MANUFACTURES DE LAINES
Draps.
Il résulte des annotations régulières que Taiiteur a ^ous-
Wi *]mix , que pendant les^ Tannées dont i'éiinaiéi'ation suit tt a été fabriqué à Leide le nombre de pièces» ci^aprés: .
1645 — 20,000 pièœt.
C<»meioU,
1678 — 33,804 piéem.
Serye.
J628 — 50,492 pièces.
Bayettes et Couvertfire».
J608 — 12,736 pièces. ,\\ ■ 1776 — 8,370 »
'anIeuT présume que ce dernier nombre de S|370 pièces de ettes et couvertures, donné pour Tannée 1776 n'avait, u'à l'époque qu'il décrit (1805), point diminué , mais pluen quelque sorte augmenté. . >. . ; .
Quoiqu'un grand nombre de fabriques et de manufaelorM fussent à cette époque tombées en désuétude, c'est encore une question au dive de Metelerkaa^i;(Toe9 tondit van A^ derland ,) que de savoir si les distiUecies de geniéfre » les raiBneries de sucre elles aiiioafactufesd^ tabac n'ont pas pliH tdt fait des progrès y et si. ces trois bmiches no procurant pas du pain à un plus grand nombre d'habitans et ne four* Hissent pas plus au trésor que toutes les autres fabriques prises ensemble. L'auteur établit que les distilleries seules produisent, en temps de paix, an- moins 1,400,000 ancres (un ancre contient environ 45 Utres) <|6 genièvre , ce qui à raison de 1 2 florins Tancre présente on capital de près de 17 millions, et on eipédiait annQjellement à l'étranger ger 940 à 945,000 ancres ,. donc pont' on valeur d'eavicon 11,500,000 florins.
Enscbedé n'avait point tardé à établir des filatures oièeaniques , en 1805, elle «vaiisnt déjà-travaillé avec sucoèa pendant six ans ; elle comptât {dos de cent madiines en activité, qui pour la main-d^œuvtv senle jetaient 60,000 à 70,000 florins en circulation.
ccnniERCE.
£n 1 790, il passa par le Sund plds de 2^000 navires iiol* landais, et en 1796, parmi les 12,145 bàtimens qui traverssaient ce détroit, on en domptait 4,400 anglais, et à peine un seul hollandais; néanmoins on ne dort pas perdre de Toe qu'à cette époque un grand nombre de navires voguèrent poor Mibpte hollandais sons pavillon neutre-
''Il résulte des investigations du même auteur, qnê rimportation néerlandaise en France ne montait en 1805 que tont an
plus à 13 millions de florins, consistant la plnpart en épieeries» tabac , fromage, etc.; et qne F importation française en Hollande montait alors à 23 millions de florins.
La quantité de grain que les distilleries , brasseries de bière eidevinaigre, fabriques d'amadon et de poudie, consommaient annaellement,est portée par Kenchenius {Nationale Baianà), à 80^000 lasts , qui l'un portant Tantre, pouvant valoir lâO florins lelast, présentaient une somme de 12,000,000 de florins. Tons ces grains arrivaient de la Baltique au moyen de plus de 800bfttimens mesurant de 25à 100 lasts.
On comptait à Hambourg , dont le comikierce était poissâmmi&nt favorisé par la révolution française, qu'en 1798 il ftgdrait parmi les denrées y importées, 47 millions de livres de dafé venant de T Angleterre et de l'Amérique , et environ cent millions de livres de sucre ; on portait le nombre des bâ«> timens d'arrivages à 2,148, parmi lesquels il y en avait ii peine 117 d'Amsterdam ; toutefois en 1799, il y eut une baisse eônsidérable dans le prix de ces denrées , et, à la fin de cette année, 120 maisons y cessèrent leur paiement; on comptait qne leur déficit montait à 36 millions marcs banco. *)
Vers la même époque, on évaluait le commerce de l'Ailelemagne avec la Hollande, surtout celui qu'elle faisait avec Amsterdam, à cent millions de florins d'Allemagne. L'Allemagne expédiait delà filoselle, du vin, du tabac, des objets deNoremberg, ainsi que du fer, du enivre, et plusieurs marchandises écrues; la Hollande pourvoyait l'Allemagne de sacre, eaie, épiceries, hareng, fromage, poisson sec et une grande quantité de tissus de fabriques.
