‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 80 sur 224 · DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE II

Aïnsi se dénouait pacifiquement une situation qui n avait pas laissé à de certains moments d'être tendue à l'extrême.

I] faut en attribuer, pour une grande part, le

faites par M. Plamenatz, il a été donné suite à cette demande pour ne pas faire traîner en longueur les négociations ni la reddition de Scutari,

« Le transport du matériel se trouvant encore dans la ville même, abandonné par les Turcs et appartenant aux Monténégrins se poursuivra après la prise de possession des lieux par les troupes internationales, de telle façon que ces biens soient transportés au pont de la Boyana par les équipes de travail, prises dans là ville, et, de là, soient pris par les Monténégrins, äfin que ces derniers, à l'exception des officiers, n'entrent pas dans la ville. |

« La Commission internationale se, composant des commandants, choisis par ordre d’ancienneté des pavillons représentés, entrera dans Scutari. »

1° Annexe ; F

« S. M. le Roi de Monténégro, après avoir pris, le 9/22 Avril 1913, avec son armée victorieuse, la ville fortifiée de Scutari défendue par une armée ottomane, a décidé, le 23 Avril/5 Mai 1915, dans l'intérêt supérieur de la paix, de faire ‘sortir ses troupes de Scutari et de confier le sort de cette ville aux Grandes Puissances d'Europe. Pour régler toutes les questions concernant l’abandon libre par l’armée monténégrine du fruit de sa victoire et l’entrée dans la ville de Scutari des marins de la flotte internationale. S. M. le Roi de Monténégro a chargé son gouverneur civil de la ville de Scutari, M. Pierre Plamenatz, de s'entendre avec M. le Vice- Amiral anglais Cecil Burney et les autres commandant des divisions internationales.

« Après avoir débattu toutes les questions concernänt leur mission, ces messieurs sont tombés d'accord que :

« 1° L'armée monténégrine abandonnera la ville et la forteresse de Scutari mercredi prochain 1/19 Mai, à 2 heures de l’après-midi.

« 2° Les troupes internationales prendront possession de

mérite à la Russie, qui ne s’opposa, à aucun moment, aux mesures de contrainte visant le Monté-

négro, alors que la ligne générale de sa politique

la ville de Scutäri laissée libre par le Monténégro le même jour, à partir de 2 heures de l’après-midi.

« 3° La gendarmerie et la police monténégrine resteront à Scutari pour maintenir l’ordre seulement jusqu'à l'entrée des troupes internationales dans la ville.

« 4° Vu que le Monténégro a pris par les armes la ville de Scutari qui faisait partie intégrante de l’Empire ottoman tout ce qui appartient soit dans la ville, la forteresse et les retranchements (poteaux et fils de fer), au Gouvernement ottoman et à l’armée ottomane qui défendait la ville contre le Monténégro est devenu, par le fait même de la conquête,

‘la propriété de l’armée et du Gouvernement de Monténégro ; le Monténégro se réserve la faculté d'en disposer après la prise de possession de la ville de Scutari par les Grandes Puissances comme il veut et comme il aurait pu le faire avant l'entrée des troupes internationales dans la ville de transporter au Monténégro ce qu'il veut transporter, de vendre sur place ce qu'il ne veut ou bien ne peut pas transporter, Le transport et la vente devront se faire au fur et à mesure des moyens dont le gouvernement monténégrin dispose et dans le plus court délai possible.

« 5° Comme le Gouvernement monténégrin n'aura pas, avant l'entrée des troupes internationales, le temps nécessaire d'enlever ou de vendre tout ce qu’il a apporté à Scutari et ce qui lui est échu en vertu de la conquête, le Vice-Amiral commandant en chef les flottes réunies désignera les officiers qui, avec les officiers monténégrins, en dresseront un inventaire détaillé. Tout ce qui sera contenu dans cet inventaire sera gardé par des troupes internationales et leur conservation garantie par les Grandes Puissances.

« 6° Mille hommes de l’armée monténégrine camperont sur la rive droite de la Boyana et pourront entrer librement dans la ville de Scutari pour enlever et liquider tout ce qui appartenait à l’armée et au Gouvernement de Monténégro, et n'aura pas pu être enlevé et liquidé avant l'entrée dans la ville des troupes internationales.

Page 1