‹ Essai sur la carence alimentaireChapitre 25 sur 50 · CN CREER LES TELE CSN ET RU · texte numérisé non relu

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Dans ces deux cas, les troubles se sont surtout caractérisés par leur tendance cachectique et aussi par un amaigrissement considérable, nullement influencé par le gavage. Les lésions polynévritiques n’en ont pas moins élé typiques et leur évolution relativement rapide.

À côté de la stérilisation, nous aurions dû, pour être complets, étudier l’action des différents agents physiques sur les principes cuticulaires des céréales. Mais, quand on sait avec quelle facilité germent des grains, qui ont subi pendant longtemps la sécheresse, le froid et le vieillissement, on est obligé de conclure que ces différents processus sont d'importance très minime.

Le pigeon, qui fait le sujet de l'expérience n° IV, a été nourri pendant un certain temps avec de l’orge complète soumise à l’action assez prolongée des rayons X, et cela sans aucun résullat. Bien que l’expérience n’ait pu être poussée assez loin, ilest bien évident que, si les rayons X peuvent détruire les substances cuticulaires, ce n'est que lentement et d’une façon beaucoup moins intense que la stérilisation à 120 degrés par exemple.

De toutes ces observations, on peut conclure que la stérilisation esttrès nocive dans l'alimentation, quoique à un degré moindre cependant que la décortication. Toutes deux provoquent chez le pigeon des symptômes identiques, qui peuvent se caractériser ainsi : paralysie à évolution plus ou moins rapide, entrecoupée parfois de crises convulsives et revêtant en certains cas le type cérébelleux (surtout quand il s’agit de l'orge); troubles digestifs, diarrhée, vomissements, anorexie, enfin amai-

grissement constant, souvent considérable, peu influencé par le gavage et relevant, soit de ces derniers, soit d’un désordre dans la nutrition.

L'autopsie est négative dans la grande majorité des cas. La congestion osseuse ou intestinale, l'hypertrophie des surrénales sont restées exceptionnelles. Quant aux lésions des nerfs périphériques, les quelques examens pratiqués par M. Gardère confirment entièrement les faits rapportés par Vedder et Clark.

Nous n'avons cependant jamais observé quelque chose qui rappelle de près ou de loin les œdèmes décrits par Holst et Frühlich, ou les troubles respiratoires signalés par un grand nombre d’auteurs. Ces derniers ne se sont même pas montrés dans le cas où existait une paralysie laryngée typique.

Ce ne sont, du reste, que des nuances ne changeant rien à l'ensemble du tableau habituel de la polynévrite.

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