je dis plus; elle n’en diffère nullement, puisqu’elle est obligée de marcher dans son sens, si elle ne veut pas s’égarer. La fièvre bilieuse, la fièvre muqueuse, etc., en devenant des irritations gastrique, muqueuse, ne font que changer de nom , la maladie reste la même. Que deux médecins , appelés auprès d’un malade , lui trouvent l’un une fièvre, l’autre une irritation muqueuse, ils ne différeront pas autrement, et tous deux seront d’accord sur le traitement. Grimand a fait de la pneumonie une fièvre inflammatoire , et peu d’auteurs ont eu d’aussi grandes vues sur cette affection. Selle a mis toutes les phlegmasies au rang des fièvres , et la scarlatine, la rougeole, etc. , pour être sorties de cette classe, nVn sont pas moins les mêmes maladies. Si, dans le temps, cette réforme pra-

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