‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 72 sur 224 · A OX · texte numérisé non relu

A OX

. — Les prétentions des Alliés.

. — Les désirs albanais.

— L'appui austro-italien.

— L'accord austro-russe.

— L'affaire de Scutari,

Il ne suffisait pas de reconnaître le nouvel Etat albanais ni même de l’assortir d’un statut, il fallait encore tracer les limites de sa compétence territoriale. |

Sur cette question des frontières, comme sur celle désormais résolue de l'indépendance, des tendances contraires vont s’affronter.

$ 1. — Les prétentions des Alliés

Les prétentions des vainqueurs balkaniques se fondaient beaucoup plus sur des arguments historiques et sentimentaux que sur de véritables raisons nationalitaires.. Ainsi le gouvernement d’Athènes s’appuyait, pour réclamer les provinces de l’Albanie méridionale, sur le fait que c'était son action qui les avait délivrées du joug turc. (1)

(1) On lit dans Le Temps du 18 Maï 1913 :

« Ce que demande la Grèce c’est justement d’être maîtresse absolue du canal de Corfou, grâce aux nouvelles frontières qu’elle réclame. L'Italie ne peut pas consentir à ce que le canal de Corfou, appartenant tout entier aux Grecs, puisse devenir une posilion maritime menaçant le libre accès du Canal d’Otrante... L’Albanie va prospérer par l’action et sous le contrôle de l'Europe entière, elle sera une véritable Suisse ayant de celle-ci les privilèges d'autonomie et de liberté locale ... la thèse grecque est :

«L’Epire doit retourner à la Grèce autant par le senti- « ment que par origine ..… et si l’on en doute, on n’a qu’à « aller la consulter par un plébiscite, sous la surveillance des « Puissances. »

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