Tome I
siècle t^ar Jean van Naman^ fito du comte^Guy.^). .Le passade actif des bâtimens se rendant par celte éqluse 4 Mtug/H, yt anier na rétablissemepQt de quelques maisom* .Le bénéfti^ qHo ^r^st l^ premiers habilans, an attira ^diOinres^iriiui. s' jrufisil'eat promptement. ?o..i ^tit o,.y\ r^f ^«u m *
Ce fat p)os tar4^ vers Tannée 1380^ qu^ oetleYÎUoDbliatdes privUéges concerqant les marchait de l'Esjt ou faUemaiMl» / qqi donnâi*ent au oommeroe un^ upur^Ue/ impuliioBisi^tH sapi^y qu'on y créa d€^ unp société, i^ieonfrérîede^fH^iirtîers* (Miikelaar^Gilde,) . . .-.vi» . > m.. ^ ru.j
L'ancienne ville de Damme appartient aussi à l'histoire de notre cpnmieroe d«i XIY® sièçh\ les iimrûbapds40iriiia ifrançais, par suite dciquiejqi;^ looit^tp^totioi^si^ X^fîîIpp^^tl^^^Ur^ 1^1 un eqtrepptrf^ j^M,;p^TOiîiflhfwi%î^^^^ i^Kéwnmt d^fçpdu fdfsppélangei; |Çl^,^\a^ ]ay^c j(^tHM41B»pa$m jOu4'au* très vin? ^angfyrsr et . i^t^, »%, îl ^(^i f igoîntAi q» «trrt diandv Aous peîipbe d'^qoen^i df^çf^^ewer jWiimijliiiAs Ifflii^ de. l^r^ npa^^in^ . • , 1 . mimii if^j'^mcj ni icu' ./• " iIm^hh»
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C'est vers l'aimé^ 133& tations entre la^ jFf*ançeeti'ÂJ|îigleterre ; les Flaniancls p^Qi^^imt pour la dernière et se jjoignei^t aux Anglais; mus d'abord par une anciepne haine^ contre les Français, il^ çbéissep^t ensuite
"*) Oft ^'appelait autrefois Lammers- Vliet, selon Sanderut , et dèsl'Ai^Qéf ,1286, H^Iis Stoké indique liScIuse conime un port de mer flamand, incendié ei rebâti la mime a«iée< .•■ i .\- ' i ■ ■., -' '..1 '*'!►
L*£cluseeit renommée par le grand combat qui eut lieu doTant la Tillcjen 1340, estne WflotfetfaÀglaièe ^t fnm^sc; la première avait 90O et la seconde séàbâèimens^àv dire det'bittDriens. > •. <<< • Mil*
à |Iiotàréi de leur ^ cbiUtlieraé; ca^ le toi Ëdduard ne leur {>ermit de tirer tles teÉiùes de 'se^'éUt^ , que dons ia condition etpnésM», qu^tls'^ 'i^n^H^eraient avec toutes lenrs forces sôu^ ^» bonniéresii^lCetfeitoieiîàce jette la tèfrenr^arMi les habitans des Flandres, dont l'industrie dépend etfc^re cm grande partie du tissage et du foulage des laines anglaises. Gèétii^eraéds' élai^i' en plus' grand nombre et plus foiiSien âtfnes q[aè le^ Confie arec tonte sa noblesse et les feto» de» ▼illes. ' Gëtad, Bl*uges et Tpres délibérèrent sur le parti àpr^dre, et bîeo iq[ue Ton y p^iehAt généralement pour la paix, rintérét les décida à se ranger sOus Fétendard de l'Angleterre.
