livre
Phainontai polloisi met' asirasi nycios amolgOf etc, etc.
Lucan craignait — crinemque timenti
Sideris et terris mutantem régna cometen.
La description est fort exacte, et exprime l'opinion que je trouve presque générale dans les écrits des écrivains grecs et romains, enfin les anciens après avoir regardé la comète comme la cause des maux physiques, ont donné ordinairement une description de plusieurs signes qui démontrent la présence d'un air troublé et malsain (*).
(•) .••.•....• Solem quis dicere falsum Âudeat? nie etiam ceenos instare tumultus Ssepe moiiet, fraudemque et operta tnniescere bella; nie eitam exstincto meseratus Gœsare Romam, Quum «iput obscura nitidum ferrugine texit; Inpiaque œternam timuerunt saecula noctem; Tempore quamquam illo tellus quoque et sequora ponti , Obscenique canes, inportanaeqne volucres Signa dabant. Quoties Cyclopum effervere in agros Tidimus undantem ruptis fornacibus Aetnam, Flammarumque globos liquefactaque volvere saxa ! Armorum sonitum toto Germania cœlo Audiit; insolitis tremuerunt motibus Alpes; Yox quoque per luoos ▼ol{;o exaudita silentis Ingens; et simulacra modis pallentia miris Visa sub obscurum noctis; pecudesque loquutœ: Tnfandum! sistunt amnes, terrœque debisount; Et mœstnm inlacrimat templis ebur, œraque sudant; Proluit insano contorquens Aortice siWas Fluviorum rex Eridanus, camposque per omnes Gum stabulis armenta tulit ; nec tempore eodem Tristibus aut extis fibrœ adparere minaces, Aut puteis manare cruor cessavit; et altao Per noctem resonare, lupis ululantibus, urbes; N;>n alias cœlo ceciderant plura sereno
Pendant ce qu'on appelle les moyens âges, nous trouvons la même opinion , et les plus anciennes bym* nés à la Vierge, dans les temps de pestilence, commencent par une prière pour qu'elle ait la bonté de diminuer Tinfluence maligne des astres.
Mais rinfluence cométaire sur l'atmosphère, et par elle sur la santé des hommes, est attestée par les poètes romains d'une manière digne des physiciens. Les médecins, les historiens, les pères d*église, les astronomes anciens et modernes — Hippocrate, Galène, Ceisus , Avicenna, Hérodote, Sénèque, Plutarque, Platon, St-Augustin, Ptolomé, Kepler, Bacon, Lubienenski, Sydenham, Meade etc. etc., sont en accord avec les poètes, car ils ont attestés cette influence des astres dans leurs écrits. Je serais content d'avoir assez de place pour citer quelques passages de ces écrivains, parcequ'ils sont très-bien exprimés et se rapportent bien avec le résultat de nos recherches physiques. Lucretius ne s'étonne pas que Pair porte tant d'influence sur les maladies et la mort, voyant qu'elle est même la cause essentielle de la vie.
.... Primum muitarum semina rerum Es8é suprà docui quœ sunt vitalia nobis.
Et contra quœ sint morbo motique necesse est Multa volare^ (*) etc. etc.
Fulgira, nec diri toties arsere comefas.
Ergo inter sese paribus concurrere telis Romanas acies iteram videre Philippi; Nec fuit indignum superis bis sangnine nostro Emathiam et latos Hsemi pinguescere campos.
(*) Be rerum Natura lib. 3.
S 3. EST IL POSSIBLE DE DÉCIDÉE. SI LA LUMIERE DES COMÈTES iMANE d'elle même, OU SI ELLE EST EMPRUHTÉE AU SOLEIL?
Comme il n*esl pas nécessaire de répéter les ingénieu* ses observations sur la lumière des comètes qui se trouvent dans V Extrait de l'Annuaire pour 1832 , pages 82 , 212, j'en citerai une qui me parait nouvelle. Je me rappelle, qu'en 1824 je m'occupais des moyens de discerner la lumière originale de celle qui était empruntée. A cette époque une chose m'est arrivée par hazard, par laquelle j'espérais d'achever cet objet. Je m'amusais avec un télescope achromatique d'une manière bien bizarre, et plus en enfant qu'en astronome; car pendant que j'observais une étoile de la première grandeur, je donnais au télescope un léger mouvement oscillatoire de façon qu'au lieu de voir l'étoile Yuei«dans la lunette sous la forme d'une pointe lumineuse comme à l'ordinaire, un anneau lumineux se présentait dans Tobjet. En examinant Sirius de cette manière, j'apperçus que ce cercle ou anneau lumineux était divisé, en plusieurs couleurs prismatiques , ou plus proprement, en segments coloriés. Eu répétant celte observation sur diverses étoiles fixes, je trouvai que ces couleurs variaient en chaque cas selon la couleur propre à Tastre actuellement observé; par exemple en Betalgeus , Arcturus , Aldabaran le ronge était la couleur dominante; en Lyra, Spica, Aquila le bleu; en Capella il y avait beaucoup de jaune; cela ne m'élonnait pas, parce que la réfraction doit se varier selon la composition originale de la lumière de chaque astre; chose qui explique un phénomène que j'ai vu moi-mé-
me f la projection apparente d'AIdabaran sur la surface de la lune , dans une occultation de cette étoile. Mais en dirigeant la lunette vers Jupiter et Vénus, j'étais étonné de ne point trouver de couleur dans les cercles produits par la lumière de cea planètes : j'ai répété mille fois ces obserration^ et toujouru avec le même résultat ; 9 n'était possible de produire aucune couleur dans le speetrum d'une planète quelconque. Tandis que toutes les étoiles fixes donnaient des couleurs facilement.
