‹ Essai sur l'hygiene militaire des Antilles;Chapitre 4 sur 5 · V . Account of Ceylan ^ hy PercivaL London y · texte numérisé non relu

V . Account of Ceylan ^ hy PercivaL London y

Afin de prévenir les effets de la fraîcheur de l’eau , les médecins anglais , consultés à ce sujet , ont indiqué , dans le cas où res soldats en route ne pourraient pas s’en abstenir , pendant que leur corps est chaud et la transpiration considérable , de leur faire se laver les mains et la figure avec l’eau froide avant que d’en boire. Si cette précaution a été négligée et qu’il soit sui-venu des crampes ou convulsion , il faut , disent-ils , donner immédiatement une cuiller à café de landanum , dans un verre de liqueur spiritueuse mêlée avec de l’eau ; on doit répéter la dose toutes les demi-heures. Il faut appliquer en même-temps des fomentations de ce mélange sur l’estomac et le ventre en couvrant le corps avec une couverture , ou bien en le plongeant dans un bain chaud , s’il est possible de s’en procurer un immédiatement. Si les douleurs persistent , il faut injecter dans les entrailles un mélange d’eau et de liqueur spiritueuse dans la proportion d’un tiers delà dernière*

point souffrir que les soldats se chargent imprudeoDmenî de leurs effets^ dont le poids, quelque léger qu’il soit, excède la force que laisse unè marche un peu longue ;

8.® Faire porter aux soldats leurs hamacs dans tous les mouvemens de troupes qui ont lieu , attendu que les Antilles n’offrent point comme l’Europe les moyens de coucher les militaires chez les habitans des campagnes, soit dans des lits , soit meme sur de la paille , la terre étant toujours imprégnée d une humidité très - malfaisante , qui ajoute aux dangers dont les soldats seraient menacés par les serpens de la Martinique et Sainte-Lucie , si on les laissait coucher sur le sol dans les campagnes ;

g.® Dans les marches des troupes préférer les bâtimens des sucreries , qu’on nomme cases à bagasses , aux autres usines qui pourraient être propres au logement des militaires , mais qui , étant construits en pierres , sont presque toujours humides, et d’aiilenrs mal airés;

10. ^ Avant que d’établir les troupes dans les bâtîmens des sucreries, ou elles doivent être cantonnées, examiner ^vec soin et précautions les endroits obscurs et retirés , les trous faits par les rats ou les crabes , et les intervalles entre les pièces de bois de la toiture , où se bloîissent fréquem-^ ment à Sainte-Lmcie et à la Martinique les vipères fer d^ lance , par la morsure desquelles une compagnie peut perdre plusieurs hommes dans la même nuit ;

11. ® Dans les mouvemens de cavalerie , prendra pour les clievaux les précautions indiquées pour empêcher les hommes d’éprouver les effets funestes de l’action du vent après une course fatigante. Faute d’attention à cet egard , il aririve assez fréquemment qu’un froid subit donne aux chevaux le tétanos et la mort. L’ombre épaisse et les émanations de quelques arbres produisent, dit-on, le même effet; et un ordre général donné dans les établissemens de l’Inde aux

troüpès anglaises , défend de mettre les chevaüx au pîquet Sous les tamariniers (i);

12.° Prévenir par 1 usagé du suspénsoir les accidens trèsgraves que les cavaliers éprouvent par une suite naturelle des effets du climat, qui frappe d’atonie toutes les parties du corps, et notamment celles dont la susceptibilité est la plus grande.

S à VIIL De la Discipline intérieuŸe.

