‹ Essai sur l'instruction publique, et particulièrement sur l'instruction primaireChapitre 18 sur 58 · ET SUE EORUMDEM AUGTORITATE · texte numérisé non relu

ET SUE EORUMDEM AUGTORITATE

Les statuts de 1787 et ceux de 1810 ont reproduit la même disposition.

Il y a quelque chose de plus dans ces derniers statuts. «Les Frères, dit l'article 16, ne s'établissent dans les diocèses que du consentement des évêques , et y vivent sous leur autorité pour le gouvernement spirituel; et sous celle des magistrats des lieux, pour tout ce qui concerne le civil. »

(7°) Assurément l'autorité des magistrats, pour le civil, n'avait pas plus besoin d'être avouée dans les statuts des écoles chrétiennes, que l'autorité des évêques pour le spirituel : mais si , comme il y a tout lieu de croire, le frère Frumence et ses assistans ont les premiers introduit dans les statuts, cette reconnaissance expresse des droits de la puissance publique, il nous semble qu'ils ont su discerner les temps, et qu'ils ont fait preuve de bon sens et de sage politique.

Page 1