Par oes observations je fus porté h croire quç la lu* mière empruntée ne pourrait produire , en nul cas , ce brillant phénomène ; et que , de ee fait , ^il était confirmé par l'observation d'une comète , nous pourrions tirer probablement des consécpieQoes très-fmportantes. Enfin , j'ai saisi la première occasion d'observer la comète de Biela en ÎSSS, ainsi que celle de Haller en 1885 , de cette manière , et heureuisement avec le résultat que j'avais attendu. Ni l'une ni l'autre n'ayant produit de couloirs , H serait permis de conclure que la lumière de ces astres est empruntée au soleil* Il est à remarquer cependant qu'il y a une autre manière de séparer les rayons coloriés de la lumière des étoiles , où les planètes sont coloriées tinsique les étoiles fixes, à savoir par le moyen d'un prisme attaché à la lunette, qui a doiiné d'autres résultats encore plus intéressants. Gomme j'ai déjà publié mes expériences sur ces phénomènes, et aussi celles de M. Stéphen Lee , dans le Philosophical Magazine de Londres pour Tan 1824, je ne les répéterai pas ici (*)•
(*) pvis ce Magasine on trouvera l^eaacoup d'obaerTations sur la différente réfrangibilité des étoiles. Voyei Essaff on the différent refran-
§4. s'il t a des rapports entre les gomâtes et les
météores lumineux etc.
Admettant qu'une matière gazeuse tombe des queues des comètes dans l'atmosphère , et qu'elle produise des épidémies , on doit attendre aussi bien d'autres phénomènes • Je propose donc d'examiner si elle peut fournir la matière pour certains météores qui semblent dépendre de quelque gaz enflammé. M. de Luc regardait tous les météores comme l'effet de la «combustion de gaz. Dautres physiciens les ont regardés comme de petites météorelites. En tous les cas, il y a, comme j'ai déjà prouvé, trop de rapport entre les météores et les y^riations atmosphériques, pour qu'on puisse leur attribuer une origine hors de l'atmosphère de la terre. Par un grand nombre d'observations, j'ai pu faire une division des météores en cinq classes principales : 1^ Les étoiles filantes ordinaires qui sont très-petites; S"" les plus brillantes qui ont la grandeur apparente de Vénus; S"" les très-grandes, celle par exemple de 1783; 4'' les ignés fatui; et 5* une classe de météores qui ressemblent aux étoiles filantes , mais qui sont distinguées par de longues queues ou trainées de- lumière blanche qu'elles laissent après elles, et qui souvent restent visibles environ trois secondes après que les
gifnUiy ofthe red^whUe and bleu Stars, with labiés of réfraction ete,, dans les numéros pour ayril et mai 1824 • Dans mon dictionnaire à Tusage des physiciens et des agricoles^ qui est devenu rare , j*ai donné un catalogue d^environ 30 étoiles considérées sons ce rapport , avec une table des ré freu; fions différentielles , fondée sur la diverse composition de leur lumière. IS». Londres 1827.
étoiles mêmes sont éteintes (*). Ce sont les météores que Virgile, Âratus et Pline ont regardés comme les signes du yent. Il n'y a pas de doute que leurs queues soient produites par la combustion de quelque matière inflammable diffuse dans l'atmosphère. Selon mes observations, elles sont bien fréquentes au temps des co« mètes:par exemple le 10 août 1811, pendant que la magnifique comète de ladite année s'approchait de notre système , je me rappelle avoir dénombré plus de cent de ces météores, entre les 9 et 10 heures du soir, dans le. voisinage de Londres; et on m*assure qu'ils ont été TUS, pendant toute la nuit, en très grande quantité. De pareilles observations contemporaines ont été faites dans plusieurs parties de l'Europe. La même année au mois de juillet, j'observai à Waltliamstow un phénomène très rare dans ces régions Boréales, une pluie tombante d'un ciel parfaitement serein , les gouttes n'étaient pas nombreuses , mais larges , et donnaient des .indications d'une électricité positive. Je sentis pendant la chute de cette pluie une odeur semblable à celle qui , dans certaines expériences électriques, échappe de la machine , ou à celle qui descend quelquefois par le cor7 don d'un cerf volant au temps d'orage. La pénodicité notable du retour annuel de ces météores , comme par exemple vers le. 10 d'Août et le 12 de novembre ne fait rien à l'égard de cette question. Car si la matière sortante des queues de comètes soit nécessaire à la pro-
{*) Voyez une longue dissertation sur ces météores dans mes Researchee àbaut atmoêpheric Phenomefta, 5« édit, 8» London 1823. Voyez oussi les catalogues historiques de M. Quetelet, et plusieurs observations sur les étoiles filantes dans le PhilosophicaUmagasine ; aussi Bertholon, sur TElectricité des Météores.
