ENTRÉES ET SORTIES REUNIES
iMationaux.
Etrangers.
BàUmens. Tonneaux.
Bâtitnciis. Tunncatix.
€e calcul prodait pour 1824 une proportion de 80 bàiîmens ijiationaux sur 20 étrangers, et un tonnage de 77-08 à 22-02 ; quoique cette proportion avantageuse^surtout en 1827, ait infiniment diminué, il reste toujours yrai qu'elle fournit un meilleur résultat que chez nous.
Les entrées et sorties réunies fournissent à cet égard pour 1825 et 1826 , l'échelle de proportion suivante :
Naiionaux.
Eirmng9r8.
Bâtiment. Tonaesui'.
BAtimeni. Tonnoans.
Eti 1825
Les deux années réunies offrent la proportion moyenne de 37-09 bâtimens nationaux sur 62-01 étrangers , ou une capacité relative de 35 à 65 tonneaux.
Il est également importaint de connaître la force de notre navigation marchande, afin de savoir avec combien de bâtimens et avec quel tonnage notre navigua tion nationale s'effectue.
Afin d'atteindre ce but H. le réiièi:endaire Drieljnga faille dépouillement d'UA^W^bre immense de pièces, dont il adressé des états. alpha)>étiq^nes contenant les espèces ou sortes, et 1^ noms ainsi que l^e tonnage des bâtimens qui ont donné pour résultat la force de la flotte mai'chande des Pays-Bas pour le terme de trois années; on croit donc pouvoir déduire des- ^itsétats que notre force.march,ande était en 1827 :
Bitimens. Tonneaui.
Au-dessus de 100 tonneaux de . . . 834 166,024 Au-dessous de 200 tonneaux ^ . . . 1,936 114,808
Isolai . . 2,770 280,922
En Anglefei-e où les résultats des annotations , rendus publics par ordre du parlement, fournissent Toocasioa de connaître la force de la navigation marchande pour les trois . royaumes (celle des colonies n'entrent pas dans le plan) on remarque , pour les neuf années qui suivent, le résultat suivant de la flotte marchande :
Àu-dêssu» de 100 toHn, jiu-dessous de 100 tonn. Total,
BAtin. Tonneaux. Bâtim. Tnnneanz. Bàtim. Tonneaux.
Eo 1818 8,171 1,818,526 13,355 608,443 21,526 2,426,969
Ce relevé présente d'abord la considération importante qu'en Angleterre les bâtimens qui mesurent au-delà de 100 tonneaux, sont en général plus grands que les nôtres; ces derniers mesurent i\ peine prés de 200 tonneaux, tandis qu'en Angleterre cette capacité présente 220 tonneaux. Outre qnc la proportion entre les bâtimens de 100 tonneaux et audessus et ceux d'au-dessous de 100 tonneaux n'est point la même en Angleterre que dans les Pays-Bas,étantlà comme 1 est à 1-05, et chez nous comme 1 à 2-04 pour ce qui concerne le nombre des bâtimens ; pour le tonnage la différence est encore plus remarquable, puisqu'en Angleterre le tonnage des bâtimens au-dessus de 100 tonneaux importe ^^jy du total et chez nous à peine y^^^^
Si Ton considère maintenant Tusage auquel ces deux flottes marchandes, celle d'Angleterre et celle des Pays-Bas, sont destinées, on |>eut se convaincre que les avantages proportionnels sont tout-à-fait en faveur de la nôtre, puisqu'en 1827, 2,r '
bcitimeosnéeiiandais, mesurant 271,987 touneauxsont sorifv pendant qii*en Angleterre il est sorti la même année 11,481 butiinens U'itanhiques, contenant ensenit>le 1,887,681 tonueanx;d'piKil résulte que chaque bâtiment néerlandais,, teraie moyen, a fait en 181^7 au, moins! voyage, tandis que, des bàtimens delà Grandc-Bretiigjae 8,388)^ ce qui fait^g^ 4u totale sont restés tout-à-fait hors de service.
En France le total des navires employés à ia navigalion despays étrangers , hors d'Europe, est de 820, d'un port terme moyen, de 25Q tonneaux:, ensemble de 2(T5,00Q. tonneaux."^).
