A.RT. XI/V. UIVRRSBS NATURES DU PAPIER
arbre se nomme en latin amyris papjrrifeni, famille. des térébinthacées, kafal, en arabe, au pays lie Fâzoul , galgalaan, ert langue des païens , loban-adan-coulan à Sennâr. L’écorèe du tronc se divise en plusieurs feuillets minces comme du papier, qui servent aux Musulmans pour écrire les légendes mistérieuses qu’ils portent au bras. C’est sans doute avec cette écorce que se fesait le papier avant l’usage du papirus dont parle Pline, et qui ne se trouve plus en Egipte, où il ne oroît pas naturellement, tandis quel’amyris est encore aujourd’hui commun en Nubie, et sert toujours au même ti.sage. Il est singulier que M. Bruce n’én ^ parle point. •
L’écorce intérieure- du mûrier de la Chine (i) sert de même à fabriquer un papier de bonne qualité, dont l’usage est très-répandu dans l’Inde ; on l’ejnploie pour envelopper les étoffes qui nous arrivent de la Chine. On fait aussi dans le même pays du papier avec les tiges des jeunes bam- • bous. • ‘
Le règne animal a fourni un moyen commode, d'écrire, ainsi que nous l’avons déjà observé; 'Les peàux de divers animaux , connues sous le nom de diplithères {art. XXXIX), ont été employées pour l’écriture par les Persès, les lonieits et d’autres peuples. On a vu {art. XL) que, dans des tems postérieurs, pn en 6t un grand usage à Pergame
(i) Broussontlia pnpy rifcra temt: