ART. XXIV. CHANT SÉPARÉ DES PAROLES
comme un art qui pouvait donner plus d’agrément ou plus de force au discours. Voilà l’origine du préjugé des Anciens qui ne voulaient pas qu’on la séparât des paroles. Elle fut , à peu près, à l’égard de ceux chez qui elle prit naissance, ce qu’est la déclamation par rapport à nous : elle apprenait à régler la voix ; au lieu qu’auparavant on la conduisait au hazard. Il devait paraître aussi ridicule de séparer le chant des paroles , qu’il le serait aujourd’hui de séparer de nos vers les sons de notre déclamation.