^ <;^4iies^ilâibéé»^^tal^,'étMetf eà f399, le'fanïént Jac- ^poés^^Âi^Wr^de; alb^^eh^éëde tlrctitbuf (Hiôrf) de Flandre, âfatlI^^Mi ikÈ^}gtktxd^tBmëtbë^V^^ài9iit à Bhigeé et afiii d*y^4iMttef<ltt>t4tt^dëiO^,>dttil< iésidàit, fit àt)t)ii[^rôndit lÀ rinélte^LiëVéi>df tiféûsèf léV^câAMI'vterè Dàttntlë; Noii-seuléiiidnt'l&<iitfgMrà«Érrè>dè^6Mfl(>,^ a?hsi que celles de tontes les autres Tilles, avaient la plus grande vénération pofir la ville de Bruges, mais tous les souverains de l'Europe lui étaient bien dévoués ; car, outre que les marchands de toutes les villes commerçantes y affluaient en grande masse, s'y établissaiëM, et' que lés 'Frailirtàiè^ Vétatefii eh temps de paix en IJèMlâilmoè, if y 'avait dii4<^\^ nations 'd/^^ avaient deè pàlàis soni](>tnéûi ', â^i^ÛièHiéuï^ nches 'y de vast^' Wi^asiils et qdi y étaient à' demeure flxeV'Lés Espagnols y brillaient par leur nombre , par leur faste , et par l'étendue de leur commerce en laine fine.
£e Brabant, en 1339, n'était pas moins riche que les Flandes. Les grosses rançons payées par les habitans de Louvain prouvent assez les trésors que cette ville doit avoir possédés. QtÊ^.çonsUi'hcU Lovatniimses deviles esse. Lorsqu'on 1339, le duc de Brabant donna sa fille en mariage au fils du roi
Edouard III, il lui assigiiarunodot de 300,000 livres «teiiiflg , somme immonse poar cetleiéfioqiie ^>.
Le commerce de bétail était aossi Mfès^coûsidèiabie dnn» notre pays. Froissard rappoiie, qu'<»:1339i ceaxide Tournay enlevèrent dans les en? irons de Courtmi et d< Oudenaerde 20,000 têtes de boeufs, moutons et |)ores»
Ce fut enl340 queles négooians 4u Levant ?6t des villea am séatiqnes vinrent aussi s'établir et demeurer à Bnigea Qiioiqiie lecommeixse fut florissant, les discussions touebanl les fabriques et les tisseranderiesallaaeii4eroit»ant*'(1345^v f ^ «\ •
Tandis qu'4>ni 4>rojptait déjà lo^m^Wage àfticomtis^il^îmjàe Maleavec la fille d'Ëdouardv .mi idlA^ngl^l^r Je coimneree avecœ royaume était à ceite^épel^ilieià $on':a|M>gé!^lJiifij»^ année d'importation des laines* d?AAgl$taiXQ«vQM« jeté tlesicart. pïtauK énormes en , circulation -d^ins lès (S6ule3. provinces (de Flandre» C'était biexk oe \ briUant commère qui était le waotài pour lequel les FJkimands insistèrent si fiMiissanunentsur te ma- . riage de leur priqce avec 1^ fille, du roi d'Angleterre;, mais spn, refus inopiné fit verser desiJ9ols de sang, et sapa pour lemomentlesoutiendes tisserands de laine. Ce mariage, après avpir été arrêté , Xutdoncfina)em(etit rompu et Louis de Maleépousa » contre le voeu des Flaodands, en 1346^ Marguerite de BrabaAt. Les dissentions et les guerres durèrent jusqu'en 1348, époque où la paix fut faite avec le Comte.Le commerce rétabli reprit en peu d'années son ancien éclat, et la population s'était si pro-
*) Malgré le respect (|U*on porte à Tauteurqui avance ce Fait, cette somme est sîénorraeen comparaison du peu de numéraire en circulation à cette époque, qu'il est p^rroia d3 croire qu'elle est exagérée ou qu'il y a méprise.
