‹ Essai sur l'urémie déliranteChapitre 46 sur 51 · ENS · texte numérisé non relu

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drocéphalie, tantôt les accidents sontdusà l’intoxication amenée par l’altération du sang; il nous paraît certain que dans un certain nombre de cas l’action toxique peut s’exercer seule. Il y a plus, ces deux causes, œdème et intoxication doivent la plupart du temps agir simultanément; le fait de ce queles éléments nerveux baignent dans un liquide qui n’est pas le sérum normal, et qui est au contraire plus ou moins chargé des principes excrémentitiels de l'urine, ce fait, disons-nous, doit forcément favoriser l’intoxication, Deces deux causes, l’une pourra agir plus que l’autre et cela non seulement suivant le cas , mais même chez le même malade suivant les circonstances, de là la variabilité du délire.

N'est-il pas tout naturel d'admettre alors que les résultats devront bienchanger, suivant que l’œdème aura plus d'influence que lintoxication ou qu’au contraire cette dernière dominera la scène; c’est ce qui explique que l’on trouve une gradation d'accidents qui, de la simple torpeur intellectuelle, peut aller jusqu’à la manie aiguë dans un sens, et dans l’autre sens jusqu’au coma.

La seconde raison a aussi une grande importance.On sait, en effet, que les symptômes délirants produits par les intoxications en général, sont bien différents suivant les sujets. Une même influence morbide, de nature et d'intensité immuables devient la cause de phénomènes variables suivant l’impressionnabilité du terrain sur lequel elle agit ; et cela est vrai surtout pour le cerveau.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’hérédité, lorsqu'elle existe, est, pour la production des phénomènes délirants, une puissante cause prédisposante; ajoutons même qu’elle peut fort bien imprimer à la forme du délire un cachet particulier.

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