‹ Essai sur la carence alimentaireChapitre 20 sur 50 · C. Le maïs décortiqué · texte numérisé non relu

C. Le maïs décortiqué

Nous avons employé 1c1 de la semoule de maïs relativement grossière, telle qu’on la trouve dans Le commerce et qu'elle est consommée en Lombardie ou dans le Piémont. Deux de nos sujets sont morts rapidement

Figure 4. — Expérience XXIX

Era

sue RS

UE

+—+- Tete

nm

Rem;

eee

LT Tee

ee

at Ïl

PE Fe ee

ee + rise + beh aeslant est

D a Da

ent

+ —+— ec)

sms

ae ee ac se.

Et ere en

ee ei | Re 2e de

unie tata es) |

ADS ]E

nn

ARR EIRE

La) Le] ES Si — en < et Lai “ pa =] A & on ? ap Ke] 1® + br] Li] — k ce [=2 ce a Leo [ee œ

MÉMatLNNE

Haine

à la suite de troubles digestifs violents. Nous ne publions

donc qu'une observation, remarquablement typique celle-là,

ExpéRiENCE XXIX (fig. 4). — Pigeon jeune. Poids, 41o grammes.

Semoule de maïs. Pas de gavage.

5° jour. Ne mange à peu près rien spontanément. On pratique le gavage à 5o, puis à 4o grammes.

13° jour. 265 grammes. Marche un peu gênée. Tombe facilement sur le derrière.

16° jour. Vole et marche bien.

31° jour. Vol peu soutenu. Achoppement léger et intermittent, surtout marqué à droite.

33° jour. Vol normal. Marche impossible. S'effondre sur les pattes et s'appuie sur les ailes écartées.

34° jour. Paralysie des extenseurs des orteils.

39° jour. Etat stationnaire. Perd ses plumes au niveau de l'abdomen. Pas de diarrhée.

37° jour. Vol de plus en plus difficile.

38° jour. Vol presque impossible. Marche nulle” Les plumes tombent de plus en plus. Diarrhée légère.

39° jour. Paralysie complète, sans contractures. Mort, Poids, 280 grammes.

AuTOPsiE, — Les épiphyses des pattes sont très congestionnées. La muqueuse du gros intestin est injectée, ecchy motique, avec contenu liquide. Le cœur est plus mou que normalement. Grosse hypertrophie des capsules surrénales. Le thymus n’a pu être retrouvé. Rien d’anormal à l'examen macroscopique du système nerveux.

Outre l’évolution habituelle des troubles polynévritiques, il faut remarquer ici un phénomène tout à fait anormal, et qu'aucun autre de nos pigeons n’a Jamais représenté ; nous voulons parler de la chute des plumes,

ai niveau dé l'abdomen ; et, malgré soi, on est obligé de se souvenir des lésions cutanées de la pellagre, encore que les traits de ressemblance soient bien incertains.

Notons encore les lésions anatomiques bien plus considérables que dans n'importe quelle autre observation, tant du côté du squelette que du cœur, de l'intestin et des surrénales,

Enfin, le poids est resté sensiblement stationnaire après la chute brusque, causée par les difficultés de l'accoutumance. C’est une différence de plus avec les pigeons nourris au riz et à l'orge décortiqués, qui, malgré le gavage, arrivent à perdre 40 à 5o pour 100 de leur poids initial.

D. Le blé décortiqué.

Au cours de nos recherches sur cette céréale, nous avons pu constater l'importance extrême du degré de de décortication sur la nutrition de nos sujets. La, comme pour l'orge, il.est indispensable, avant toute expérimentation, de contrôler au microscope l'absence plus ou moins complète des grosses cellules sous-cuticulaires. Le blé décortiqué du commerce, en particuculier, est loin de l'être parfaitement, et 1l faut s’adresser aux semoules et à leurs dérivés pour trouver quelque chose qui réponde à une décortication parfaite.

Nous ayons fait porter nos recherches sur ces deux variétés, avec dés résultats identiques dans le fonds, mais très différents dans l’évolution.

Un premier groupe de pigeons a été nourri exclusi-

kr

Page 1