L’expérience ayant démontré que , toutes choses égales d’ailleurs , les corps les mieux disciplinés sont ceux qui éprouvent annuellement la moindre perte ; l’habitude d’une discipline exacte est encore , s’il est possible ^ plus rigou-. reusement nécessaire dans les Indes Occidentales qu’en Europe ; mais elle y est d’autant plus difficile à maintenir ^ue plusieurs causes puissantes Concourent à la détruire avec une activité singulière. La première est sans contredit cette asthénie tropicale qui produit / avec la paresse du corps et de l’esprit , un relâchement étrange dans l’exercice de tous les devoirs ; elle est secondée dans ses malheureux effets par ce projet' qu’ont trop communément ceux qui passent aux Antilles ^ de faire fortune, ce qui est difficilement compatible avec la profession militaire , ses devoirs , et la probité rigoureuse qui est l’une de ses premières vertus. L’éloignement des autorités surveillantes de la métropole donne aux concussionnaires une hardiesse singulière j et il n’est pas sans exemple qu’on se soit fait scandaleusement un revenu de la vente publique des permissions qu’on accordait aux soldats , de travailler dans les villes et les campagnes.

(i) Le Tamarinier J Tarnarindus indica ^ Liiin,

Rien n’est^plus fatal à la discipline et meme aux individus que ces sortes de permissions ; les militaires à qui on les donne meurent ordinairement des suites des fatigues auxquelles ils s’exposent, ou deviennent suffisamment riches pour desirer d’abandonner leurs régimens et bientôt eu trouver l’occasion.

De fréquens changemens de garnison contribueraient au maintien de la discipline; mais ce moyen n’est pas sans danger pour la santé des troupes, soit quil résulte des localités quelques différences dans la constitution: atmosphérique , soit peut-être plutôt que dans les marches et les chaiigemens de quartiers les soldats trouvent une plus grande facilité de se livrer à des excès , ou qu’ils soient exposés plus immédiatement à des causes funestes qui échappent à la surveillance des chefs.

Les casernes éloignées des villes ont à cet égard quelque avantage : les liaisons des soldats avec les gens de couleur qui y résident sont alors moins fréquentes et moins intimes; et les ordres qu’on donne à ce sujet sont d’une exécution moins (difficile ; mais si la distance des quartiers n’est que peu considérable , elle n’obvie à rien, et il en résulte , au contraire, un inconvénient très- grave : les militaires allant et revenant sans cesse pendant la plus grande chaleur du jour , ils s’exposent plus souvent aux causes premières des maladies tropicales. D’un autre côté, il est presque toujours d’une fausse prudence de consigner les troupes dans les forts : les militaires les plus adroits , qui sont ceux assez ordinairement dont la conduite est la moins régulière , trouvent indubitablement quelques moyens d’éluder ou de tromper la surveillance la plus active ; et les autres éprouvent par cet ordre des affections tristes et dangereuses déjà trop communes parmi les jeunes gehs atteints presque tous du regreî; d’être Joia leur patrie.

Des considérations non-moins importantes ne permettent pas d’mfliger sans modifications les punitions que les ordonnances prononcent contre les fautes de discipline. Les salles de police et les prisons des citadelles, sont éminemment dangereuses pour la santé des soldats; et.de i8o3 à 1809 on s’abstint à la Martinique de mettre aucun homme au cachot.

Ce n’est point par la prison que sous la zone torride , il faut punir les militaires ; le séjour des salles de police est fatal à leur santé et favorise la paresse et l’indolence que le climat fait naître ; c est le travail et non le repos qui entro les tropiqnes est pénible à l'homme , et o’.est par lui seul qu’il convient aux Antilles de punir les fautes de discipline. Les corvees qu on peut faire faire dans l’intérieur de* citadelles , auraient 1 avantage de punir les militaires sans altéler leur santé et sans leur faire perdre cette activité contre laquelle tout conspire dans les pays chauds.

En i8o3 à la Martinique, les chefs de l’armée et des corps étaient si persuadés que les punitions qu’on infligeait •étaient d’un effet nul ou dangereux , que dans les cas de récidive , on enrayait les coupables à l’Eet aux ramiers ; ils y étaient consignés et employés aux travaux du fort que sa situation sur un rocher isolé et élevé de 120 pieds au-dessus du niveau de la mer , rend vraituenj propre à cet usage.

