‹ Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie, dans les provinces formant le royaume des Pays-Bas, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1830Chapitre 70 sur 126 · I. Bétail · texte numérisé non relu

I. Bétail

IL Beurre et fromage, IIL Grains ,

IV. Graine» et fruits de terre , V. Bois et fruits, VI. Objets divers

Dont rentrée et la sortie seront d'abord considérées séparément et puis rapprochées et soumies à la comparaison.

L Le Bétail comprend les bétes à cornes , les porcs , les moutons, les chevaux, les ânes, les mulets, la viande, le lard, les os, le poil , les cornes, la graisse , la laine , les abeilles , le miel , la cire et les œufs. Voici la comparaison de ces objets dans les quatre années.

Importation. Exportation. Différence.

En 1824 fl. 6,155,291 fl. 9,373,281 plus exporté fl. 3,217,970

.1826 . 8,989,737 . 7,630,751 . importé . 1,358,986

. 1827 . 7,591,486 . 9,031,757 . exporté . 1,440,271

La qualité du sol étant dans notre patrie trés-favorable à rélévation du bétail , cette branche a produit une exportation assez remarquable pour surpasser Timportation , année commune, de 11. 1,467,884. Le principal article d'exportation se compose de bestiaux vivans; l'importation de la laine surpassa ordinairement Texportation, dans les dernières années ; cet excédant a été de plus du double , et cela à cause des besoins de nos fabriques de draps , qui, ainsi que nous aurons Toccasion de nous en convaincre , exportent de plus en plus *).

*) Ces relevé» sont curicui ;j*ai cru devoir donner ici le tableau en entier, ce n^csi point «ans surprise qu'on voit que rexporUtion des chevaux seule a produit prcs do lieux millions par an.

Les |)eaiix non prépartîcs présentent une l>ranrhe(rim|>ortci lion non moins remarquable ; une partie de ces peaux se pré-

Importation!*.

OBJETS. 1824. 1825. 1826. 1827. rrop«riî«n

• iii<)\i-niir lie

IVmtl.-inl

__ ^ il'iin|N)rtalioii

IMraiiiii-r.

Bcles àconic» fl. 11,476(1. 673 fl. OTTfl. r>,80r) fl. »

Porcs 2,000 1,850 1,100 1,180 .

Moutons et agneaux. . . . 4,271 5,008 4,173 6,980 »

Cheveauxetpoulins . . . 12,225 293,450 281,025 311,650 »

Anesetmulett 2,160 2,910 1,920 3,640 2,170

Viandes et lard 26,436 25,193 33,805 106,906 »

Poils et crin 132,725 435,426 589,$K>4 373,924 276,085

Cornes 33,824 3,088 19,790 30,362 3,241

Graisse 39,168 25,669 30,400 124,610 12,953

Laine 2,798,278 2.960,677 2,841,292 4,226,561 1,613,922

Peaux écrues 2,595,638 2,647,753 4,620,097 1,849,569 1,699;676

Os 2,233 3,624 668 6,183 »

AlN-illes, miel et cire. . . 429,912 434,528 481,438 441,672 274,366

OEufs 64,945 74,280 83,098 72,369 »

Totaux. . . .fl.6,155/i91fl.6,914,159fl.8,989,737fl.7,591,486

Exportation».

OBJETS. 1824. 1825. 1826. 1827. ir«p«riioj.

IVxiiluiild'ii-

^ ^^ __^ __^ |Nirt.ilioii

" jiar niiutV.

Bêtesàcomes fl.l,628,440fl.l,571, 195 fl.l,640,890fl.1, 608,150 0.1,607,413

Porcs 1,890,105 1,902,330 1,622,985 1,921,875 1,832,791

Moutons et asneaux. . . . 224,911 211,653 216,878 200,390 208,357

Chevaux et poulins. . . . 1,967,400 1,993,300 1,136,450 1,185,550 1,338,587

AncsetmuleU 880 700 120 286 »

Viande et lard 233,764 329,185 263,877 230,146 216,158

Poils et crin 104,018 132,929 69,260 121,481 »

Corne» 13,325 15,614 21,219 23,941 .

Graisse 60,448 47,,''>57 45,467 14,592 »

laine 1,557,137 1,590,588 1,5«0,7,'>5 1,642,638 »

Peaux écrucs 1,450,608 1,197,337 522,219 1,744,187 »

Oi 112,569 169,693 166,601 141,305 144,365

Abeilles , miel et cire. . . 86,388 214,180 275,886 113,588 »

OEuf» 43,238 110,182 68,111 83,631 2,629

Totaux. . . .fl.9,373,261fl.9,486,443fl.7,630,751 (1.9,031,757

En 1827 il est sorti du royaume des Pays-Bas 2,500,000 têtes de bétail , quantiti^ «.'norme dont il existe à peine des oxompirs antéricurK.

parent dans nos tanneries et s'exportent alors de noQTeaa ; cette branche importante d'importation a» en 1827» presque balancé l'exportation qui a pourtant considérablement augmenté.

Les produits de l'élévation des abeilles paraissent ne point suffire à la consommation , l'entrée de ces objets surpasse aussi de beaucoup la sortie.

n. Beurre et fromage.

Excédant

Importés. Exportés. do T exportation.

En 1824 fl. 122,346 fl. 12,128,711 fl. 12,006,365

La masse d'argent que cette branche de notre agriculture nationale jette dans le commerce est vraiment incroyable; c'est que le beurre et le fromage *) des Pays-Bas étant d'une qualité excellente , sont devenus les premiers besoins pour grand nombre de nos voisins, ce qui nous assure un débit par lequel ce produit indigène , dont le surplus ne nous prospè* rerait guère , nous fournit une source de richesse.

