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. 23° jour. Légère boiterie. Aspect moins vif et moins brillant. Un peu d’ébouriffement.
24° jour. Boite davantage.
25° jour. Station debout impossible. Vol nul. Pas de convulsions, n1 de diarrhée.
26° jour. Mort dans la nuit.
Auropsie. — Rien à signaler à l'examen macroscopique des différents organes.
La polynévrite est donc apparue en moyenne au 13° jour, et la guérison, obtenue dans un cas par l'orge complète crue, ne s'est maintenue que cinq jours. Avec le riz simplement décortiqué, au contraire, les pigeons ne sont devenus paraplégiques que vingt-trois jours en moyenne après le début de l'expérience (7 observations) et la guérison, quand nous avons pu l’obtenir, a persisté six jours (2 observations).
Cette nocivité de la stérilisation n'est pas spéciale au riz décortiqué. L’orge décortiquée présente des propriélés analogues, et là aussi l'intervention de la chaleur accélère notablement l'issue fatale.
Nous nous sommes servi du même échantillon d'orge que dans les expériences XXIII et XXIV et nous avons provoqué ainsi la polynévrite habituelle.
Expérience LXV. — Pigeon adulte. Poids, 305 grammes.
Orge décortiquée stérilisée, 1 heure et demie à l’autoclave à 120 degrés. Gavage à 25 grammes par Jour.
31° jour. 220 grammes. Un peu abattu et somnolent.
33° jour. 215 grammes. Vole moins bien. Marche normale.
38 jour. 210 grammes. Vol nul. Tombe à terre comme une masse. Se met immédiatement la tête en hyperflexion. Phénomènes de rétropulsion. Entre les crises, abattement profond. Reste effondré sur ses pattes. Mort dans la soirée.
Expérience LX VI. — Pigeon adulte. Poids, 340 grammes.
Orge décortiquée stérilisée à 120 degrés, pendant r heure et demie. Gavage à 25 grammes par jour.
33° jour. 165 grammes. Ebouriffé. Somnolent.
38° jour. 160 grammes. Vol raccourci. Achoppements fréquents. Ataxie.
4o° jour. 145 grammes. Vol raccourci. Paralysie des pattes. Dysphagie.
43° jour. 155 grammes. Crise cérébelleuse. Hyperflexion de la tête. Paralysie totale. Mort à midi.
Nous voyons donc avec le même échantillon d’orge décortiquée la mort survenir au 57° jour en moyenne, tandis qu'après stérilisation la survie tombe à quarante et un jours. La différence est d’autant plus notable que la polynévrite semble évoluer beaucoup plus vite dans le deuxième cas.
Une conclusion s'impose donc; c’est que la stérili- . sation constitue un facteur d’aggravation important dans une alimentation à base d'éléments décortiqués. Il s’agit ici d’une véritable hypercarence, comme le signalaient Weill et Mouriquand dans leur communication à la Société de Biologie, le 4 mars 1916.
Aussi, doit-on en conclure que la stérilisation, que subissent la plupart des farines dites de régime, ne fait qu'en multiplier les dangers, bien loin de les rendre plus hygiéniques.
Enfin, et dans un autre ordre d'idées, c’est là une réponse précise aux différents auteurs, qui voulaient voir un processus toxique, tant dans le béri-béri que dans son équivalent biologique, la polyneuritis qallinarum d'Eijkmann.