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LES APÔTRES DES SLAVES

quelques mots : pendant que le peuple massacre successivement ses empereurs et se livre aux pires excès, les Sarrasins font la conquête de provinces ^ importantes, telles que la Crète ou la Sicile, non ^^^ , toutefois sans rencontrer de résistance. Heureusement, des succès d'un autre genre vinrent rendre quelque force à l'empire. Quand les peuplades slaves, qui avaient immigré en si grand nombre, tentèrent d'assaillir Patras avec l'aide d'une flotte sarrasine, elles éprouvèrent un écliec, et celles qui ne se laissèrent pas helléniser furent lentement repoussées de l'Helkde. Mais l'action des deux apôtres des Slaves, Méthode et Cyrille, contemporains de cette période, fut bien autrement importante pour l'empire. 0^''

Avant eux, des missionnaires allemands avaient " déjà tenté, sans grand succès, de prêcher le christianisme aux populations slaves. Mais les deux moines Grecs réussirent grâce à l'emploi de la langue de ceux qu'ils voulaient convertir, au lieu de s'obstiner, ainsi que les Allemands, à se servir du latin dans la liturgie. Le vieil alphabet slave est leur œuvre : c'est l'adaptation de l'alphabet grec aux besoins de la langue des païens. Méthode et Cyrille | furent les fondateurs de la civilisation slave. La ' religion, l'art et la scienc-e des millions de sujets du | tzar doivent leur existence aux Byzantins ; leurs | mœurs et leurs coutumes s'expliquent, en grande | partie, par leurs modèles byzantins. Il est donc tout naturel pour les savants russes de considérer comme

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un devoir patriotique l'étude de la civilisation byzantine ; mais ce n'est que dans ces derniers temps, depuis que la langue a cessé d'être une barrière infranchissable, qu'on apprécie en Occident, à leur juste valeur, les importants résultats de leurs travaux.

Grâce à l'extension du domaine intellectuel, grâce aussi à l'excellence de l'administration financière, la situation économique de l'empire était favorable. Le commerce prospérait, en dépit des nombreux pirates qui faisaient de la Crète leur refuge favori. Les Sarrasins exceptés, les Byzantins n'avaient pas de concurrents sur mer ; car, seule, une puissance disposant d'une marine suffisante pour défendre ses convois, pouvait se risquer à pratiquer le commerce maritime. Dans les îles et le long des côtes, les habitants se retiraient loin du rivage et construisaient des observatoires pour pouvoir être avertis rapidement, si quelque danger les menaçait du côté de la mer. Nous voyons déjà par le code de Léon l'Isaurien que, de son temps, les transports maritimes ne se faisaient pas au nom d'une seule personne, mais que l'affréteur et le propriétaire du vaisseau se partageaient les risques.

Avec Basile, le fondateur de la dynastie macédonienne (867-886), s'ouvre une ère de gouvernement plus stable. Basile, paysan très peu dégrossi, était devenu empereur, grâce à son habileté, grâce aussi à l'avantage d'une force physique extraordinaire, qui le servait à meiveille dans des aventures de genres

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