‹ Essai sur l'inflammation de l'utérus; dissertation présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Strasbourg, le samedi 13 février 1819, à quatre heures après midiChapitre 5 sur 8 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Une hlle âgée de 28 ans , d'un tempérament nerveux , est attaquée, sans cause connue, de douleurs dans l'hypogastre. Le lendemain, douleur vive dans la région de l'utérus, qui s'étend aux lombes . aux aines et aux cuisses ; pouls dur et fréquent (saif^nées du bras, lavemens, fomentations émoliientes sur l'abdomen, boissons rafraîchissantes) : soulagement de quelques heures. Le quatrième jour au matin, même état, quelques vomissemens, pouls moins dur (application de dix sangsues aux parties génitales suivie d'un écoulement abondant de sang). Le soir, diminution de la douleur, cessation du vomissement pendant quel-

qiics jours; douleurs moins intenses, pou de fièvre; terminaison vers m fin du second septénaire.

Les tentatives du médecin sont souvent infructueuses : la mc'trite se termine, non par resolution, mais par suppuralion ; ou, ce qui est plus fâcheux, par gangrène. Cette terminaison funeste provient ou d'un excès d'inflammation , ou d'un excès de foiblessc. Elle est à redouter toutes les fois que la fièvre est ardente, avec des rcdoublcmens: la douleur est violente et e'tenduc ; rinflammalion intense, ou parce que la matrice sera meurtrie, fatiguée, de'chire'e par suite d'accouchemens laborieux , ou bien que l'on aura néglige d'employer de bonne heure les remèdes convenables. La puanteur qui s'exhale par la vulve, les syncopes fréquentes, les frissons, le pouls foible, la pâleur générale, la physionomie cadavéreuse , l'insensibilité de l'organe , sont les signes réels de cette terminaison.

BoER' reconnoît pour cause de la gangrène l'inflammation phlegmoneuse de l'utérus : il rapporte quatre cas de sphacèle ou gangrène totale de ces organes, à la suite d'accouchemens laborieux.

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