Le service journalier des troupes et leur instruction sont également soumis à quelques changemens qui ont tous pour objet d’éviter que les soldats soient exposés le moins souvent possible à l’action des agens d’où résultent la plupart des maladies des Antilles. Les gardes montantes défilent deuxheuresavantle lever du soleil , et pendant les pluies diluviales de rhivernage , on tâclie de les envoyer à leurs postes dans l’intervalle d’un grain à l’autre. 11 serait peut-être préférable d’imiter l’usage des troupes espagnoles en garni-

son aux Canaries ^ qui ne relèvent leurs gardes que le soir afin que les soldats soient plus Irais et plus dispos au moment où ils vont commencer le service de nuit.

Pendant les mois d avril , mai^ Juin , juillet , août et septembre , Tunion de la chaleur et de Thumidité affaiblissant singulièrement les Européens , il est prudent de diminuer la longueur des factions , sur-tout quand les soldats ne sont pas acclimatés ; dans tous les temps , même en faisant manœuvrer les troupes le matin , on ne peut guère prolonger les exercices au-delà d une heure et demie , y compris deux repos, sans risquer à fatiguer les militaires dune manière dangereuse. Il arrive fréquemment que dans les grandes revues , où les troupes restent quelquefois sous les armes plus long-temps, les soldats les plus robustes tombent de faiblesse dans les rangs. Cet accident , effrayant pour ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec les effets du climat, a lieu sur-tout lors des cérémonies religieuses , dans les églises que remplit la foule et dont Fair est également impur et brûlant. C’est une consigne essentielle à donner aux chefs de poste et aux adjudans de place que celle de faire relever sur-le-champ les hommes qui tombent malade étant de garde ou de tout autre service ; car si le premier moment de l’invasion des maladies tropicales n’estpas celui de Fadministration des remèdes, tous les secours de Fart restent sans puissance.

Il est d’une extrême importance de ne pas laisser mouiller les troupes par la pluie , et l’on ne doit pas balancer , pour les en préserver, à braver les opinions entretenues en Europe. Le danger quirésulte aux Antilles, comme en Egypte, de conserver sur soi des habits mouillés , fait fournir aux gardes des capotes épaises qui peuvent bien empêcher les habits d’être traversés par un grain, mais non par une ondée de Fhivernage, Les officiers anglais emploient générale-

ment dans les Indes occidentales un moyen plus efficace , mais que la prétention fait rejeter par les militaires français : c’est l’usage des parapluies qui nous semble si ridicule, qu’il n’est presque personne qu’on voie se déterminer à l’a- . dopter, malgré les conséquences souvent funestes du mépris qu’on fait de cette précaution.

Les habits de toile , qui sont pénétrés bien plus promptement que ceux de drap par la pluie , la sueur et le calorique de l’atmosphère et du corps humain , sont d’un usage moins salutaire que ceux-ci , sur- tout dans les temps pluvieux. Il suffit pour les imbiber du flux de la transpiration que provoque P dans riiivernage , un exercice même modéré ; et rien n’est plus dangereux que d’être exposé dans cet état à l’action d’un courant d’air vif , frais et rapide qui cause instantanément une déperdition considérable de la chaleur acquise. Les chefs de corps attentifs à la santé du soldat , ne négligeront jamais de veillq^r^ du moins autant que possible, à éviter de placer les troupes dans cette situation. Us tâcheront que dans les haltes qui suivent les marches ou dans les repos qui entrecoupent les manœuvres , les militaires ne soient pas exposés à l’action de la brise de l’est , sur-tout sur les lieux élevés ; si les casernes sont ouvertes dans la direction du vent , ils ordonneront que les fenêtres soient fermées , quand au retour d’un exercice ou d’une corvée fatigante les militaires coüverts de sueur rentreront dans leurs quartiers. Lors du passage des rivières , que , dans tout rArchipel , il faut traverser à gué , ils empêcheront , s’il se peut P les soldats de mouiller leurs habits : ce à quoi ils réussiront dans la saison sèche où la profondeur des torrens qui n’est que de 2 à 3 pieds , est diminuée de moitié par des blocs de laves, et principalement si les pantalons des soldats sont assez larges pour être relevés.

