‹ Essai sur l'instruction des aveuglesChapitre 39 sur 48 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

De la Vannerie.

La vannerie n'est qu'une des dépendances de la sparterie dont nous avons déjà traité.

C'est un des premiers métiers qu'on ait donnés aux aveugles, parce qu'ils peuvent en exécuter toutes les parties sans le secours des ciairvoyans.

Si nous n'avons plus, depuis quelques années, d'atelier de vannerie, à l'Institution, c'est par la difficulté que nous éprouvions à en placer les produits, qui ne laissaient pas d'exiger l'avance d'un capital assez considérable. Les objets confectionnés occupaient plusieurs magasins, et se détérioraient par la dessiccation.

Néanmoins cette profession convient parfaitement aux aveugles qui ont fait, lorsqu'ils

l'exerçaient, de très-jolis ouvrages, non-seulement en osier , mais en paille de riz , de seigle et en pelure de jonc, qui ne cédaient

DES AVEUGLES. 2o5

point en perfection à ce que font les aveugles de l'hôpital de Londres , qui sont presqu'uniquement occupés de travaux de vannerie.

Les clair-voyans ne surpassent point les aveugles pour la régularité du travail, pour la symétrie et la combinaison des couleurs de la paille et de l'osier. Ce sera toujours un état à donner à ceux d'entr'eux qui devront habiter les départemens de l'Est et autres lieux où l'on fait beaucoup de vannerie. Nous rétablirons l'atelier de vannerie aussitôt que l'accroissement du local et les facultés de l'Institution le permettront.

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