‹ Essai sur l'industrie à domicile salariéeChapitre 80 sur 99 · Maurice ANSIAUX, op. cit, p · texte numérisé non relu

Maurice ANSIAUX, op. cit, p

2. Albert AFTALION, Le développement de la fabrique et le travail à domicile dans les industries de l'habillement, p. 202,

pas,par exemple,adapter aux machines à coudre, dans les logis ouvriers, un petit moteur électrique d’une puissance minime ! qui épargnerait la force de travail de l’ouvrière,tout en lui communiquant une productivité supérieure ? [ci encore, la difficulté paraît insurmontable. D'une part, en effet, l’acquisition d’un moteur entraînerait une dépense relativement peu élevée en apparence?, mais qui, si on la met en regard du misérable salaire que la profession assure aux travailleurs de la couture, excède encore notablement leurs ressources. D'autre part, les frais nécessités par l'emploi de la force électrique seraient-ils compensés par un accroissement de production et une élévation correspondante du sal&ire ? Toute la question est là. Or on peut dire hardiment que non. La dépense pour une petite quantité d'énergie, n’est pas beauccup moindre que pour une plus grande quantité, toutes proportions g2rdées ; autrement dit,« la dépense s'élève relativement à mesure que diminue l’importance du moteur et de la consommation de la force motrice *.» Or, on caleule généralement que le temps moyen d'utilisation de la machine à coudre dans l’industrie du vêtement, de la couture, de la lingerie, ete., ne dépasse pas 2 ou 3 heures pour une journée de

Page 1