‹ Essai Sur l'Indépendance AlbanaiseChapitre 92 sur 224 · LA COMMISSION INTERNATIONALE DE CONTROLE · texte numérisé non relu

LA COMMISSION INTERNATIONALE DE CONTROLE

$ 1. — Les difficultés de fonctionnement.

$ 2. — La transmission des pouvoirs.

$ 3. — Le statut organique.

L'une des dispositions prises par la Réunion des Ambassadeurs était, on s’en souvient, d'associer au Gouvernement albanais, pendant une période de dix ans, un organe international issu des Puissances et destiné à contrôler l’action du nouvel Etat.

Ce corps, la Commission internationale de contrôle, nous en avons vu la composition (r) et les attributions dans l'instrument diplomatique qui Pa créé, la décision de la Réunion du 29 Juillet 1913, contresignée à Valona, le 10 Avril 1914, par la Commission elle-même, étudions maintenant son action.

$ 1. — Les difficultés de fonctionnement

L'idée d’une telle Commission de contrôle venait probablement du précédent grec d’un tel organisme qui, avec des attributions limitées d’ailleurs à la surveillance financière, avait fonctionné de manière satisfaisante après la guerre malheureuse de 1897. k

Ici, au contraire, la déception fut immédiate ; au lieu d'aider le Gouvernement, la Commission internationale entravait son action ; il faut d’ailleurs reconnaître que la faute n’en était pas à la nature même des problèmes à résoudre, mais bien plutôt

(1) MM. Petraiew pour la Russie; Krajewski pour la France ; Petrovic, puis Kral-pour l’Autriche-Hongrie ; Mufid Bey Libohova, puis Mehdi Bey Frasheri pour l’Albanie ; Lamb pour la Grande-Bretagne ; Winkel, puis Nadolny pour l'Allemaägne ; Leoni, puis Galli pour l'Italie.

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