Pendant l’hivernage où la terre est à tout moment inon-^

dee par les pluies, les souliers les plus forts ne peurens garantir les pieds d’être mouillés j et il serait utile , lorsque les régimens sont à poste fixe , de faire faire dans leurs ateliers des socques ou souliers à semelles de bois qui joindraient à l’avantage d’une grande économie,celui d’empécherles soldats d’être sans cesse dans une humidité trèsmal-saine.

Il est d autres mesures que les localités indiquent ou dgnî elles font une nécessité : en général on doit observer les usages du pays qui sont presque toujours fondés sur l’expérience i tel est celui des habitans des quartiers marécageux de la Martinique et de la Guadeloupe , qui , à l’exemple de* Hollandais de la Guyane , prennent en se levant une tassa, de café sans lait et sans sucre , et qui par l’infusion de cetta Rubiacée , dont le principe amer semble analogue à celui du quinquina, préviennent l’invasion des fièvres intermittentes.

Tel est encore l’usage de prendre du punch , ou mieux encore une petite quantité de liqueur spiritueuse , quand on a fait quelque exercice violent , afin de ramener vers l’épigastre, par une excitation interne , les forces divergeantes, Ji de. diminuer par cet effet la chaleur brûlante de la peau la rapidité du pouls et de la circulation, et d’arrêter le flux débilitant de la transpiration.

Une indication naturelle porte les soldats à suivre la plupart de ces usages qui sont favorables à leur santé ; et les chefs n ont à cet égard que le devoir d’en faciliter l’intro ' duction ; mais cependant, comme des habitudespernicieuses pourraient également par ce moyen se glisser parmi les troupes, il convient que les règles qui ontpour but la conservation e a santé du soldat soient soumises à un comité de santé charge d’examiner et de rédiger les instructions qui sont jugees utiles et nécessaires. La formation d’un conseil charge de ces soins importans et dans lequel les chefs de corps,

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ceux de Tétât - major général et de Tadministratlon concourraient au même but que les principaux officiers du service de santés est indispensable aux Antilles pour prévenir de fausses mesures sanitaires et des règles d’hygiène dangereuses, suggérées par une ignorance présomptueuse et funeste. TeTfijtd’esprit dans lequel on a vu prescrire le bain à Jour et à heure fixes , a un corps de troupes tout entier, comme s il était possible , dans un climat où l’organe cutané est le siège principal des affections pathologiques , et où conséquemment le bain est une prescription salutaire ou fatale , mais toujours éminemment importante, d’ordonner plutôt de baigner un régiment en masse que de le purger ou de le saigner.

Parmi les instructions journalières dont le défaut cause de nombreux accidens toutes les fois que les troupes arrivent d’Europe aux Antilles , sont celles qu’on devrait répandre par le moyen des ordres dû jour pour prévenir les imprudences des militaires et les éclairer sur les effets fâcheux du climat pu de ses productions. Il importe de ne pas omettre de donner avis aux soldats des propriétés dangereuses de certaines plantes , et sur-tout de celles dont ni l’aspect ni l’odeur n’annoncent les qualités vénéneuses. Tels sont les fruits du Sablier (i), arbre qui porte des capsules orbiculaires formées par la réunion de semences ressemblant à des amandes, et causant, lorsqu’on les mange, des vomissemens violens et peut-être mortels si on n’apportait un prompt secours. Tel est sur-tout le Mancenilier (a), arbre qui ceint une partie des plages des Antilles , et qui s’offrant aux regards des Européens au moment de leur dé-

(1) Le Sablier , Hura crepitans, L.

