‹ Essai sur l'origine de l'écriture, sur son introduction dans la Grèce et son usage jusq'au temps d'HomèreChapitre 8 sur 62 · ART. XII. ORIGINE DO MONDE · texte numérisé non relu

ART. XII. ORIGINE DO MONDE

été disciple de Pithagore (i). Cependant il ne cite personne, et se dit seulement instruit sur certaines parties par des signes évidens, et guidé sur d’autres par le raisonnement et le rapport des idées ( 2 ).

«Je pense d’abord, » dit-il (3), «que l’univers « (ou le tout , To iràv) est indestructible et impro- «duit, car il a toujours été et sera toujours. S’il « eût commencé , il ne serait pas encore : il est « donc improduit et indestructible. Si l’on disait « qu’il a été produit , il ne se trouverait rien en « quoi il pût se réduire et se dissoudre dans sa « destruction : car comme ce de quoi il aurait été « produit, aurait été avant le tout ; ce en quoi il «serait réduit, après qu’il serait anéanti, serait « encore après le tout. »

« Si le tout eût été produit , il l’eût été avec «toutes ses parties; et s’il était détruit, il le se- « rait avec toutes ses parties: ce qui répugne. Donc « le tout (ou l’uriivers) n’a point eu de commence- « ment, et n’aura point de fin : cela ne peut être « autrement.

« Tout être qui a commencé par génération , et «qui doit finir par dissolution , a nécessairement « deux, progressions : la première, du moins au « plus et du pis au mieux ; le mouvement de celle-

(1) Ocellus Lucaaus , avec la traduction de l’abbe Batteux. Paris , 1 768. Page i .

(a) Id. page i 5 .

( 3 ) Id. ibidem , et pages .suivantes. >

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