duGlion des traînées de ùe% météores, il est en méfUe temps possible que quelqu'autre chose dèit être regardé comme ia cause déterminante des étoiles filantes et de l'époque de leiu* arriTéCé Cette chose est probablement quelque modification du fluide électriqifee*
Le 3 juillet 1 819 » 4 11 heures du soir ^ j'^us le plaisir de découyrir la briUante comète de cette année , tlcMit Tepparition subite produisit une grande impression en Angleterre ; elle fut obsertée ^ la même nuit ^ à l'obier^ vatoire de Greenwich: pendant Fautomne qui suint, ces météorUs à queues bknches ae montraient eooore% Obserrant la comèt6 attentivement, j'apperçus un mo»vement k Textrémité de sa queue. Cette com^ me semblait d^ine coudeur plus rouge que celle des comètes tÊt général. — La température de Tété, comme celle de Tété précédente , était chaude ^ TfaiTer froid (*).
En l^S y année de la comète de BMa , ces mMorea tratnaat traces lumieuses devenaient encore nombreux t à Beverley dans la proTince de York, le IS Novembre, le ciel en semblait rem{^i ; ils ont élé vus en même temps dans toute TÂnglelerre; en Flandre ^ en France^ en di* verses parties de rÂUemagne et en Amérique; le 18 ua grand météore fut observé à Boieham en Easex, et pendant ce mois et celui de janvi^, ces phénomènes étaient fort communs. Une nuit où j'étais dans mm jardin à Id heures du soir, je vis tant de ces petites étoiles h queues bkmches , traînant à la fois leurs lîgaies étroites dans plusieurs directions , que le ciel pendant
{*) Il «emble q«e les «xtrêmes de «Meur cft «le froideor^ aima qvNta boiileTwsement pins ou moins géaétal â« Tordro tuttardle des Misons 5 accompaçnaieot souTe«t' IVipporitton do ces astres^ Cette opiuibn résulte d*ane lalNirieuse exaraination historique des phénomènes.
oioquante secondea présentait le speotacle d'un entrelacement de fiU de coton blanc. L'année passée , voyageant fur les bords du Rbin , je remarquai plusieurs de ces petits météores blancs, et un ou deux en hiver à Aix-la-Chapelle. La comète actuelle de Mars 1843 donne encore un autre exemple du rapport qui semble exister entre les comètes et d'autres phénomènes atmosphériques aiosique solaires. Cette comète dont la longue queue vient d'étonner les observateurs , est accompagnée d'une forte ÏMmièr^ Zodiacale^ pendant que des étoiles filantes de diverses couleurs et grandeurs ont été très fréquentes , et cela non seulement dans les nuits où elles arrivent annuellement en grand nombre, mais pendant les mois de janvier , février et mars. J'ai observé que, en général, les phis brillants météores arrivent avec un baromètre descendant et quand il y a des nuages dits dmMraii dans l'air; aussi que les météores à queues blanches ont été suivis et quelquefois précédés du vent et de la phiie. Yoilà , quant à moi , tout ce que je puis offrir d'expérience; mais par le catologue des comètes que j'ai déjà fait, il semble que les années où il y avait de grandes comètes, ont été toujours lesjplus fertiles en météores et en divers phénomènes; comme par exemple l'an 1788. Cependant nous n'avons pas encore assez de faits pour établir un rapport indubitable entre ces phénomènes; la liaison est probable, ainsi que eelle entre les comètes et les lumières boréales t il fÎEiut multiplier les observations, {«'esprit inquiet de l'homme est trop porté à s'imaginer des signes et des prodiges; en 1828, le peuple attribua à la comète d'Enke, que bien peu de personnes avaient vus, le spkndide arc lumineux qui, le 29 septembre, de 8 à 9 heures du soiff, ^'étendait de TOuest à travers le Zénith, à une
grande élévation. Je vis ce phénomène en Essex et je regardai là-dedans un mouvement semblable à celui d'une colonne de fumée agitée par un très-léger vent.
Les météores que je vis descendre du ciel vers le sommet du Vésuve pendant l'éruption de juin et juillet 1834, tombaient avec une rapidité étonnante, et ils avaient Tapparence de communications électriques. Je remarquai qu*avant l'éruption et même dans les intervalles des vomissements de feu, il se formait au-dessus de la montagne un grand cumulus de la forme d'un cône de sapin renversé. Le lundi 7 juillet 1834, retournant avec ma famille de Pompeji à lïaples , ces météores étaient accompagnés d'un orage des plus violents que j*aie jamais vus: en même temps l'éruption de lava , de pierres rouges , et de feu continua et présentait dans l'ensemble un spectacle à n'oublier jamais; passant tout près de la montagne , ma voiture fut couverte de cendres chaudes; mais n'allongeons pas trop cet article.
§ 5. DES lÈPlDÉUIES ET DES GOHÈTES AVAHT l'ÂEE CBXt^