(2) Le Mancenilier, Hippomam mancanilla. L.

barquement, les abuse quelquefois par la ressemblance de son port ^ de son feuillage et de ses fruits avec peux du pommier. Toutes ses parties contiennent un suc propre , lactescent qui paraît être , avec FUpas de Java, le plus violent des poisons que fournit le règne végétal. Non-seulement on doit se garder de se laisser tromper par l’espèce d analogie que présentent les pommes produites par cet arbre , mais encore on doit éviter de rester long-temps exposé à ses émanations , ou d’étre atteint parle suc corrosifqui découle de ses feuilles quand elles sont lavées par la pluie ou brisées par le vent. ?

Il est facile de faire reconnoître ces deux arbres aux militaires : le premier , à cause de sa croissance rapide , a été choisi pour orner quelques-unes des promenades des Antilles; il paraît étranger à l’Archipel. Le second , au contraire, appartient aux rivages sablonneux des îles américaines , et ne croît point ailleurs que sur les côtes , ou dans les lieux marécageux qui en sont voisins. On le trouve nommément autour de ces vastes flasques d’eau connues sous l’appellation commune de salines dans les Indes Occidentales. Les ravages effrayans que le seul contact du suc qu’il transsude produit sur la peau, s’arrêtent par des lotions d’eau de mer qui calment même la douleur causée par cette singulière cautérisation.

On trouvera à la fin de ce mémoire la nom enclature des plantes vénéneuses ou suspectes , qui croissent à la Martinique et dans la plupart des autres îles de l’Archipel.

• En général, on doit recommander aux soldats de ne se livrer qu’avec ménagement à l’usage des choses dont ils n’ont pas encore acquis lexpérience. Ceux qu’on détache des regimens pour occuper les différons postes de la côte étant plus exposés que dans les garnisons aux accidens qui résultent de la nature des plantes ou de l’abus des choses.

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indigènes, ils doivent être l’objet particulier des mesures qui peuvent les prévenir. On ne doit pas sur-tout négliger d’ordonner aux chefs de ces postes de faire couper aux environs des casernes les halliers épais qui couvrent le sol, et favorisent l’approche et la fuite des serpens. On sait que dans les campagnes de la Martinique et de Sainte-Lucie ori est en butte pour ainsi dire à chaque pas aux atteintes de ces reptiles aussi multipliés que dangereux ; mais si l’on ne peut diminuer le nombre des chances malheureuses auxquelles on est exposé quand on parcourt, sur-tout à pied, les cultures et les bois , il est prudent de se résoudre à en arrêter les effets terribles , même par les moyens les plus violeiis , tels que la scarification et la cautérisation avec la poudre à canon. 11 serait à désirer que parmi les soldats, et principalement les voltigeurs qui sont plus exposés que tous les autres , on encourageât ceux qui voudraient apprendre de quelle manière on fait ces opérations , dont le succès est souvent certain , quand elles ont lieu immédiatement après la blessure.

On s’était flatté quelque temps à la Martinique que l’usage du Bejuco (i) , dont on rapportait des merveilles , rendrait moins cruelle et moins douteuse la cure des morsures faites par la grande vipère fer-de-lance ; mais, quoique dans plusieurs cas on ait cru que les effets de cette plante répondaient à ce qu’on en avait rapporté , il est arrivé dans plusieurs circonstances quelle a frustré de la manière la plus funeste l’attente de ceux qui l’avaient employée. On ne citera qu’un exemple à ce sujet. Au mois de février i8i5, un jeune Nègre , qui gardait des bestiaux aux environs du fort Bourbon, fut piqué dans la partie inférieure de la jambe par un serpent, dont le croc pénétra à une profondeur de

(i) Aristolochia fragrantissima* Fers.

plus d’un pouce. Il fut pansé quelques minutes après ce cruel accident àvec du BejucOj et on lui en fit prendre intérieurement; mais 5 malgré ce spécifique vanté , la jambe , dont le sang avait d’abord jailli abondamment, enfla d’une manière prodigieuse ; elle fut sphacélée au bout de quelques insîans y et la mort survint au bout de quelques heures.

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