AVERTISSEMENT. VII
bibliographiques, quoiqu'une très-bonne traduction en ait été publiée à Paris, en i8o3, par M. Robelot '. Il y a lieu de s'étonner , sans doute , que nous soyons demeurés si insensibles à cet autre liommage rendu à la supériorité de notre langue , d'autant plus flatteur pour nous cependant , qu'il lui était adressé par un étranger, par un compatriote de Goethe , de Klopstock et de Schiller. La dissertation de M. Schwab a été , en outre , l'objet d'une analyse insérée dans les Mémoires de l'académie de Berlin pour les années 1784 — 1785, et qui fut lue par Mérian , alors directeur de cette société , à la séance publique de 1784. L'analyse dont il s'agit étant tombée , peu d'années après , entre les mains de Mirabeau (qui, suivant une autre opinion, en aurait été lui-même l'auteur) , cet écrivain célèbre y fit un assez
' Dissertation sui' les causes de l'Universalité de la langue française et la durée vraisemblable de son empire; par M. Schwab, conseiller de cour, etc.; traduite de l'allemand, par D. Robelot, i vol. in-8°, Paris i8o3. — Nous aurons bien souvent occasion de citer cette estimable traduction, que M. Robelot a enrichie d'un grand nombre de notes intéressantes , destinées à compléter ou à éclaircir celles de son auteur.