‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 51 sur 126 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

— Itt2 —

i)a discala loBgfteiii|is 9ur les moyens de salut enoore po»ftffbAes; le roi déolara que quand même il n'eut poîolproBiM de respecter la dette publique en acceptant la constîtotion , il n*eut jamais souffert qu'on y portât la moindre atteinte. Le ministre des^ finances promit d'élever annueUement les re* Tenus à &5 millions , et de Tangmenter pour Tannée coorante de cinq millions.

' Les dépenses des six derniers mois de 1806 fureoi^ quoiqu'on orôt asseï généralement la chose ioipoflfsibte , réduilee èdîx ipîlUons, comme il suit:

Liste eiTile. fl. 74K)^00O

Gouvernement n 75,000

Haiine i^ 1,000,000

Finances » 1,000^000

Affirires étrangères )» 175^000

Intérieur , justice et police » 2,000^000

Guerre » 5,000,000

Commerce et colonies (ce ministère dut ponr- •^voir à ses dépenses sur ses propres revenus) »

Total fl. 10,000,000

Le rai employa des termes énergiques auprès de l'Empereur pour obtenir la restitution de ce qu'il devait à la Hollande, et l'obliger à prendre les troupes françaises à sa solde , et permettre qu^on diminuât les armemens ; il ordonna lai* même sur-le-champ les désarmemens qu'il fbt en son poovoir de décréter.

Après avoir «ntrevn et indiqué le seul moyen de salut ponr Favenir, S. M., pour acquitter les arriérés, rendit les arrêtés suivans, savoir:

lo Que l'on créerait 500,000 fl. de rentes ft 2^ p. c. , ce

^i , méfiagé avec prudence, pourrait fouraîr 16à là milliaoê >ii numértiro, destinés à liquider les 35 millîoas de . dettes-' courantes*

2^ Qne tes trois mois de rentes arriérées ne seraient payées ^é lorsqu'on serait arrivé à pouvoir amortir soiBsamment ta dsMè ptriilique.

On découvrit qa'one grande partie des revenus de la preorièffi» moitié de Tonnée 1806, étaient encore à rentrer pour èavîron six millions dont on ne compta que sur quatre , et étmt on augmenta le budget des derniers six mois de 1809 , m <|oi le porta à 14,080,000 savoir :

Listedyile il. 750^000

GooTemement » 600,000

HkriDé. . j » l.SSOjOOO

FiDanoes . » 1,500»000

■ AAiiies étrangères » 175,000

-Intérieor , jastioe et police » 3,000,000

GnerPB. . y> 6,000,000

. GeloMèto y> 175,000

Total fl. 14,080,000

. Im gooremement déclara en même temps , qu'à partir du 1. janvier 1807» le budget précédemment arrêté à 20 millitNas, serait le budget fixe et permanent, jusqu'au tempr qwi'te lut panrenu à ua plus fort amortissement de la dette, Mmps^ qu'on estimait devoir durer vingt ans.

En comparant le budget ainsi réglé à celui du gouver- Qtmept précédent , on trouve une différence énorme. I^epie- QÛer. s'élevait, ^ut compris, à 55 millions, ce qui répondait

au chiffre 'des l'evenus , tandis que raocîen s'élevait à 78 tnillions, ee t{ui' fiiit bne diAferenoe de 23 nttUoiis. Le roi reçal one réponse fatorable de Paris , et il se hâta de' ME»* Toyer en grande partie les tronpes françaises.

^ On donna ëtd sectet l'ordre dé faîre^ refenir tntenaiUb^ ment la flottille de Boulogne, sous prétexte de ràpatatioiii) •et l'on renvoya on grand nombre de matelots.

'On apprit , non sans suiprise., que «dans un était de rftMn» tes presque désespéré, le genvernement aidait non-seuleoiail f^it fak^ âui i)e9oins dn moméni, ttiais^;eaGbrf> quliir mféH ponrvu à ravenir, et qu'en maiaitenant ri90ill*eiisemeall)«i$ système d'économie et d'épargnes^ il avaitsauvé rëtarl àèht càKse' flniincièrè , prête à l'engloutir. : . •'»

;?ij-'»

'fi'Einperenr exigea plus tard de la. Hollande des^lolRlrto ponrlcfs armemens nouveaux , auxquels on dn[t bien veeomir; depeurqne le pays ne restât à découvert dorant la lotte^ai allait "^'engager. Le trésor ne pot*ee«proedier .desjfoMk A Amsterdam ni à Rotterdam; on ne voulais ni &e pouvait fe*» noncer au système d'économie que Ton venait d'adopter, seul moyen de salut qui restât encore^, on ne vodkit'point Bion plus de coDtributious volontaires ni d'emprunt fclroé /mesures qui auraient |)U compromettre le crédit publieqoi' faisait en Hollande la base do système financier. U ne nesta donc<|iie les anticipations , et é^eistA quoi on eut recoorspovr tabva-> niraux préparatifs de tognare, dans l'espoir qu'elle sérail, hènrénse'; qae dès-lors l'armée ^ pourrait se suffira- à «eUe^h^ nife, et qu'ainsi l'on nNfterait même au-dessous do ^b0d9eè décrété. On exigea donc, par» anticipation, 4e paiement 4tf

l'impôt sous forme d'u-compte.