greftMveiuentaccrnèqUele^ magistrats Q6 suffisaient pins pour ÎDstraire et juger toutes les affaires, quoiqu'ils se fussent partagés en plusieurs chambres. Le prince fut obligé de doublei^ le nombre des magistrats et d'instituer en outre oœ chambre de conseil , spécialement chargée d'aplanir avec promptitude tous lés* différends concernant le commerce. Aussi le luxe et l'abondance d'argent ^) étaient si grands, que le comte Louis répétait souvent, qu'il avait fondé la ville de Bruges sur deux colonnes d'or. L'industrie pratiquée à Fintérienr et à V extérieur, le commerce que Ton faisait avec toutes les nations, rendaient Bruges en ce témpsune des |>1 us opulentes villes de l'Eiirope. Londres^! Angleterre, Novogorod en Russie étaient les deux rmdesde^ eette ville, que les {Kiàtos appelèrent Een GotMienWareid{nnmfmdei(nÊté'ùr^,
Gft l'abwée 1 8M', ln'riohesse €4 Jà somptuosité sesoutenaient tonjonrs enFlandv^,><at^^flaitiiiiéilent)'^giieil national. Voiciun (rait^a^sei)..ooonU'dansiVbi$toire, qui le prouve suffisamni0nt*«tL^*pi^nriers' <^t£fnet/i^ de 'Flandre ^accompagnaient le oottileLDttîoikicour'de France*, c^ ^ce prince se rendait pour ùme le itorment de iMélMé, • edmme relevant de cette couronne. Le prince et m suite âyam^ été ini^<lés Ik des banquets au Palais du Roi, les échevinsde Bniges reUaarquèrent que les sièges qui leiff étaient; destinés n-étaierit pèibt' garnis dedonsstns; ils y suppléèrent avec lenrs manteauk <ki'lâbords ^icheinent fout^ rés, et en se levant de table, ils dédaî^^iièrevit dci les reprendre. Qnelquefll s^'gneurs dé 1^ coiirdeFtiàiii^ce, 'croyant qu'ils 1er
*) Cène fut point Louis de Maie, ainsi que beaucoup d'auteurs le prétendent, qui fil frapper les premières monnaies d'or en Flandre; ce prince n'entra en paisible possession de ce comté qu'en 1348, et l'on trouve dans les comptes dePercheval de Porche, maître de la monnaie de Gand, des monnaies d'or, dont le comte de Flandre Louis de Creci arait douze ^os de marc, pour droit seigneurial; mais il est vrai, que l'opulence ayant beaucoup augmenté sous Louis de Haie, ce prince fit frapper une grande quantité de pièces d'or sous différentes dénominations et de différends poids; il fut donc le premierqui fit circuler l'or en abondance. Ausigiirst.
avaient publiés, leur euiVep^'^Qt^serva^9% jl»,]low* dow^apt avec hauteur cette y<'pQi;(6e^^ oui peîj(it^,^i lÀef^ \es .mmui^ dii teœps: les éçhevins çle la ville fif^t ^^^^S^^i^fin^ ^^pfiint 1\/h*' hitude d'emportée' les çpussins dejs si^igef ov^jlsmo «oi»4 tHiHs à un repa^ qu'on leur a offert. .1, .,/.. ^ /
Quelques anuéesphis tard, U ,y eul qiielques contestations entre les habitons de Bruges et lesj^égociai^s du L^^ant; ces derniers quittèrent la ville en ,13|I^ ^t fdJ^rc^Vs'établir.^ Bof drecht Néanmoins le9diiKreii|ds,^*^p}£M^f^At)pe^^ après et ils retournèrent à Bruges... C^.^t^M^ y&p^ çq t^uiip^r ou quelques anpée^ plus ^r^, quç,)i;e^iqoi9^j[^ujiSk|s'f^agM formellement piir une charte du 2 aoàt{7l.3^#i à? 9e.;j^iiiiaîs tolérer hoi'S de Bruges des entrepôts de commerce, et à destituer le hiailli e^ 1^, epi^ey^Bs d^.^VMi^^^JiÇf %?^^ft^ s'il ^t^jt, çoiistiHat qq;^ |)o^;tj^çp§|^ a^if^^^^px fJi-^î^.q«:U
avait accordés i.U y4%;4^f.%na^», yVoii :?lc'ii|> >;or> v^ r- ^
C'estr vers cette:époque», qup ^«j^^^;^t^|çett^^pj^.4? prodige dans VhistQirç4u çoo^c^'xç, ^ç'ief t7f\-4if« pçtjte «ây^jiQçiatîim gigantesque qui ^e f(}vw(\^y f(^l;^^ eitqpijex^ça wxe si grapde wfluenc^Ei Wf: Ja pcççpçyi^d^
. I^a viUe ,dç I^pVoçk, p^ijsa. situation. avantageuse et par s|iîte d'aqtre^. çirç^n^^qç^,, ,d^y|.^t p^r son qo^norce une des villes les plus florissantes de TËurope , et forma le chef-lieu de cette grande et célèbre confédération, nommée tantôt Saciété des habttans de VEst ou du Levant, {de Hanse der Oosterlingen)» et tantôt la Société Teuionique, (cfe Duitsche Jfa^se, ou diverse Hansen.) La base de cette société fut Tassociation des villes , afin de faire à frais communs de grandes expéditions. Les plus anciennes assemblées de ces villes datent de raimce 1260. Quelques auteurs font remonter l'origine de cette société à l'année 1241 ; d'autres encore la placent même an siècle précédent, en la rattachant ait pacte
dWftlèM âfiMié paHérsoùs l'ann^ 1250, et qui semble en effet Btt'àfbif jk>Uè là ^réniiére base. Mais le projet d'établir dès èoiiiptoh^ ^ Ldddrésr et à Bruges ne put être mis à exécntioii 4ilé àÈfàt atns ^M tsM] ainsi qu'à Bergen en Noi*vège et à NoYOgorod en Russie.
