‹ Essai sur l'urémie déliranteChapitre 27 sur 51 · RARES VE · texte numérisé non relu

RARES VE

qu’à sa mort. Sa femme en voulait à ses jours, parcequ'il avait contracté en sa faveur une assurance sur la vie. Jamais il n’y eut des hallucimations de l’ouïe ni d’autres symptômes urémiques, qu’un coma qui précéda de 36 heures la terminaison funeste.

Mort le ? Mars, le 34% jour après son entrée,

OBSER VATION XXII (1)

Un jeune homme de 19 ans, bien portant jusque là, est atteint de fluxion de poitrine au commencement de 1873. Il se rétablit mal, continue à tousser, perd ses forces, maigrit. Le 6 septembre, il entre à l'hôpital de Copenhague; depuis deux mois, il lui est survenu de l'œdème des paupières, et des pieds, des vomissements répétés, des douleurs dans les lombes, Les urines étaient abondantes, les mixtions fréquentes, l’œdème des pieds augmente.

Les urines renferment une grande quantité d’albumine etde cylindres de divers ordres.

Amélioration par le régime lacté.

Au commencement d'octobre, nouvelle exacerbation, diminution de l'urine, nausées, vomissements, céphalalgie, ascite, somnolence,

29 novembre. — Subitement, le malade est pris de délire et d’angoisse, les muscles de ja face sont agités de convulsions. Vers le matin, Le délire devient furieux, le patient semble rourmenté par des hallucinations, il ne reconnaît pas les personnes qui l’entourent. Cet état mantagne persiste ainsi jusqu’à la moitié de mars; lesommeil était rare, les accès de manie furieuse revenaient à de fré quents intervalles. La voracité et la saleté du malade étaient extrémes; il présentait, en un mot, les dehors d’un vulgaire maniaque. Cependant l’ædème de la face et des extrèmités persistait, ainsi que l’ascite. Dès les premiers jours de mars, le patient devint plus

(1) Docteur Haslund (Ugesk f. Lægen 4, R. I 20, 1880).

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