‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 53 sur 224 · RÉACTION DES PUISSANCES · texte numérisé non relu

RÉACTION DES PUISSANCES

L’Autriche-Hongrie et l'Allemagne.

L'Italie.

La Russie et la France.

La Grande-Bretagne.

Si l'attitude des belligérants fut immédiatement connue : ils ne tenaient aucun compte de la déclaration albanaise et continuaient leurs opérations militaires dans le pays ; bien plus, envisageaient d’occuper, avec leurs troupes, le reste du territoire, pour mettre l'Europe devant le fait accompli, il n’en était pas de même des Grandes Puissances.

Nous l'avons vu, Ismaïl Kémal, avant d'agir, avait sondé celle d’entre elles le plus directement intéressée au sort de son pays : l'Autriche ; et l’Albanie a dû au moins autant à la volonté et à l’action de cette puissance qu'aux siennes propres d'accéder à l'indépendance politique (1). Aussi, est-il indispensable d'examiner, tant isolément que dans leurs interférences, les grandes M ÉELSe des positions prises par les chancelleries.

Pour alléger les développements en évitant les redites, nous grouperons les politiques parallèles d'Etats différents : l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, tout d’abord, la Russie et la France ensuite, qui, en raison de leurs alliances respectives, uniront leurs actions diplomatiques, réservant à l'Italie d'une part, à la Grande- Bretagne, de l’autre, un examen spécial.

$ 1. — L’Autriche-Hongrie et l'Allemagne

On sait que le souci principal, sur le plan diplomatique, de la double-monarchie au début du xx°

(1) Cf. British documents on the origins of the War, Vol. IX, N°% 11, 103, 249, 267, 498, 502, 506, 508, 5ro, 519, 520, 539, 5ho, Dgr, 692, 612, 613, 614, 620, 632, 659, 646, 648, 649, 602, 697, 659 et 745.

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