' tés obiiiteé àè Vlmâte et les ddes dé Brabant s'efforçaient i Tellti d'attirer ^dans kdrs Villes les comptoirs de la grande Sôiiàété y l& comté soilidtâft podt Bruges, le duc de Brabant pèlrif Aïivenfjorèi^^àlà'fin elld domia la titàféiNenceà la pré- IlÉiiM dé ôM dMi' ytltes, et âitisf ^né nbns venons de le dire, dl6yàrfita''Wrs1ii"teoilié du XTV^ siècle et amena avec elle
*- ■ « t, ! f ; . 4 .uni*-. » » »i» ■• j<Mj • lill » - lî» ;. .< I i ■ :• .i . . », •
" lJé»'6^Ms''aé8i àV^^ê/edi à Ku^'dèé' l' àiuiéè 1 340 et j iàtikHàV^éptmé^ ^diï(dé "ràthëèr db Cointnerce de Bruges croie qta'ihnes'yéfàbiïMqt^'^HU.
"Là'Mmvt^û'àiifëdtii^iait dyant éié efféctnëeèh 1360, les aj^Vteétibisf VîUI^ âéflindiëi'Çtàtd, Brttges et Ypre» firent ékpédîek' «à ftiVeui' dë^'itè^dcl^'di^ l'Est, (dti Oottérlingên), une grande 6httHè ' dé' '{^rtlitëg'ë^^ iehrerUiâùt liés diS&ren» points, dont on était convenu à Labeck. On y déterinina tontes le» fiiTèark et tontes Jeé frah^hVsbs dbtit ïës né^OidîanS de la gjrande confédération cmrébt âvôli'^bésdin pour ëiércer leur commerce*). ' ■■"•• 'I'-'".'.'-' ■•! , • l '
Néanmoins, de fréquentes dissentibns s^éleVéreiit; tontes ré-
sidfé^t dbé exbéééldes violations ^ué lé^' Flainànds àe ^er-
' lAâif^nit [ieniliiiit leurs guerres civiles, et en outre, de ce
bèàx-<à , éti^ perfectionnant leur marine, colninèneèrent à
i ! - . si : ' ï
,1 ,*)Ceae piéçQ eU UiUMcrite dins le Mémoire sur Us lois des QmtQÎs Tw. page 264.
qiie laira diiectcineiit le» coinineroe^au JVmxlel à l'Est 'de
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La marine de la Sociéiê Teutoaiqiie était jusqu'au» XIV^^ siècle plus formidable que celle d'aucime autre nation de TEurope; mais peu-à-peu les Hollandais et les Flamands soi- V ji'eiikt Ta^içmplie de cette (][rand&ligtiernawîgaàff!QBl«oaMne elle, et. obtinrent pour leur commence , Uinl ea^DaaMftakek qu'ea Suède 9 des faveurs, et (des piî villes qui pot^ent^un grand pc^judiçe à lai confédération. GtmdMuiarlîea aides mééinteU ligene^ ei des c}uoi*eJUes^ qui pour ainsi dii:eœdncoDtMiiià^ renit pas et deMÎnrent surtout très^vivôs souafte^règneideCâiiÉr'les y, par la raison que ce prince encouragea ia iia^vîgatioa dans notre pays»
Ce fut encore vers le même temps, 1360, que lé con^léiLouis de!Mate.as^igna a lia . viUie djei£rug|asiim)endroH trésHienveBa^ ble:poiUf la râmion JeSiiiégecîaDS^BfiB.de^tcàiiar de léors af<*' faires copnflMCcîale^ Cet tendfoîli reçut le jaofn de «Boui«e, Borse*) Cette ville obtint encore d'aptres privilâges à^cetto époque; entr'autres, le Comte renouvela la promesse de ne jamais permettre. J'établissement- d'un ;enlre|>ot géoéval de
*) Si Ton en croit les auteurs flapiapds, cette place, Burse ou ^or«<* était une trèsancienne maison qui portait ce nom , qui avait été bâtie et avait appartenu à une famille notable, noamëe tastder Barge. An desatis de fti pdrfe-d'ientrée , èe trouvaient taillée^ sur «ne piene, les arfioiiies consistant en trois bpurses., Aii4si t»% «i^leurlAoa^ tiennent-ils' fortement que les viHes commerçantes , telles que Londres^ Amsterdam, Anvers et Paria, qtrf, plm tàni ont également fondé des Lonrscs, ont emprunta le nom à la place qui avait été primilivement fondée à Bruges pour la véumondes négociana. et descourtiers.
