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SOMMAIRE BIBUOGRAPHIQUE
G. Tarde, ha lois soâales (Paris, F. Akmn).
— L'Opposition univeneUt (Palis, F. Alean).
M. GuTAU. La. Morale d'Épicwr (Paris, F. Alean).
— La Morale anglaise «oaiemporajaue (Paris, F. Alcan).
— Esquisse d'urne wmrale sans obUgaUou ai «ntctioa (Paris,
F. Alcan).
A. DB Crozb. La Bretagne païenne (broch.. Revue des Bévues). J. ViNSON. Les Religions adueUes (Paris, Delahaje et Lecrosnier). A. Fouillés. VÉvoUUionmsme des Idées-Forces (Paris, F. Alcan).
— Psychologie des Idées-Forces (Paris, F. Alcan).
Karl Maux. Le Capital, 1'* partie (Paris, Manrioe Lachitre). FusTEL DE Coulanges. La Cité antique (Paris, Hachette). Engène Simon. La Cité chinoise (Paris, édit. de la IS'ouoelte Revue), Herbert Spencer. L'Individu contre l'État (Paris, F. Alcan).
— Problèmes de morale et de sociologie (PsLTiSf F. Alctn).
Max Stirner. L'Unique et sa propriété (Paris, édit. de la Revue bhni\tf), Frédéric Nietzsche. Aphorismes et fragments choisis, par H. Lichten*
berger (Paris, F. Alcan).
H. LiCHTENBERGBR. La PhUosophie de Nietzsche (Paris, F. Aloan). OssiP-LouRiÉ. La Philosophie de Tolsioï (Paris, F. Aloan). Paul Lbroy-Beaulieu. L'État moderne et ses fondions (Paris, F. AloaD). Ch. Gide. La Coopération (Paris, Larose).
Paul Boncour. Le Fédéralisme économique (Paris. F. Alcan).
délibérant est mesuré au nombre d'actions que possède chaque participant; le possesseur d'une action n'a qu'une voix au chapitre, tandis que le possesseur de mille actions dispose d'un pouvoir délibérant mille fois plus grand.' Même, dans certaines grandes compagnies, il faut posséder de dix à cinquante actions pour exercer le pouvoir délibérant, de cinq cents à mille pour être éligible aux fonctions d'administrateur. Dans le syndicat, chaque individu a sa voix et, sauf de nécessaires conditions de stage, est éligible aux fonctions administratives. La liberté du pouvoir délibérant est donc, dans le syndicat, fondée sur l'égalité de tous les membres. Chacun y peut, par sa volonté librement exprimée, librement communiquée, susciter des volontés identiques et orienter l'action commune dans le sens qu il croit le plus favorable au bien de chacun, indissolublement lié au bien de tous.
Évidemment, dans le syndicat comme dans toute coo-i pération volontaire, la volonté de la majorité est la loi pour l'unanimité. Mais, dans la coopération obligatoire, la volonté d'un seul suffit à faire la loi. Et en l'absence de coopération, il n'y a pas de loi du tout, donc pas de liberté^ mais l'arbitraire de chacun. 11 faut donc bien considérer d'une part que la liberté est un phénomène relatif, et qu'elle s'accroît à la mesure du pouvoir que l'individu acquiert par sa coopération éclairée et volontaire avec; les autres individus ; d'autre part, il est évident que si la minorité, dans toute coopération, doit subir la loi faite par la majorité, nui obstacle de l'ait, organique et insur* montable, ne s'oppose à ce qu'elle devienne la majorité. Si ce qu'elle veut est véritablement conforme au bien de tous et de chacun, elle sera un jour majorité. La liberté,, en effet, n'est pas le produit d'une génération spontanée; mais, dès qu'elle s'est formulée à l'état de volonté, elle tend à se réaliser par raction commune avec une forcei