LOTO
# Décédé.
Poids de nourriture absorbée, {l
LA PERSAAUE | DORNTNN
450 F | 100 ; || LR En
Novembre,
forme
43° jour. Poil très hérissé, avec épilation sur la face . interne des cuisses. Train de derrière un peu soudé. 47° jour. Poil de plus en plus hérissé. Agitation. 49° jour. Etat général très précaire. On donne 5o grammes de pommes de terre crues.
91° Jour. Claudication marquée aux deux membres gauches. Rien à la bouche.
53° jour. Cachexie progressive, malgré la conservation de l’appétit. | 54° jour. Mort. Poids, 1.430 grammes.
AUTOPSIE. — La peau est en mauvais état, macérée et friable. Suffusions hémorragiques sous-péritonéales à la
partie moyenne du côlon transverse. Muqueuse intestinale normale. Rien aux autres organes.
Squelette. — Rien aux côtes ni aux maxillaires. Aux os longs, la moelle osseuse est très congestionnée, violacée, sans friabilité anormale des diaphyses. Les cartilages articulaires sont violacés, avec début d'état velvétique au niveau des condyles fémoraux. Pas de fracture spontanée apparente. Le tissu épiphysaire est raréfié et a l’aspect d’un lac médullaire recouvert d'une mince coque osseuse. Toutes ces lésions sont manifestement plus marquées du côté gauche.
De toute évidence, nos lapins sont morts à la suite d’une carence alimentaire causée par la chaleur. De plus, l’anorexie, si commune chez les oiseaux, a été absente ici; et ce n'est pas l'un des faits les moins curieux que de voir l'état. général péricliter, en même temps que l'appétit devient vorace, comme si l'animal essayait, mais en vain, de lutter contre le déficit nutritif chaque jour plus marqué.
Le tableau clinique et les lésions anatomiques que nous avons provoqués chez nos lapins au moyen de la
chaleur, sont tout à fait identiques aux observations de Holst et Frôhlich. C'est tout au plus si les hémorragies se sont rencontrées beaucoup plus rarement chez nos animaux, et si les côtes et les maxillaires ont été lésés moins souvent. Enfin, faute de décalcification préalable, nous n'avons pas vu de fractures spontanées. Etant donné la friabilité osseuse observée souvent, 1l n’est pas douteux que nous en retrouvions à l'examen histologique.
Ilest donc démontré que des végétaux frais et variés, non seulement perdent leur action antiscorbutique, mais deviennent eux-mêmes scorbutigènes, quand ils ont été soumis à l’ébullition et mieux encore à la stérilisation. Ce dernier procédé provoque chez les oiseaux, nous le savons, une polynévrite homologue du béribéri humain.
Nous touchons ainsi du doigt les rapports entre ces deux affections très voisines et dépendant peut-être d'un simple mode de réaction de l'organisme vis-à-vis d'actions nocives, sinon identiques, du moins de même type.
Jusqu'à maintenant, nous nous sommes bornés à expérimenter la valeur nutritive de végétaux et les troubles de carence apportés par différents modes de préparation et de conservation. Nous avons recherché ensuite s'il ne s'agissait pas d'un phénomène plus général, et si les aliments d’origine carnée ne jouissaient pas d’une labilité parallèle. Ces recherches constituent la troisième partie de notre étude expérimentale, et ce sont elles que nous allons rapporter maintenant,