‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 173 sur 224 · TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE II

ka Gjoni n'étaient pas réduites à leurs seuls moyens pour mener cette campagne, et qu’elles recevaient une aide considérable de l’armée yougoslave établie à proximité ; leur armement, en particulier, composé notamment de matériel lourd, ne pouvait leur être fourni que par les unités yougoslaves stationnées à peu de distance d'Oroshi. Celles-ci, du reste, paraissent bien avoir pris souvent une part active au combat. :

C’est dans ces conditions que, le 7 Novembre, le Gouvernement britannique cita le Gouvernement yougoslave devant le Conseil de la Société des Nations, par l’envoi au Secrétaire général, du télégramme suivant de Lloyd George : |

« L’avance continue des troupes vougoslaves en Albanie étant de nature à troubler la paix internationale, le Gouvernement britannique désire attirer l’attention du Conseil sur ce fait, et vous prie de prendre immédiatement des dispositions pour convoquer le Conseil, afin qu'il étudie la situation et se mette d'accord sur les mesures à prendre aux termes de l’article 16, au cas où le Gouvernement serbecroate-slovène se refuserait à exécuter les obligations que lui impose le Pacte.

« La Conférence des Ambassadeurs a fixé les frontières de l’Albanie, sa décision sera incessamment notifiée aux Parties intéressées. »

Les 17, 18 et 19 Novembre, se tinrent les réunions du Conseil ainsi provoquées.

A la deuxième de ces séances, les délégués albanais et serbe-croate-slovènes fournirent les explications requises sur l’état de fait dénoncé par la Grande-Bretagne au rapport des autorités albanaises ; et le Conseil put prendre acte de la déclaration du Premier ministre de l'Etat serbe-croate-slovène que cet Etat « prenait toutes mesures pour assurer

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l'évacuation immédiate par ses troupes du territoire albanais ». (22) À C'était, pour l'Albanie, un important résultat

que l'acceptation ainsi donnée par l'Etat serbe-croate-

(22) 3° Séance, r9 Novembre 1921.

« Le Président donne lecture du projet de résolution suivant :

« Le Conseil de la S.D.N., après avoir entendu l'exposé des informations qui ont déterminé le gouvernement britannique, par son télégramme du 7 Novembre, à demander la convocation immédiate du Conseil pour étudier la situation créée par l’avance des troupes serbes-croates-slovènes en Albanie, et se mettre d'accord sur les mesures à prendre ;

« Après avoir entendu les explicätions fournies par les représentants du Gouvernement serbe-croate-slovène et ceux du Gouvernement albanais ;

« Attendu que l’Assembléé de la S.D.N., à la date du 3 Octobre; à reconnu qu'il appartient aux principales Puissances alliées et associées de déterminer les frontières définitives de l’Albanie ;

« Attendu que la Conférence dés Ambassadeurs a décidé, le a Novembre 1921, qu'il y a lieu de confirmer lé tracé des frontières ‘de l’Albanie, tel qu'il a été établi en 1913 par la Conférence des Ambassadeurs de Londres, ävec certaines modifications spécifiées, et que, par suite, les frontières de l’Albanie sont désormais fixées et doivent être respectées sous les garanties assurées aux membres de la S.D.N. par le Pacte de la Société ; |

« Prend acté de la décläration du Premier ministre de l'Etat sérbe-croate-slovène que cet Etat, se conformant à la décision mentionnée ci-dessus, Prend toutes mesures afin d'assurer l'évacuation immédiate par ses troupes de tout territoire appartenant à l'Etat albanais ; prend acte égalernent de l’assurance donnée par les représentants des deux Etats que ceux-ci entendent vivre en relation de bon voisinage, ce qui implique qu'aucun des’ deux ne fera rien, directement ou indirectement, pour provoquer ou entretenir aucun mouvement de nature à troubler la paix intérieure de l'Etat voisin.

« Le Conseil est heureux de constater l’attitude conciliante prise devant lui par les Gouvernéments albanäis et serbe-

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