LE DÉCLIN OTTOMAN
DEUXIÈME SECTION. — FRONTIÈRES pu MonNTÉNÉGRO ET DE LA GRÈCE
$ 1. — Le problème des frontières (validité juridique de San-Stefano).
$ 2. — Le traité de Berlin.
$ 3. — La Ligue albanaise.
$ 4. — La frontière monténégrine.
$ 5. —- La frontière grecque.
$ 1. — Le Problème des Frontières
Au Congrès de Berlin, la question de la frontière monténégrine fit l'objet de la séance du 1” Juillet 1878, le délégué ottoman, Carathéodory Pacha, relève l'importance considérable que son Gouvernement attache à la question, et développe les motifs qui engagent la Porte à désirer que la ligne ne soit pas étendue du côté de l’Albanie. (1)
« S.Exc. indique, à l'appui de cette opinion, diverses raisons stratégiques et ethnographiques. Passant ensuite à la question des ports, le premier plénipotentiaire ottoman insiste contre la cession d’Antivari au Monténégro ; la Porte n'avait pas d’objection contre Spizza, mais elle maintient qu'Antivar, est albanais ; que les Monténégrins ne pourront y demeurer que par la force, contre le vœu des populations. » |
Faisant allusion aux attaques réciproques qui se produisent sans cesse entre Albanais et Monténéorins, ce délégué turc annonce que son Gouvernement a reçu à cet égard des télégrammes inquiétants. Il rappelle la clause insérée dans les bases de paix, et dont les stipulätions du traité de San- Stefano ne devaient être que le développement. (2)
(1) Protocole N° ro du Congrès (Martens, 2-[I1-366). (2) Préliminäires de paix signés à Andrinople le 31 Janvier 1878 (Martens, 2-IIT-240).
« … 2° L'indépendance du Monténégro sera reconnue.