‹ Essai sur l'universalité de la langue françaiseChapitre 8 sur 29 · AVERTISSEMENT. XI · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XI

3ooo 1. et une pension, pour l'engager à le conduire à sa fin. Le projet seul de ce livre a été imprimé à Paris, i v. in- 12 (1679) , avec d'autres traités du même auteur. Pasquier , dans ses Recherches de la Finance, a parlé avec éloge de ces deux ouvrages. (Voyez liv. 8, ch. 23 , et liv. 7 , ch. 6. ) Le dernier n'offre qu'une longue comparaison entre l'italien et le français , où celui-ci a constamment l'avantage. Quant au livre de du Bellay, qui ne tient pas, à beaucoup près, tout ce que son titre semblait promettre , c'est une suite fort abrégée d'observations , quelquefois assez judicieuses , écrites d'unstyle vif et original, sur le mérite de notre langue et sur la nécessité de la cultiver et de l'enrichir. L'auteur, s'occupant des sujets que nos poètes pourraient traiter, a soin de leur indiquer particulièrement les sujets nationaux. Il les invite à imiter l'antiquité , non plus en se traînant à sa suite , mais en pillant sans conscience ses trésors littéraires , et en enrichissant leur propre idiome. C'est ici , pour le remarquer en passant , le premier acte , et pour ainsi dire le manifeste , de cette sorte de conjuration littéraire dont Ronsard devint ensuite

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