‹ Essai Sur L'Obsession De NégationChapitre 19 sur 26 · FRA E · texte numérisé non relu

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c’est le sens même de l’obsession, son contenu précis qui importe. Car une obsession n’est pas autre chose que la réalisation symbolique d’un désir refoulé. Et la preuve, disent les psychanalystes, c’est qu'après

avoir amené à la conscience claire le complexe géné-

rateur, on obtient la guérison de l’obsession. Il s’agit là d’une médecine concrète en ce sens qu’elle tient compte de toute une série de faits qui, pour les autres théories, n’entrent pas ou peu, dans l'élaboration de la maladie. Mais la symbolique, la répétition des.circonstances, la similitude des processus psychiques font que l’on retombe finalement dans la généralisation qui est le propre de toute médecine.

En ce qui concerne la place à donner aux obsessions dans la nosologie psychiatrique on retrouve les mêmes oppositions. Pour les uns dont Arnpr, Mor- SELLI, le trouble est intellectuel et les obsessions ne sont qu’une paranoïa rudimentaire. À ce propos, on peut signaler que le terme de paranoïa qui au début a eu un sens très lache, très général, s’est rétréci par la suite. [semble qu’actuellement 1l reprenne de son ampleur (Lacan). Rappelons que pour Macxax l’obsession rentre dans la catégorie des troubles de dégénérescence. Pour d’autres enfin, dont Deny et ses collaborateurs, Scauece, KRAEPELIN, BALLET, Dupré, les obsessions doivent être rattachées à la grande psychose maniaque-dépressive. Signalons aussi que MM. Vurpas et Cormax distinguent dans les obsessions celles qui sont mélancoliques de celles qui sont constitutionnelles.

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