‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 22 sur 126 · DEVENTER · texte numérisé non relu

DEVENTER

était une Tille anséatique et commerçante, dont les habitans s'adonnèrent fortement au tissage de la laine. En l'année lS0Of)>il lut fait défense àuK tisscFands de draps de vendre ledràp autrement qu'à la pièce; plusieurs antres réglemens forent Picore prescrits sur la matière.

ZWOLLE ET KAKPSli

également Tune et l'autre villes anséatiques, étaient déjà connaes dans le Nord en 1 280. Les éohevins de ces deux villes et de Deventer ont , à titre de médiateurs, aplani sur des bases sages, les difficultés touchant le négoce entre les Hambourgeois et les habitans de Harderwyk. Ce principe fut également a|i|diqué à quelques villes de la Frise, de même qu'à la ville deGfoningue , qui par suite du commuée avait déjà acquis àsatte époque un rang élevé et de grandes

*) anittt.

On conserve dans les archives de cette ville divers docircmoens portant les sceaux des rois de Danemarck et de Norvège , contenant grand nombre de privitéges remarquables , par lesquels ces princes engagent les marchands de cette ville à venir trafiquer dans leurs- états.

La ville do Zutphen avait déjà dés le XII® siècle obtenu plnsieur» prérogatives. En 1 280 , elle obtint franchise de passage et^ au XIV® siède on la cooiptait au nombre des villes ansèatiques, ainsi que Nimègue, Roeremonde, Venlo, Harderwyk et Elburg.

KIME6VE

était^ d'après des lettres patentes! de 1230, autoriséeà partager tonte» les fmndbises et avantages dont jouissait la ;ville d'Aii^ Ift-CShapelle. Plusieurs prince» lui avaient accordé liberté de passage et de péage y nonnsetilement dans la Gueldre uufie tenîtoire allemand ^ mais aussi en Brabant, dans le pay» de Clèves, en Hollande, en Zélande, dans le pays de Cuyk et à Batenbourg, dans le pays de Liège, même jusqu'à Mezières ; on trouve à ce sujet plusieurs dispositions consignées aux- ardiives.

' il. ' • , . '

Lès manufactures de laine et le tissage de draps florissaient à Nimégue au Xiy« siècle.

ARNUBII

fut entourée de murs par Otton III, comte de Gueldre, en 1233. Ce prince acheta vers le milieu du XIII<ï siècle le droit démarché et des tonlicux d'Arnhem.

Les bourgeois de cette ville jouissaient de beaucoup de (raDciuses et ne payaient point de droit de passage dans tout le comté de Goeldre.

HAROERWTK

était la principale ville maritime de toute la Gueldre *) et les habitans de Harderwyk sont connus dans l'histoire du pays oûaune de grands marins et de bons négocians. Cette célébrité n'était pas seulement connue dans les pays limitrophes , elle avait aussi retenti dans les pays lointains, particulièrement ?6f$ Tannée 1280, lorsqu'ils passèrent avec leurs bâtimens marchands par le Ylie, par les bouches septentrionales du fihin jusqu'à Hambourg et au-delà. Les prérogatives dont ils jouissaient dans la ville anséatique Stendale étaient si fonnelles, qu'au moyen du serment ils pouvaient, à leur choix, se libérerde toutes contestations oommerciales,et qu'on leur de«> Tait aide et protection contre tous événemens et malheurs.

£a 1303, les bourgeois de Harderwyk obtinrent à certaines conditions un droit nommé lel-ptsch concernant la pêche.

Le comte de Hainaut accorda à la fin du Xmp siècle aux bourgeois de cette ville des sauf-conduits , pour pouvoir en toute sécurité trafiquer dans ses états. Ils obtinrent en 1315 les mêmes prérogatives dans la Frise, et les habitans de Harderwyk accordèrent en 1321 par réciprocité à ceux de Harlingen les franchises dont ils jouissaient chez ces derniers.

Le roi de Danemarck confirma en l'année 1326 toutes les

*) Les fieilles armoiries de cette ville représentaient an kof oo navire, ils les ont é^kans^et pliu tard, sous Othon VU comte de Gueldre, contre le Lion dos Rassau.Ce fa^ irers le même temps, 1323, que Ruremonde , Bommel et quelques autres villes furent entourées de murs.

lois et tontes les franchises que les Uarderwykois avaient obtenues de ses prédécesseurs et il les prit en outre sous sa protection spéciale.

Le plus grand bénéfice dont ils jouissaient était la pèche au hareng près de la côte de Schoonen , où ils jouissaient également de toutes les franchises et où ils amenèrent toutes sortes de denrées , telles que le sel , la laine , des draps et autres tissus de laine, de la toile et tous lesfabricats de lin » aioai que toutes les marchandises diverses, produits de leurs fabriques ou apportées d'ailleurs dans les Pays-Bas.

Les bateliers ou conducteurs danois n'avaient aucime exclusion à faire valoir contre ceux de la Gueldre et de la Frise , touchant le droit de décharge ; au contraire , quand les nôtres imploraient les Danois et que ces derniers cousaient qudque dommage aux marchandises, ilaétaieilttoUi^fés de payer une indemnité. *■• î -»' m.,.^-..;ii«<jm - .■ ■«> ••..

Us avaient la faoïlté de se servir du p<Nids de Cologne et 4e pouvoir vendfe à Schoonetiile' nin,* tant dans leurs maisons qu'aux bateaux; il» avaient aussi i obtoau en 1316 do roi Eric YQ parmi plusieurs autres franchises, une grande place séparée servant de marché franc de Schoonen.

' U leur était aussi facultatif de prendre en mer telle charge de marchandises qnô bon leur semblait ; le roi de Danemarok l0s avait, dès Famiée 1816, puissamment protégés à cet égard.

Walram, évéque de Cologne, accorda à cette ville, en Tannée 134S, plusieurs privilèges et frandiises, tant dans toutel'étendue de Tévédié , que dans la ville de Cologne même. • .

Harderwyk obtint en 134S du duo de Gueldre, iBbenold, les mêmes droits et privilèges que ceux deZutphen, ainsi qu'un marché hebdomadaire et une foire annuelle.

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fat faTorisée désl'an 1 343 par le même duc de Gueldre^ de tpots marchés francs annuels, de hnit à huit jours d'interyalle.

ELBOURG

Ailentoarée de murs dès Tannée 1 305 par le duc Guillaume I. Néaomoins cette Tille ainsi que Venlo figura, longtemps a?ant, au nombre des filles anséatiques.

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