LA QUESTION DES FRONTIÈRES
Frontière yougoslave.
Frontière grecque.
Ea question de compétence.
L'action britannique et 9 Novembre 1921.
la
Décision
du
La question des frontières albanaises, dont nous . connaissons la complexité, allait retenir de nouveau l’attention des organes internationaux. L’admission de lAlbanie à la Société des Nations n'avait, et encore est-ce contesté, résolu qu'implicitement le problème, postulant, à notre sens, que les accords de Londres étaient toujours en vigueur, mais cela ne devait pas suffire à mettre obstacle aux désirs grec et yougoslave de revenir sur les solutions de 1913.
Occupant, du reste, une partie du territoire albanais, ces Etats ne manifestaient nullement l'intention de l’évacuer, et cette situation revêtait un caractère si inquiétant que Midhat Bey Frasheri, président de la délégation albanaise, crut devoir, par une note du 29 Avril 1921, attirer sur elle l’attention du Secrétaire général (1). Précisant sa position, le Gouvernement albanais, par une lettre du 21 Juin, de son Président du Conseil, également adressée au Secrétaire général, expose le caractère irrévocable qu'il attache à la décision de Londres, que ne peuvent affecter les accords secrets négociés entre les Puissances (2), et saisit le Conseil, par application
(1) « Les frontières de l’Albanie avaient été fixées en 1913 par les Grandes Puissances... Or, la Serbie, depuis la paix de 1918, empiétant sur ces frontières, occupe une ligne äppelée par elle ligne de l'armistice, et qui se trouve en plein territoire albanais. Cette occupation ne va pas sans excès de toute sorte... les Grecs, de leur côté, occupent toujours une région contenant 20 villages albanais à l’Est de Koritza, attendant pour évacuer, une décision des grandes puissances... »
(2) « … Le Gouvernement albanais croït de son devoir de soumettre à la juste appréciation de la Société des Nations les observations suivantes : La décision de la Conférence de Londres de 1913 est basée non sur une convenance diplomätique, mais sur le principe de nationalité. Cette décision au