TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE If
sultat devant l'Asemblée où, le 29 Juin 1991, Mer Fan Noli avait porté la question. (19)
Le 2 Octobre 1921, celle-ci vota une première résolution recommandant à l'Albanie d'attendre la décision des principales puissances alliées et asso: ciées concernant ses frontières, et une seconde priant le Conseil de nommer une Commission d'enquête de trois membres qui irait, sur place, contrôler les allégations des parties et contrôler l'exécution de la décision des Puissances. (20)
Le 6 Octobre, le Conseil prenait cette mesure d’information ; la Commission devait arriver en Al-
(19) Par une lettre, adressée au Secrétaire général, en vertu de l’article 4 du règlement intérieur de l’Assemblée, demandant d'inscrire à l’ordre du jour, pour être discutée à la prochaine séance, « la décision prise par le Conseil, le 25 Juin 1921, sur la requète de l’Albanie, dans son différend avec la Grèce et l'Etat serbe-croate-slovène ».
(20) Commission d'enquête en Albanie (J.0. S.D.N., Février 1922).
Composition : Major Jens Christian Meinich.
Colonel Charles Schaeffer.
M. Rolf Thesleff, ultérieurement remplacé par le Professeur J. Sederholm.
10 Novembre 1g21. Instructions du Secrétaire Général de la S.D.N.
« La Commission doit :
& 1. — a) Adresser un rapport détaillé au Conseil de la S.D.N. sur l'exécution de la décision des principales puissances alliées et associées au sujet de la délimitation des frontières de J’Albanie, dès notification de cette décision ; b) Faire un rapport sur tous les troubles qui pourraient éclater sur les frontières de l’Albanie ou dans le voisinage de ces frontières.
« 2. — Désigner, en cas de. nécessité, des observateurs impartiaux.
« 3. — Ne prendre aucune mesure avantsla notification
de la décision des principales Puissances Alliées et Associées.
&« 4. — Envoyer au Secréiaire Général des rapports pé-
banie le 19 Novembre ; maïs, dans l’intervalle, une nouvelle activité s'était manifestée à la Société des Nations sur la question albanaise, que nous allons, étudier maintenant. ;
$ 4. — L'action britannique et la décision du 9 Novembre (20 bis)
Au mois de Juillet 1921, des troubles violents s'étaient manifestés en Mirditie. Un chef local, Marka Gjoni, vraisemblablement mû par l'ambition de s'établir comme chef d’un Etat indépendant mirdite, avait, à la tête d'un millier de partisans, attaqué et défait les troupes du Gouvernement. Le g Août, cependant, celles-ci réussirent à les repousser dans les montagnes aux abords de la frontière vougoslave, et c'est dans cette région, que, plusieurs mois durant, des opérations d’une certaine envergure furent soutenues de part et d'autre.
Il semblait évident (21) que les troupes de Mar-
riodiques sur son activité et sur tous les événements qu'elle jugerait dignes d’être communiqués au Secrétaire général.
&« 5. — Envoyer, pour le 25 Décembre 1921, un relevé détaillé de ses prévisions budgétaires, pour être soumis à Fapprobation du Conseil. »
(20 bis) Qu'il importe de bien distinguer de la Déclaration de même date précédemment étudiée (supra. 3° partie, Chapitre 1°, $ 3).
(21) Cf. Rapport de la Commission d’'Enquête en date du 20 Décembre rg21. .
Une preuve du rôle important joué par les Yougoslaves dans ces événements y est fournie par le fait que, dès après la démarche britannique, les ressources, tant financières que militaires, manquèrent à Marka Gjoni qui, le 0 Novembre, lançä une proclamation renvoyant tous ses partisans dans leurs foyers, peur s'enfuir lui-même en Yougoslavie avec ses proches. Le 28 Novembre, jour anniversaire de l’Indépendance de l’Albanie, une amnistie générale fut proclamée.