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PREMIÈRE PARTIE — CHAPITRE PREMIER

rieurement auprès de la Commission de rédaction à laquelle le rapport de la Commission de délimitation va être renvoyé. S.A.S. constate en même temps l'accord de la haute assemblée sur les frontières du Monténégro. » (15)

En ce qui concerne les frontières avec la Grèce, aucune difficulté ne se présenta au Congrès, mais nous verrons que, lorsqu'il fallut exécuter ses décisions, on se heurtà là aussi à une impossibilité.

SR DeMITAteMderNBerEtUT

Le traité de Berlin, signé le 13 Juillet 1858, attribue, par ses articles XXVIII et XXIX, au Monténégro, du côté albanais, Podgoritza et Antivari, sur l’Adriatique, tandis que Spizza était attribuée à l'Autriche, Dulcigno seul restant à la Turquie.

Quant aux frontières turco-orecque, traitées à l’article XXIV (r6), elles devaient faire l’objet d’un accord entre Athènes et Constantinople.

Le traité attribuait en outre à la Serbie Kursumlje et Vranja, qui sont peuplés de nombreux Albanais.

(15) Protocole n° 12 du Congrès de Berlin sur les affaires d'Orient. Séance du 4 Juillet 1878.

(16) Une og de obeiltton est prévue en ce qui les concerne :

« Dans le cas où la Sublime Porte et la Grèce ne parviendraient pas à s'entendre sur la rectification de la frontière indiquée dans le x111° protocole... l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Russie se réservent d'offrir leur médiation aux deux parties pour faciliter les négociations. »

Les plénipotentiaires turcs avaient vainement proposé que les termes « bons offices » fussent substitués à « médiation ».

7h ESSAI SUR L'INDÉPENDANOR ALBANAISE

Ainsi donc, à tous égards, mépris des réalités ethniques et annexion de races hétérogènes par des Etats qui ne sont pas en mesure de les assimiler. On conçoit que de pareilles dispositions devaient se montrer inapplicables et se heurter au concret.

La Porte qui, sous la menace, a souscrit à ces amputations, va chercher à en éluder la réalisation. Mais la résistance ouverte aux volontés des six puissances était d’un trop grand risque, aussi le Divan y va-t-il opposer des obstacles, en agissant sur place.

Nous savons que le particularisme de la province albanaise, en dépit des efforts d’assimilation déployés par la Turquie, était demeuré une réalité très puissante. La Porte va maintenant utiliser cette séoréscation en l’opposant à l'extérieur.

$ 3. — La Ligue albanaise

Si la politique suivie par la Porte à l'égard des Albanais, et dont nous avons essayé, dans l'introduction (17), de donner un aperçu, avait dissocié ceux-ci, le Divan, pressé par la nécessité, saura artificiellement cristalliser le nationalisme sporadique qui avait subsisté, pour entraver la réalisation des annexions décidées par le Congrès de Berlin.

Si les protestations élevées au Congrès n'avaient donné aucun résultat, l’action locale va se montrer plus efficace.

Déterminé à « réveiller les rebellions mortes », c’est par le truchement de Hussein Pacha, vali de Scutari, et d’'Abdul Frasheri, que le Sultan va enflammer ses sujets albanais.

(17) Cf. Introduction, $ 2.

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