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rences, écarte presqu’à coup sûr tout danger d’infection, et offre une incomparable bénignité.
Là ne résident pas tous les avantages de cette voie. Il en est d’autres, non moins importants, que nous allons maintenant passer en revue.
La narcose paraît autrement commode à réaliser, quels que soient l'anesthésiqueet son procédé d’administration, à moins d’avoir recours à la trachéotomie préalable et à l’anesthésie par la canule. Cependant l’éthérisation rectale a donné une anesthésie très satisfaisante durant 2 heures, au patient de Savariaud et Baldenweck. Si l’on excepte ces deux modes peu usités de narcose (éthérisation rectale et anesthésie par une canule trachéale), on devra, en opérant par les voies naturelles, se contenter de l’anesthésie discontinue avec un sommeil entrecoupé de réactions du malade,toujours fort pénibles, désagréables, troublant le calme et la réflexion du chirurgien.
La pénétration du sang dans les voies aériennes n est guère évitable dès que l’on incise la muqueuse pharyngée. Elle devient rapidement une source d’ennuis : gêne respiratoire pouvant aller jusqu’à l'asphyxie menaçante, entrave à la bonne marche de l’anesthésie, infection pulmonaire, danger reculé au lendemain.
Comment empêcher cette hémorragie ? Par une telle voie d'accès l’hémostase, on l’imagine,devient une réalisation ardue. On aura peu de liberté pour pincer et surtout pour lier les vaisseaux. On se contentera parfois du tamponnement temporaire. La difficulté de l’hémostase est une des raisons qui ont interdit la voie buc-
Asie
cale à tous ceux qui sont intervenus contre les goitres rétro-viscéraux. En effet les gros pédicules vasculaires pénètrent ces masses thyroïdiennes par les côtés, , loin de la lumière pharyngée ; de plus il existe à la périphérie des goitres un riche réseau veineux (Madelung) redoutable en lPoccurence alors qu’il préoccupe si peu lorsqu'il est possible « d’accoucher » les goitres simples (Sebileau).
C'est encore vers la voie externe que lon est tout naturellement entraîné lorsqu'il faut, outre la tumeur, enlever des ganglions.
Le drainage enfin, quand il est indiqué, se réalise aisément à travers cette incision externe.
Après de tels arguments on ne s'étonne pas de voir conseiller l’abandon des procédés intra-pharyngés par les auteurs qui ont étudié la question (Brunner, Litthauer, Heinatz, Hellendal).
Les deux premiers, à vrai dire, Mouret et Segneurin à leur suite, préconisent encore la voie endo-pharyngée pour les tumeurs petites et nettement mobiles. Pratiquement de telles indications sont rares. L'expérience clinique montre que ces cas sont peu nombreux puisque, dans la règle, le patient s’émeut seulement lorsque ja tumeur est déjà volumineuse.
Notons encore cependant une réflexion de Savariaud, Surpris par la facilité d’énucléation d’un névrome sousangulo-maxillaire à travers une brèche de la joue prolongée sur la région amygdalienne, il regrette d’abord d’avoir pratiqué une incision cervicale destinée à permettre la ligature du tronc veineux thyro-linguo-facial,
CARREGA.