On emploie a(U grand cabotage français et étimiger en £uro|)e, y compris la Terre-Neuve^ 1800 navires, chacun du port de ISOtonneaun, ensemble 270,000 tonneau*-
Cette proportion est la même pour le royaume des Pays- Bas et la-France que celle qu'on a obtenue pour les doux pay?^ au sujet de la grande navigation en généraK
L'évaluation dq port ou. tonnage est évjdemnient erronée ou., au moins trop élevée ; la seule compai*aison avec les bâtimensmarohands anglais en fournit la preuve, ces navires étant reconnus plus spacieux que les bàtimens français c£ui ne mesurent que 220 tonneaux.
Les données ausujet des navires employés augi^and cabotag.e français, etc. sont également erronées et exagérées; lorsqu'on les compare avec le tonnage des bàtimens anglais on en est bientôt pleinement convaincu. Il est également prouvé par les pièces oilicielles de 1826 , que le tonnage des 820 navires employés à la navigation des |>ays étrangers hoi'sd'^Eu-
* ) <>3 rciispi\';uciiit;irsanl(>l(' jiris «le la Gazelle de F'rutwc du 29(irlobre 1827,
^ *-a|iene mesurent poÎQ.t 250 tonneaux chacun. En prenant ces n^ièees pour base on trouve que ce tonnage était de 212 -onneaux.
B^apeèë toutes ses cousidératioos on peut pertinemment conjure qoeiaforoede laflotte marchandeen France n'outrepasse ~>as la nôtre, ce qui atténue beaucoup la vaniteuse conclusion ela Gazelle de France qui dît : V élaljlorissanl de notre
vigation doit être un juste sujet d orgueil national.
Le nombre d'hommes, qui montent nos navires marchands, e peut, À défaut de pièces officielles > être formellement déter- Jné ; des renseignemens particuh'ers et positifs mis enrapr K>rt avec ce qui est connu à ce sujet en AngleterriB et en Fran- , nous fourniront des données qui ne s'éloignent pas de lai érité. Ces équipages présentaient pour, toute, la floi^t^ ,iui« ^total de 1 7i025 marins
• En comparant ce nombre d'hommes avec le tonnage de la force.navale et marchande des Pays-Bas, on trouva 1 homme sar 10|^ tonneaux de port. En Angleterre on compte (1826)^ pour la flotte marchande, di l'exception de lanavigationdes côtes, 149,894 honmies d'équipage; faisant 1 homme sur 16l totineaux.
En FranGe> l'équipage, avec la même exception que pourl'Angleterre, est évalué à 30,300 hommes. Ce. nombre parait également exagéré ; il présente 1 homme sur 10^ tonneaux. H résulterait des pièces officielles précitées, que ce nombre dliomm^s devrait, pour se rapprocher du véritable état de choses , être réduit ù 28,570 tètes.
Onpeutanssiétablir sur des bases certaines que nous naviguons avec plus d'économie que nos voisins les Anglais ei les Français, (pioique notre proportion au sujet dq nombre des^
marins doit la même que celle de 1* Angleterre. U est indubitable que les traitemens, la nourriture et l'entretien des marins étant plus cher en Angleterre que diez nous , il en résulte une plus grande dépense; pour oe qui concerne la France, ses bàtimens marchands, portant un plus grand nombre d'hommes « les frais doivent également surpasser ceox des bàtinlens marchands des Pays-Bas.
Si nous observons un instant la proportion qui eiiste eUtie la population de notre pays et celle de l'Angleterre et de la France et le noR)bre d'hommes qui garnissent respectirement leurs flottes marchandes, nous demeurons persuadés que chez nous ce nombre d'hommes de mer est à la population comme 1 à 305 ; la population de la Gnmd^Bretagne , noo compris les coicmies, est évaluée à 22 millions» on trouve pour 140 faoftunes 1 niarin et en France la proportion eatre les hommes d'équipage et la population comptée» à 32' mil-' lions» est 1 à 1,120 habitans.
La construction' des navires a puissamment augoientè pendant les dernières apnées dans notre patrie, et cette brandie si importante de notre industrie, qui par les cireonslaaoes des temps, était presque en stagnation, a de nouveau vivifié, grâce aux efforts patriotiques de la société établie à cette fin» et aux soins de qoelqoes particuliers qui rivalisent de zèle pour encourager une industrie qui était autrefois une souroe de bien-étro pour des milliers de nos compatriotes.
L'état qui suit, fournissant le nombre des navires construits pendant quatre années , donne une preuve de ce qu*on vient d'avancer.
En 1824 3 bàtimens. de 1,440 tonneaux.