H. Ploël ditque dés Tan 239, il y avait ù Rome un bâtiment considérable où les comraerçans s'assemblaient, et que l'on nommait Co//«>^tum mcrcafori/m ; mais ces auteurs s'accordent sur ce que nous venons de dire tonrbant la bourse primitive de Bruges.
mai^ihandi^es hors de leur vrlle. Cet acte porta les îniiU qu'on espérait eu recueillir, pour F augmentation des relations avec Tétranger. En 1361 , lesnégocians de Nuremberg vinrent s' y établir à domicile fi jcer
; ■ . • .- I r , ' 'II'»!'
Totilefois^ le oonmeroe subit de nouveau à cette époque une stagnatioa'monienlaiiée<% le roi Edouard d*J\iigleterre avait depuip quelques Années luit des demandes pour obtenir en ooianagepoursonfiiswla'prinoessellai^erite, fille de Louis de Male^.Le rot de France travailla au8l»i par toutes sortes de moyens à obleâîr iau nain de oetl^ princesse pour son frère Pl^ippeidenValoîs, dac de Boui^ogoej Ises Flamands paraissaient îtésativâm^it porté» pouv Talliance aif^eo F Angleterre, et le roi de France fut obligé, afin de gagner les plus influent, de promettre d'évacuer les villes de Lille, de Douai et d' Orchîes, qui seraient réunies à la Flandre:
iLa fiUede Loui^^ fléritièi^ -de Flandre, était assurément le plus puissant panrti. de ce temp^i On a blâmé le roi de France de ne J'aToir{MisréQb0rehée«iai<Déme. Le pape Urbain Y même $*élait donné beaucoup de peine pour faire i^ussir les pi^* tentions du duc Philippe.-
Moyeim^nt eetteproaaesse^dev^ia përC du roi de Franoe, le mariage fut arrêté et conclu à Gand avec tout le faste possible, le 19 du mois de juin 1369. Mais cette alliance fut le motif d'une guerre entre la France et l'Angleterre, qui éclata aussitôt, et dans laquelle furent enveloppés les Flamands. Les Anglais arrivèrent avec une flotte formidable entre Calais (et Douvres et comprimèrent en grande partie le commeroe des Flandres.