Cette source d'exportation est d'autant plus importante

*) D'après de» données officielles il a été importé pendant 1827, des Pays-Baaen Angleterre, 142,650quintaax de beurre, et 188,164 quintaux de fromaçe.

Les droits payés à la douane de Londres sur le beurre étranger à raison de 20 alMllings le quintal, pendant Pannée 1827, se sont montés à 200,000 livres sterl. , et ceox sur le fromage à raison de 10 sh. 6 deniers le quintal, à 100,000 liTret sterl. , flûamt an total de 300,000 livres sterl. (ou sept raillions et demi de francs].

On a calculé que la Hollande-Méridionale et Sep^ntrionale , Groningae etUtrecht, fréquent ensemble annuellement 140 millions de livres de fromage; or la consommation du pays n'était que de 7 millions.

qu'elle est assujettie à bien moins de variations que plusieurs autres productions agricoles , et qui plus est , parce que nous n'avons pas de concurrence à redouter pour cet objet. Malgré les droits élevés dont TAngleterre les a frappés à l'entrée y elle ne peut s'en passer, l'importation n'y a point diminué , et le droit que l'on perçoit sur ce produit à la sortie de notre pays, quoique opposé aux principes d'économie politique, est resté en vigueur, parce que l'Angleterre aurait augmenté proportionnellement ses droits d'entrée et que le trésor néerlandais en aurait éprouvé une perte annuelle d'environ fl. 200,000.

m. Les Grains, comprennent, outre les sortes de grains, proprement dits , l'orge , la drèche , le gruau , la farine et le son.

Importation. Exportation. Différence.

En plut.

En 1824 fl. 4,109,799 fl. 2,261,353 fl. 1,848,446

Il résulte de ce relevé, que pendant les quatre années l'importation des grains a constamment surpassé l'exportation ; en considérant superficiellement cette circonstance , on est porté à croire que nous avons besoin pour notre usage de recourir aux grains étrangers ; on a néanmoins prouvé souvent qu'une récolte ordinaire suffit amplement à la consommation. Peu-étre peut-on trouver la raison de cette importation majeure , dans les spéculations qui se font toujours en grains , et qu'en attendant que les prix s'élèvent on en retient souvent des quantités énormes en magasin; les prix ayant monté sensiblement en 1827, ce fut probablement la cause des commandes qui ont outrepassée, à l'étranger, celles faites les années précédentes , sans que pour cela l'expor-

tatioD ait SLi\Qmen\ê', mais l'année suivante, 1828, il y a en en froment seul environ pour 5,700,000 fll. d'exi>orté, ce qui vient à Tappui de notre assertion.

IV. Graines et fruits de la terre, ceux-ci comprennent aussi, outre les graines grasses, la graine de moutarde, de treilles , les graines de jardinage , les oignons à fleurs et les légumes :

Importation.

Exportation.

Différence.

Importé en plus.

En 1824

tl. 3,240,436

Pour ces produits l'importation surpasse Texportation^ année commune d'une somme de fl. 1,388,873; le principal motif de cette diflerence résulte des arrivés croissantes dans les dernières années , de la graine de navet et de lin , tandis que l'introduction du colzat diminua et que l'exportation augmenta.

Les graines de jardinage et les oignons à fleurs , forment des articles importans d'exportation ; la qualité de tiotrc sol leur étant très-favorable, la demande et l'envoi en augmentent progressivement.

V. Bois et fruits. A cette dénomination appartiennent les arbres et les plantes vivantes, toutes sortes de bois scié et non scié, les écorces, le tan, et généralement toutes sortes de fruits verts , secs et en daubes ou en compotes.

Importation. Exportation. Différence.

Pliisexport<^.

En 1824 fl. 5,199,770- fl. 2,356,657 fl. 2,843,113

Quoique les provinces du midi soient garnies de bois nOm-^ breux el de forêts, leur produit est loin desuffire ànos besoins^ surtout parce que nous manquons de diverses sortes de sapins qui nous arrivent de la Baltique , sous la dénomination géné*rique de bois du nord ; on peut ajouter à cette t)AUse , que les provinces qui produisent le plus de bois , manquant de communication par eau, en rendent l'exportation difficile et trop coûteux. D'après ces considérations on n'est pas surpris de voir l'importation surpasser l'exportation annuellement d'une valeur de il. 4,095,967.

Les écorces et le tan forment pour l'exportation une branche importante du produit de nos bois néerlandais , tandis que le contraire a lieu à l'égard des fruits; leur importation surpasse, année commune > d'une valedr quintuple ce qui s'exporte de cet article.

VI. Produits divers de V agriculture. A ceux-ci appartiennent tous les objets qui ne sont point compris dans les chapitres précédens , tels que: garance, chanvre, lin, foin, paille , jonc , houblon , cardes , chicorée et tabac.

Importation. Exportation. Différence.

Exporté en plus.

En 1824 fi. 5,561,302 fl. 8,508,145 fl. 2,946,753

L'agriculture si florissante dans les Pays-Bas , ne se borne pas seulement à la production des besoins de la vie , mais s'occupe avec succès de la culture de toutes sortes de végétaux qui forment des objets de commerce et d'utilité pour les diverses fabriques , et produit au total une valeur d'exportation qui surpasse , terme moyen , l'importation de 4,960,813 florins par an.

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