RES
sionné par notre faute. S'il résulte d’une force qui nous est étrangère, grêle, tremblement de terre, etc., nous n’en sommes point responsables, pas plus que de la faute ou de l’imprudence de la victime. En somme, nous assumons la charge des cas fortuits, mais non des cas de force majeure qui dépassent notre activité.
Enfin, la cause véritable et effective de l'obligation est dans le «risque créé ». « Le risque doit être supporté par celui qui la eréé et non par celui qui l’a subi », telle est la formule à laquelle aboutit M. Josserand, et qui contient en même temps le principe de la théorie objective.
M. Josserand a donc voulu, à la suite de M. Saleilles, construire une théorie générale de la Responsabilité sans faute; il a pensé pouvoir englober l’idée de faute dans un facteur plus général et plus social : Pactivité. Le principe traditionnel,de son côté,a eu de très chauds partisans, et l’on a vu M. Lévy le maintenir seul à l'exclusion de tout autre.
Il suffit, pour l'instant, d’avoir exposé ces systèmes. Leurs avantages et leurs inconvénients apparaîtront d'eux-mêmes en essayant de déterminer leurs causes.