Vers la fin du XI V^ siècle, le comte Louis de Maie avait, a
rokcéd^ sévérité et de vengtéànféèt), dstmëjUMdepWteè'ati côm^ merce des Flandres , que tous les désastres et les guerres edntre la France n'en avaient fait naître. Le roi d'Angleterre, frappé de Tétat florissant de nos contrées, en saisit aisément la véritable cause; il savait du reste quel important service il rendrait à son pays, sî, au lieu d^aîccorder la fâiîalté d'énvôyetlés laines à tisser en Irlande, il pouvait téas^ir A faite àpfIcéûdtiB cet art à ses sujets, et à se rendre ^àr M, possesseur d'ntate|^àMiè dés trésors qui ënrichissaieift lés FlatMnds/ U Ktthra ddtid:^ ilb assez grand nombre d'ouvriers éà Ai%létèrre. L'hiéfbfrê rapporte aussi, qu'en 1386, une compagnie de fabricans de toiles s'ètàblità'Loddt^: EddukrdmilayàlkV^itfst; à >rix d'or, sédnfi quelques ouVri^r^ ilait(à!iias''''),'^l{tt< dias 't^ glemeÉte études lôisi; dîctétl'^àr ai sâèbMëi' pdàf" Vèmiô^ ra^èihént du 'biMtaméi^ee éi deh'iridustHé,' t^t' rtlë d'AfVidn tùï doit bon premier é»t>lliré^iifv!teilOTlW»t^H^ ndmbtëuic tfoûpeaui fotiriliM^éiiK Ih tttôtiè^ ^%miêiie , et ce prince dirigea lui-même le génie actif et entrephrenfalltf tlé ses sujets vei*s la culture des arts utiles qui ont placé les Anglais à ûÀ si haut i^àhg ^ai'W lëst'îifMibns indo^tiiélieb et commerçantes.' '"' •" " >■'•■"'■''''•» '- ''»■■''= '*' - •■ .'•'•^
U est indubitable i '^dé 1tô(/tës les fftles de la Flandféet du Brabant, eùrètit àtliXIV^èif èfu^XY^ siSfcliàS, dans tiné proportion différente,' des' fabi^àe^ de 'draps. L'histoire, ainiiijue
*) Environ à 23 kilomètres de la baie de Biaekwaiûr, dit M. Charles Dupiuy dans sa Farçêctmm^trçfaied^à. i^ Grandê^Bretagna^ commence une autre h|4e pfut.iipp^ifUnte encore, qui reçoit les eaui de la Stour et de YOfwêit^ deux rivières qui présentent un large bassin vers leur embouchure. . ^ ...{>. j >
La Stcur est navigable dans une étendue de 4672 kilomètres jusqu'à Sudlury, ville dont le nom vivra toujours dans les annales de Tindustrie britannique. C'est là que le grand Edouard Itl établit les Flamands, qui vinrent dans le XIY« siècle apprendre fi^JC Anglais Tart de traviller la laine au métier. Cette industrie rendit bientôt Swlffury riche et populeuse.
Qous i? yemufti» au ahapitie; suinnia^, ue ce3se d'en fournir jle«
iwpwves.
■ '•': il i....
. La pa^rioe bclliwddîse se fortifiait de«plu$ en plus sur la fin du XI Y^ siècle; elle fournit des vaisseaux aux Anglais pour tr^m^poi^r des troupes en France, d'où l'on peut inférer combien leur navigation doit a'être accrue , et qu'elle était alors wpèrieufe à celle- des Anglais. i
Une déiponverie qiit^pfçutaM premier c^ùp d'oeil paraître saps. importance, ncugeur^, créa en ces temps une nouvelle bicanpbf de çpmoierce et prpcura sjCM'toutÀla Hollande des jriqlifss^ iiQilsiflprab^e^ .Ç'ost c^Ue d'eppaquer le hareog. (httlififfiffe .J^^hÎ^ mort en 1347, en ifut
l'inventpHRi il^^^^^fffi ,B^3,4'iWp source d'or toujours jail-
t , jC'ieat i ici que cQipa[ien<ce,^s^ domination de la maison de Bourgogne , et avant de passer au chapitre suivant , je dirai un mot sur les différentes maisons ou palais des nations qui sn trouvaient àBmges^et dont o^.ep cqinptaiit encor^ 1 7» le ^iéde passé» Ces maisons ét<iîeiit,JtiiU>itàQS7par les consiils des différentes nations qui i^daient ^Bnig^ , lorsque o^tte villa tenait pour ainsi dii^ le sceptre du commerce de l'Europe.
Voîèi ce fjnë les chroniques indiquent au sujet de iH fondation de ces maisons :
"^y Charles V. qm comprit louCe l'importance de cette découTcrtc, visita le tombeau du 'ëibdc^ië(>é)éhciir^'lqUi la patrie dfoit rendre rhommagc dé là plus vïvè' rèconnaissÉhce.' ■''•■••:.'
