COMPAGNIE D* ASSURANCE
La guerre que les Provinces-Unies avaient soutenue si longtemps contre l'Espagne, leur avait coûté des sommes immenses; il est vrai que le commei^e s'était étendu et que les richesses qu'il rapportait des deux Indes les mettaient en état de tenir tête à leur ennemie; néanmoins les avantages de ce commerce si florissant n'étaient bien sentis que par les provinces réellement commerçantes ; les provinces agricoles n'avaient pas cette ressource et devaient cependant contribuer pour leur part A soutenir le fardeau des subsides ; elles s'efforcèrent à trouver quelque moyen qui put diminuer an moins en partie le poids qu'elles avàientà supporter , et elles travail^ lèrent au plan de former ane chàmbi^ générale d*as$orance.Les Etats Généra4ix présentèrent ce projet en 1629 aux députés
des différmles provinces, et recommandèrent particnlièremétitàcedkde iâ l^rovince de Hollande d'insister auprès de leurs éommétians , afin qu'ils nommassent des commissaires da corps de leur province , pour examiner le projet et les motifs pour et contre l'acceptation; les Etats étaient convaincus que cette compagnie on chambre d'assurance une fois établie, favoriserait le commerce dans les risques qu'il aurait à courir, et que d'ailleurs ce serait un moyen de dégrever les provinces des subsides considérables t^ae leur coàtait le commenie maritime , et auxquels elles déclaraient ne pouvoir plus continoelr à pourvoir. . . > *.
Le plan communiqué par les Etats-Généraui aux commissaires députés par la province de Hollande , portait des dispositions et des stipulations très-nombreuses et des tarifs trèsdétaillés; néanmoins les commissaires ne le jugèrent pas d'abbrd admissible. Depuis, l'assurance s'est établie et multipliée , et les secours accordés par les gouvernemens ont diminué sinon cessé tout-à-fait.
Je renvoie ici le lecteur à l'ouvrage de H^ Luzac , qui a décrit l'origine des assurances avec beaucoup de détail et de précision.