‹ Essai sur l'universalité de la langue françaiseChapitre 2 sur 29 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ju'Académie royale de Berlin , fondée d'abord par les soins du célèbre Leibnitz, et réorganisée sur un plan plus vaste par Frédéric II , proposa en 1783 , pour sujet d'un j prix qui devait être décerné l'année d'après par la classe des Belles -Lettres , les questions suivantes :

Qu est-ce qui a rendu la langue française universelle?

Par où mérite-t-elle cette prérogative ? Est-il à présumer qu'elle la conserve?

C'était sans doute un fait curieux dans l'histoire des lettres et bien honorable pour nous, que cette reconnaissance de la supériorité de notre langue , ainsi j^roclamée à la face de l'Europe par une académie étrangère. On doit supposer que plusieurs écrivains français se présentèrent dans cette lice ouverte en l'honneur de leur patrie ; nous ne connaissons toutefois que le nom d'un seul , Rivarol , dont le mémoire fut couronné dans

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