La maison de rAutiîchfe fut bàjtie e» l'an 1340
» rEspagne » » 1348
Nuremberg • y> "» 1361
Irlande » » 1383
Ecosse » ^ 1386
Portogal - ■ n-' »■ 1386;
Catalogne . i y> y^ - 1889*
Angleterre - »'i » 1390
Villes Anséatiques yp o» - 1392
Venise » » 1405
Arragon y> » 1419
Florence < » » 1439 •
Gènes vil" r> " » '1441
. Calais ^ » 1453
^> Bisearati9' • »< i " ** *^\> * • »»^ "). ' ï-'**»^ ^ ^*"*'
"^ , > fondation est in-
L'époque que nous vencms de décrite , commence à partir de • la donunation vomainei ii ^^ravers le Moyen-Age. Si cette première: époque, le! pays nnè fois mu mis, a été brillante de prospérité et dé richesses, il est ^constaté que le Moyen- Age n'a point éié, ainsi qu'on le soutient vulgairement, on écueil contre lequel les Arts, les Lettres , les Sciences et les vertus même sont venues se brisei\ Ce que nous venons dédire de ces temps, sur lesquels on fait peser Tanathéme de destruction, tant du commerce, que de l'industrie et de la navigation, prouve t' injustice de ces accusations et démontre que rorganisal!ion''de la société n'a pas surgi tout à-coup, mais que le Moyen- Age en avait déjà préparé l'enfance et la jeunesse.
En nous écartant un moment de notre sujet spécial , et en jetant sur le Moyen-Age, si injustement stigmatisé de barba-
rie et d'ignomnce , nucoup-d*oeîI plus{][éhéral, soue le rapport de rtudustrie^ nous verrons combien cette époque fut fertile en découvertes et en inventions utiles.
L'esprit d'association^ S|)écialement pFopre aux Germains, s'était répMdii chez tous les peuples^ vaincus^ par les hommes du Nord. Dans les villes se formaient les^ corporations , et par les travaux industriels ces peuples acquirent et méritèrent leur indépendance* La Bourgeoisie naquît et opposa une barrière puissante aoat usurpations de la propriété territoriale et aux abus de la feodalitéc - 1 ^
L'Orient avec lequel TEurope eut des relations fréquentes, nous enricbii d'une foule de découvertes, que nous avons perfectionnéeSt et le noDibre des inventions qui ont changé le monde, est surprenant. Dés les premières adnées du Moyen- Age , on voit s'élever des Hôpitaux , des asiles pour les enfans ti*ouvés et les vieillards, des maisons de relraite pour les pauvres, établissemens qui, sous l'influence du Christianisme, devinrent communs à tous les peuples civilisés. Le luxe de pelleteiîe et de fourrure , apporté fiar les Barbares et ignoré par les Roumains, est adopté par les .peu pies vaincus. Les anciens montaient à cheval san9 moyen daiso sou tenir: l'usage de la selle et des étriers est inlit)duit wi Y^ siècla On n'avait em« ployé jusqu'au \JUp sièole que. il6< parchemin^ te papyrus et les tablettes induites de cire powty AMcrire la pensée; un Doauné Amru de la Mecque invanta, vers' l'année 706 de notre ère, le moyaii de préparer une espèce de papier, tandis, ifue 4e papier, de chiffons n'est inventé que vers Tannée 12^, J^eiidant le cours du X<^ siècle, des moines inventent les hocloges; auparavant, on se servait de clepsydres, de sabliers et de gnomons. Vers le XI^ siècle, les Bénédictins élevèrent les premiers moulins à vent. L'invention delà boussole, ou plutôt la découverte de la polarité de l'aimant, oppai'tient au XI« ^ècle* Les Arabes, cent ans plus tard, nous donnent l'alun
le sel ammoniac et Teau forte. Linné prétend , que la plupart des végétaux qui servent à notre nourriture , ont été apportés par les Goths en Europe et cultivés par les moines.
Les premières cheminées furent construites à Venise, ou, selon Yelaniyà Florence, au XHI^ siècle.La poudre à canon date du Xiy« siècle. L'imprimerie et la gravure qui ont une origine commune et dont la découverte fut préparée de longue main par l'habitude de graver sur bois des légendes et des images, appartient à la même époque. L'art de fabriquer des miroii^ de verre, en interceptant les rayons solaires au moyen d'une couche de vif-argent, n'était point connu avant le XI V<^ siècle. *)
^) Ph. Chalet.
PR£mËR£ PARTIE.