Par exemple 1/10 ou 1/7 de cheval
2, Environ 100 à 150 francs. V. AFTALION, op.cit., p, 202. 3. À. AFTALION, op. CU., p. 2°2.
travail effectif de 8 heures ; par conséquent, l’avantage du petit moteur,dans des conditions pareilles, reste très douteux.
Le petit moteur ne paraît pas non plus devoir pénétrer dans ces industries que l’on considère comme le domaine intangible du travail à domicile, dans les industries soumises aux fluctuations de la mode et à toutes les fantaisies du public acheteur, perce que leur emploi conduireit fatalement à «l’uniformisation du type de la production »; ni dans les industries d’art et de luxe ou prédomine l’'habileté de l'artisan ; ni dans les industries qui comportent des tâches compliquées et délicates rebelles aux procédés mécaniques. A cette dernière catégorie appartient la ganterie bruxelloise, Voici, en effet, comment M. Beatse décrit la technique de là coupe du gant: « L’ouvrier gantier reçoit du fabricant une passe c’est-àdire un certain nombre de peaux mégies et teintes, qu’il emporte chez lui pour les couper, et qu’il rapporte après l'achèvement de son travail. Les peaux ainsi remises ne sont pas identiques les unes aux autres ; en dehors des dissemblances résultant de ce que chaque peau provient d’un animal différent, la teinture peut produire, dans une même couleur, des nuances très variées; l’ouvrier doit done avoir soin de découper sa paire de gants dans la même peau ou dans deux peaux identiques. D'autre part, il arrive fréquemment
que des peaux soient fistulées ou trouées à certains endroits ; le gantier doit s'arranger de manière à supprimer ces défauts dans le gant. Comme l’ouvrier deit remettre un certain nombre de paires de gants d’après l'évaluation qui à été faite par le patron et qu’il acceptée, il est obligé de calculer sur l’ensemble des peaux composant la passe, la manière dont il parviendra à couper le chiffre de gants convenu. Cette nécessité de découper chaque peau d’une façon particulière, déterminée par les qualités de la peau, sa grandeur, son aspect et le parti à en tirer en la combinant avec les autres constitue un obstacle insurmontable à la substitution du travail mécanique au travail manuel'.»
Mais la question doit être envisagée à un autre point de vue plus général. Et, dès lors, ceci apparaît clairement : là où les petits moteurs se contenteront de venir en eide au matériel ancien, démodé et vieilli qu’utilise généralement l’industrie en chambre celle-ci continuera de subsister dans la même forme, avec les mêmes inconvénients qu'auparavant, et grevée en plus de frais nouveaux qu’elle n’est pas assurée de compenser par un accroissement de production. Et même, en supposant que les travailleurs en chambre puissent acquérir et transporter dans leur petit atelier les engins de la technique mo-