‹ Essai sur l'universalité de la langue françaiseChapitre 14 sur 29 · XXII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXII AVERTISSEMENT

pu , grâce à eux , profiter de toutes les res-. sources que présentent ces deux riches dépôts , et leur rare obligeance a quelquefois même devancé nos vœux. Nous sommes heureux, surtout, dedéposer ici le témoignage de notre profonde reconnaissance envers M. de Manne , l'un des conservateurs de la Bibliothèque du Roi. Ceux qui connaissent ce savant modeste et distingué, ceux qui ont été assez heureux pour avoir besoin de lui, comprendront sans peine tout ce que nous pouvons lui devoir : son infatigable complaisance , à l'épreuve même de l'importunité , a mis à notre disposition de nombreux matériaux, que nous n'avions pu trouver ailleurs, et dont nous regrettons bien de n'avoir pas été à portée de profiter plus souvent.

On croit pouvoir, en terminant, solliciter l'indulgence du lecteur pour un ouvrage qui, tout médiocre qu'il est , a coûté néanmoins plusieurs années d'études et de travaux assez sérieux, dans le fond d'une province et loin des ressources de tout genre qu'on se procure si facilement à Paris. Nous ne pouvons malheureusement faire valoir, après M, Schwab et Rivarol , que le faible avan-

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tage d'être venu quarante ans plus tard : c'en est un, toutefois, dans des recherches de ce genre ; et il en est de ces sortes de hvres comme des traités d'histoire et de géographie, presque toujours phis complets et plus recherchés que ceux auxquels ils succèdent, par cela seulement qu'ils sont venus les derniers.

P. S. Au moment où s'achève l'impression , nous venons tle lire, avec autant de profit que de plaisir, les Leçons d'un professeur célèbre et dont le nom seul est un brillant éloge, qui ont eu cette année pour objet, \ influence de la littérature française sur les littératures étrangères. Nous regrettons vivement de n'avoir pu puiser, dans ces riches et savantes improvisations, de nouveaux faits, des observations ingénieuses, qui eussent donné bien plus de prix à notre travail. Nous devons nous féliciter , toutefois, de ce que, négligeant un sujet qui se rattachait de si près à celui de ses doctes leçons, l'éloquent panégyriste de Montaigne n'a pas détruit d'avance, en quelques pages, le peu d'intérêt que cet Essai pourra présenter.

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