' ' Soir- ces entrefaites la bàtttiHe ''cl« f riedlënd fiit «affie^ Sapaix <!« Ttlsit , signée le Tjttillet 1807. Voie» le»-arti<d6»

de cette paix i|tn vuncerueut la Hullaude : r£n]|)ei-eur de Russie reconnut par l'aiL 14, Louis Napoléon roi cleiloUande et Joseph Napoléon , roi de Naples; par l'art. 16, l'on ctjda en toute propriété et souvciainelé i\ S. M. le' roi ile Hollande, la Seigneurerie de Jever dansTOost-Frise; l'art. 27 rétablit sur le même pie<l qu'avant la guerre, les relations de commerce entre l'empire français, le royaume d'Italie , les royatimes de Naples et de Hollaude , et les Etats confédérés du Rhin, d'une part, et l'empire de Russie d'autre pari.

Parles slipiilalious du Iruilé arec la Prusse, les mis de Naples et de UoUando lurent reconous par S. M. prussienne. et la traité de paix et d'amitié Cut déclare commun entre eax, ainsi qu'outre les souverains, confédei'és dulUiiu, allies de l'empire fraiiçai^f ; le i-oi de Prusse céda par l'art. 7 de oe-treité,en toute propriété et souveraineté, auK rois, grands ducs , ducs oa princes qui feraient di-signés p^ir l'empereur Napoléon , tous les duchés , marquisats, pi iucipantés , etc., «t tous les territoires possédés par le roi de Prusse, au commencement de la guerre , etilrc le Rhin et l'Elbe.

' I.'Oost'Fri<ie se trouvait naturellement comprisa dans le Bombre des pays désijïnés par cet article. Elle l'ut cédée par la France à la Hollande par l'art. 1 du truite du 11 novembre suivant; l'art. 2 mit la Hollande en |>osfiession des leri'itoires de Sevenaer . Huysen et Malbourg. Le roi de Hollande oéda par l'art. 4 il la France , le territoire de Lommel , et la partie méridionale d'Eersel, en échange de la partie septentrionale du territoir«> de (îaslel ; Tart. 5 accorda au roi de Hollande le droit de souverainett; sur les seigneuries de Kniphausen et de Varel ; maïs l'art. 6 contraignit le roi de Hollande à céder à l'empire français la ville et le port deFlessingae, avec un territoire de dii-huit cents mètres de rayon , autour de stjji cnci-inte. Les b'-ttimcn" holIaiidai»> duivnt ètri»

— yen -

traites dans le puil et sur la mde de Flevsiugue sur It; même [lied que le« bÂtimeus de commerce français, ea se conformant atii lois de douane et de polioe militaire et maritime.

Dans le discours que le roi Louis proDonçu an corps léjpslatir, le 28 novembre, il dépeignit l'otat de la Hollande dans quelques braucbes de son adminislratiou comme déplorable; quant iiuGommeroe, dit S. M. .nous n'ignoi-oos point tout ne qu'il a sonlFert, et tout ce qu'il soulFre encore-, nous avons vu h ce sujet, avec le {)lus giand plaisir, l'esprit qui anime le« négocians rt les commerçans probes des principales villes; nous devons passer par ce moment difficile pour arriver à cette paix tant désirée, et principalement k la navigation.

Daus la réponse du corps législatif, l'article du commerce fut traité eu ces termes: «Le commerce. Sire, nous somme* obligés de l'avancer avec un sentiment pénible, a subi des chocs violens , ponr ne pas dire qu'il est presque détruit et réduit à des entreprises insignifiantes. Ce principal soutien de l'Etat, après avoir perdu plusieurs de ses branches, est tari maintenant presque dans sa première source. Cependant le zèle de ceux qui ont un coeur boUaiidais n'est point ralenti; et quoiqu'on ait subi perte sur perle, uousattendons avecoonfiance du patriotisme de la classe commerçante des babîti qu'ils se soumetiront sans murmure, encore quelque tei à des sacriQces; et qu'ils continueront â pratiquer ces devoii l'observation desquels nos ennemis mêmes ne sauraient mi qiier de rendre justice.

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Les années 1806 et 1807 s'étaient écoulées enfin, au milieu de tant de souETranccs et d'obstacles, et dans la malheureuse positioa de la Hollande; et quelque erroné que fût le système politique et commercial de l;i France , la Hollande fut obligée de le suivre, et l'on peut dire avec justice que le roï l'ut constamment el péniblement occupe de "îrparer,

imioêmemres, ce qui appartenait réeliemeat ad système oodtÎMBtel» d'avec ce que l'on prétextait Itai a|iparleiiMr afili de nuire à la Hollande et l'assujettir davantage.

li'année 180S présenta , en effet , une iaméliôration dans le tystème financier» et l'état des gène qui avait tant oompHmè les exercices précédens, semblait dohner un peu de irelàohe ^) ^ elbitti que les emprunts eussent augmenlé la dette, la bonne administration et rexpérience des deux années écoulées ra« osenéirent quelque confianoe*

*) La pièce authentique qui suit ëit la preuve de ca que nouf Tenona dé dira :

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