‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 42 sur 126 · F£CH£ DU CÂBIUJLVD, ETC · texte numérisé non relu

F£CH£ DU CÂBIUJLVD, ETC

La pêche du cabillaud f) a été protégée de tout temps avec soin et est toujours restée d^un produit riche. Les retours de cette pêche qui consistaient en une espèce de morue préparée , en morne, partie verte, et partie sèche, dite stokvisc h ^ faisaient un objet de commerce intéressant.

*) Il est peu connu parmi mut que les Français s'adonnèrent avec quelque succès à la pèche du hareng ; néanmoins , la pèche du hareng avait déjà fidt quelques progrès en f Mnc« vert le milieu du siècle précèdent , entr'aatres à Dieppe^ Dunkerque , Calais , Boulogne, Fécamp et Vannes.

florins.

En 1750, on en avait péché dans ces sii quartiers pour une valeur de. . 1,200,000 En 1751 environ pour. . . 2,000,0iD0

A Dieppe pour une v^eur de plus de huit millions de florins dans l'espace de neuf ans depuis et compris 1781 jusqu'en 1789.

Au quartier de Féoamp peodant le même terme pour plus de quatre millions.

' En 1786 , xm a pèebé dans les ports de Dunkerque , Calais, Boulogne , Saint-Valerysnr-Sofume , IKeppe et F écamp pour environ deux millions et demi de florins.

f) C'est peut-être la pèche la plus ancienne et celle qui a été pendant des sièolet la plus ntile.Elle se faisait en Islande , et c'était vraisemblablement pour étendre et fiivoriser ausi cette pèche que la ville d'Amsterdam obtintdu roi de Suède, ainsi que nous l'avons vu plus haut, en 1368 , le privilège d'un établissement dans l*ile de Schoonen , espèce de comptoir plutôt que de colonie , qui ne pouvait dans ces climats avoir dliatiet oljets que la pèche. Il semble que l'éclat du riche produit de la pèche du hareng, et CBMÛte de celle de le baleine , a lait un peu de tort k la réputation de celle-oi , et on eA a en qoelqee aorte détourné l'attention du public , mais sans lui rien fiûre perdre de set avantages.

Les Hollandais avaient déjà acquis chex les nations voisines , vert la fin du IVI* siècle, mie réputation pour la pèche.

M.C De Pin raconte qu'une tempête aTant, du temps de Philippe U, jeté des p*> «iMort hollandais sur la côte de Dysart et Buckhaven au-delà de &irkaldi en Ecosse , q«i prospéraient à l'époque où les morues abondaient sur la côte du comté de Frise , on les ]^t}c de t'y fixer, et leur industrie s'étendit bientôt à tel point qœ les marais de B«ekhavenprenaient durant la saison de la pèche , jusqu'à 26,000 momet par jour.

T(HffE n. 8

La coii$oiiimatioD ea était imniense dans l'inléi'ieor da J^ République , surtout pour rapprovisionneiiieiit dea vaisaeam* dont ce poisson est le principal article. Il s'en fait one consommation dans les provinces autrichiennes et dans tous les pays où la navigation du Rhin aboutit, et cette oonsoaimati<m a fait faire des progrés et même soutenu la navigation duRhin.

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