‹ Essai sur l'indifférence en matière de religion (volume 3)Chapitre 31 sur 64 · XXVI PREFACE · texte numérisé non relu

XXVI PREFACE

» voir spirituel. Elle n'est donc , sous le

» premier rapport j qu'une société particu-

9i lière et imparfaite ; et j sous le scoond,

I» elle n'est pas même une société spiri-

i> tuelle : ce qui est si vrai que la religion

» des Russes ne pourroit devenir celle

M d'un autre peuple ^ que dans le cas où

» ce peuple passeront sous la domination

» du même souverain.

» Toutes les communions chrétiennes ,

» grecques et protestantes, portent donc

w en elles-mêmes un principe de division ,

M de désordre et de ruine. La religion ca-

» tholique forme seule une société, puîs-

» qu'on ne trouve qu'en elle un véritable

>) pouvoir , le droit de commander , le

» devoir d'obéir; société une, parce que

» ce pouvoir est un ; société générale,

» parce que ce pouvoir, purement spiri-

» tuel , s'étend à tous les temps , à tous les

PREFACE. JXVn

4) lieux , partout indépendant du ppuvoir

M politique, indépendant lui-même dan$

n les limites qui le circonscrivent; société

M immuable , parce qu'elle n'est soumi^Q

») ni aux volontés , ni aux pensées de

»> l'homme , et que dans ses dogmes et daiw

» ses préceptes, elle est l'éternelle loi des

M intelligences ; et tandis que hors d'elle

M tout varie, tout s'altère, tout passe ^

>) immobile elle demeure , et rassemblant

» les peuples les plus éloignés , les plus dif?

» férens de langage , de gouvernement,

M de coutumes et de mœurs , elle les unît

>» par la même foi , le même culte , les

>/ mêmes devoirs , et les perfectionne sans

>i cesse, parce qu'elle possède en elle-même

w un principe infini de perfection (i). >j^

(i) Uéflexîoos sur Yéi9% de TEgUse , suivies de MéiaDge& religieux et philosophiques , p. 455 et 45&

JÙCViil PïiiFkCE.

Âutoritë , amour , voilà ses deux grands caractères y et aussi , plus que jamais ^ les deux grands besoins de la sociëtë. Défendre la religion catholique, c'est donc défendre nos dernières espérances. Elle ne périra pas, elle est immortelle ; mais les erreurs contraires peuvent subsister, se propager, elles peuvent d!étruire le genre humain , et nous savons en eflfet qu'elles le détruiront tôt ovc tard. Il vit de foi , il mourra quand la foi affoiblie sera près de s'éteindre (i).

C'est pour la ranimer , pour TafTermir que nous écrivons ; notre ouvrage n'a point d'autre but. Que nous a-t-on répondu?

rien , sur ce qui concerne les athées et les déistes; seulement en nous reprochant d'accuser ceux-ci d'indifférence, on nous anous-

(i) yerumtarnenfiUus konuni9V€niens^putas^invenki fidem in icrrâ 7 Luc. XVIII , 8.

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