*) Mark ùancoesi uac valeur dont on se tert dant le commerce iifiamboiirf/ 100 florins dea Pay.i-Basfont lit marcs ùanco, donc 36 millions font 32.432,432. argent des P«Tt-Bas.
Ceoommoroe a d6 être dèfa?orable (x>arr Allemagne, A înoim qae rexportation da bois ne rétablit lléqQiltbre. de la balance. Les Hollandais employaient alors entre Sfiiert , Mayence et Cologne, annuellement 1300 bateau 4e la capa oité moyenne de 400 à 1000 centeniers de poids.
L'importation de vins de Rhin était calculée i mille baribi àe 74- moids chacun dont la valeor pouvait . monter à 300,000 florins.
Le commerce avec l'Espagne qui était autrefois ment estimé à 30 millions , et considéré comme un négoee des plus favorables» était à l'époque que rautenr décrit» fortemenl dédiu, puisque tout ce que ce paysavait l'habitude de tirer: de là Hollande» y venait à présent d^ T Angleterre, de lé France, de Hambourg au lieu d'y être. expédié direclMReot du Nord vers Gidix.
Le commerce avec le Portugal qu'on comidéruît atisfi comme favorable à la Hollande ne montait qa'4 16 et 18
Les capitaux que les Hollandais employèrent annneUe* ment dans le commerce étranger , s'évaluèrent dans les derniers temps, bien entendu jusqu'à environ l'année 179ê, année commune, comme suit :
Le Noord ou mer Baltique ... 55 miUioM
Angleterre 42 à 44 >f
France 36 à 38 » • .
Espagne 26 à 30 )^ ,
Portugal 18 y>
Italie, mer Méditerrannée, Levant,
Côte de Barbarie 5 à 6 3^
Possessions aux Indes-Orientales . 33^^ A 36 »
-, lndes^Qrieqtales . 25 «^29 'millions.
Donc, au total y une somme de. .240 à 256 )» *
* Dans laquelle ne sont pas compris l'Aménque du Nord , l'Allemagne «le pays de Lié^e ni la Suisise. Dans ce relevé ne sont poipt non plus compris Targent monnayé et non mon- •Bayé iM^nsi qne les assurances et le commerce de change.
Le tout réuni pourrait donc être porté à la somme de 350 millions , lesquels peuvent produire un bénéfice de 30 millions.
Avant de t^i'miner ce chapitre nous ajouterons encore un mot sur le commerce de Java pendant cette déplorable époque.
Le gouvernement tâchait , en effet , par tous les moyens qu'il avait à «a disposition, de stimuler l'esprit du commerce , surtout celui de Java, car depuis un certain nombre d'années le commerce ^tait en souffî*ance. On allait même jusqu'à soutenir dans dea écrite quela colonie n'ayant rien rapporté dans la caisse de l'état , et la balance du commerce étant au désavantage de cette ile, on ne devait plus l'envisager comme une possession importante pour la Mére-Patrie. Il résulta néanmoins des comptes officiels pour 1805 et 1806 un boni de 1,034,642 rixdalers, et la culture y allait encore croissant plusieurs années après. Le gouvernement avait établi eu 1803 une commission pour s'assurer de l'état de Java ; cette commission conclut que cette île était encore susceptible d'un développement dans sa culture, et que le commerce avec les colonies était, dans toute la force de l'expression, le seul négoce dont les bénéfices restassent exclusivement dans le pays , ce qui prouvait de quelle importance Java était polir