‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 105 sur 126 · DE LA SITUATION IHG COMMERCE · texte numérisé non relu

DE LA SITUATION IHG COMMERCE

Le nombre des navires qui sont entrés dans les ports néerlandais , pendant Tannée 1834, sp^'élève à 5>647 , mesaraot ensemble 652,049 tojoneaux.

Les appareillages de cette même année étaient de 5^732 navire&y jaugeant 632^768 tonneaux.

L'importation pour le royaume des Pays-Bas , en 1824 , se fit par 456,493 lasts, d'une valeur de tL 129,787,950, ce qui fait environ fl. 284 par last, tandis que TexportatioD de }iM même année, d^une valeur de fl. 84,612,025, se fit par 502,032 lasts , 04i environ il. 168 par last.

En 1825, l'importation s'eflTectna au moyen de 454,874 lasts, d'une valeiu- de fl. 122,675,930. A-peu-près 270 fl. par last. Tandis que l'exportation de cette même année a occupé 489,475 lasts, dont la valeur totale s'élevait à fl. 97,549,507, oti environ fl. 199 |>ar last.

L'importation de 1SK26 exigea 559,337 lasfs, d'aune valenr de fl. 145,638,352,auenvironft.260par last. En cette même année les exportations se firent par 442,021 lasts, dont la valeur s'élevait à fl. 92,669,720, ou fl. 209 par last.

Ed 1827 Timportation se fit aa moyen do 634,012 tonneaux, d'une valeur totale de fl. 135,638.132 , ce qui fait environ fl. 242 par last. Pour Texportation, on a employé , cette même année , 459,589 lasts , dont la valeur s'est élevée è fl. 95,856,793 , ou fl. 208 environ par last*

La moyenne de la valeur d'un last des importations pendant ces quatre années est donc de fl. 264 et celle des exportations, de fl. 196.

En prenant l'évaluation de cette moyenne pour base pour les importations et les exportations de Tannée 1834, on peut

estimer les importations à fl. 172,140,936

et les exportations à 125,022,528

Valeur totale fl. 297,163,464

Il résnlte de ce qui précède que le commerce actuel de la Néerlande, tant sous le rapport du nombre des navires, que pour ce qui touche la valeur des importations et exportations, surpasse considérablement celui du royaume des Pays-Bas, tel que le congrès de Vienne l'avait fait. Notre commerce actuel surpasse également celui des années les plus avantageuses du siècle dernier, à savoir 1778, 1779, 1780, 1783 et

Dans l'ouvrage que le savant Oudermeulen a publié sous le titre : Des avantages de rétablissement de la Cornpagnie des Indes-Orientales , il est dît, pag. 93 , qu'il est ^ntré au Texel , dans le Vlie et la Meuse :

En 1778, 39,66 navires.

» 1782, je"^**^^-

En 1783 , 4,272 navires.

Total des arrivages pendant les cinq années 20,560 navires.

Ce qui porte la moyenne annuelle à 4,112 bâtimens.

Cependant , est-il ajouté (pages 84 et 04 dudit ouvrage) , dans ce nombre ne sont compris ni 700 navires environ» qui sont entrés par les gués et le long des côtes de Groningue et de la Frise, dont la capacité ordinaire n'est que de 20 lasts , ni les bâtimens qui entrent par les eaux de la Zélande, et ceux destinés à la pêche et dont le nombre s'élève à environ 300. En sorte que la moyenne annuelle de ces années peut bien être évaluée à 5,000 .

D'après cela on peut calculer que le commerce actuel surpasse de ^ celui de l'époque dont nous venons de nous occuper, ce qui du reste se confirme encore davantage par la comparaison des valeurs des importations et exportations entre les deux époques.

M. Oudermeulen fait le calcul que le commerce du Nord en général avec T Angleterre , la France , le Portugal , l'Espagne, la Méditerranée, les échelles du Levant, la Barbarie,, etc. (pag. 98) s'élève à environ fl« 200 millions.

Celui des colonies néerlandaises 19 y>

» de St.-Eu8tache et Curaçao 9 »

» de r Amérique du Nord 2^ »

Ce qui a été expédié dans les autres places des Indes-Occidentales peut être évalué à 0| »

Les Indes-Orientales 35 »

Total. . . 266 millions.

Ensaite M. Oudcrmeulen estime que le commerce de cette époque en général , y compris celui de et avec Ostende, Duinkerque , tout le Brabant , les Flandres , le pays de Liège , la Suisse et l'Allemagne , peut être évalué à 300 millions. Mais ces mêmes relations commerciales n'ont en rien diminué depuis lors et Ton peut dire qu'elles s'élèvent encore à la même valeur. On voit donc que notre commerce actuel, dont les importations et les exportations s'élèvent à 297 millions, surpasse de ^ celui de 1778 et années suivantes, qui ne fut que de 266 millions .

Maintenant comparons notre commerce avec celui de nos voisins.

Les importations de l'Angleterre, en 1834 (voir le Journal de La Haye du 5 décembre 1834) , se sont élevées à fr. 1,016,229,800

Et les exportations à 1,016,004,800

Ensemble fr. 2,032,234,600

La valeur du commerce britannique est , à la vérité, trois ois plus élevée que celle du commerce néerlandais ; mais si on prend en considération que la population qui compose la Hollande, n'est que la huitième partie de celle de l'Angleterre, on avouera que, comparaison faite, le résultat du commerce conclut en notre faveur.

Quant îï la France, les importations dans ce pays, en

1834 étaient d'une valeur de fr. 720,194,336

Et les exportations 714,705,038

Total . . fr. 1,434,899,374 Le rhiffre de la population de la France est à coup sûr

douze fois plus élevé que celui de la noire ; donc, en comparant les' résultats du commerce de ces deux, pays on ne saurait nier que le nôtre ne soit proportionnellement cinq fois plus important que celui de la France.

Aux Etats-Unis il a été importé, cette même année, suivant des documens oflSciels, DoiUm. Frane». pour. . 126,521,332 671,563,050

Et exporté pour 104,336,972 553.078,061

Total. . . 230,858,304 1,244,632,010

Ces chiffres surpassent environ du double la valeur de nos importations et exportations; mais la population des Etats-Unis est de 13 millions , par conséquent 5^ fois plus nombreuse que la nôtre. En prenant encore ici cette proportion pour base , il s'ensuit que notre commerce est bien plus considérable que celui de l'Union.

Il résulte de toutes c^s données que, proportionnellement au chiffre de notre population nous sommes une des nations les plus commerçantes du monde»

Voici le tableau des pertes éprouvées par la marine de la Belgique, par suites de la révolution dont ce pays est victime depuis trois anSi Ce tableau est extrait du Journal du Commerce cP Anvers :

ÉISUMÈRATION des Navireê qui ont quitté le port (TAnverêi pour êéjourner dans les ports des Provinces du Nord.

ARXATffCBS.

De CoCK , FBÎBBS.

Var Gkjii» et loot.

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