‹ Essai sur la civilisation byzantineChapitre 89 sur 122 · LA LITTÉRATURE ET LES ARTS · texte numérisé non relu

LA LITTÉRATURE ET LES ARTS

La science des Byzantins. — La théologie. — Rapports avec la théologie occidentale. — La secte des Hésychastes. — Influence de la philosophie païenne. — Un traité de Démétrius Gydonius. — Le caractère confessionnel de la pensée byzantine entrave le développement des sciences. — La géographie. — La médecine. — Les hôpitaux. — Les sciences physiques. — Psellus. Sa jeunesse et sa vie publique. — Variété de ses connaissances. — Son caractère. — Sa puissance de travail et sa fécondité. — Son philhellénisme. — Usage qu'il fait de la langue populaire. Sa verbosité et son manque de goût. — Son langage. — Étude de la philologie à Byzance. — La métrique devenue une question d'orthographe. — Attachement aux trésors littéraires de l'antiquité. — Les philologues du temps des Paléologues. — Influence sur les savants occidentaux. — Le cardinal Bessarion ; comparaison avec Psellus. — La Marciana à Venise ; les humanistes. — L'historiographie . Anne Gomnène. — Les historiens postérieurs. — Les savants besogneux à Gonstantinople. — Prodrome et Tzetzès. — Opposition contre le classicisme. — Poèmes satyriques, attribués à Prodrome. — Le poème de Spanéas. — Le roman de Gallimaque et Ghrysorrhoé. — Influence de l'Occident sur la civilisation byzantine. — L'originalité des Grecs se manifeste même dans leurs imitations. — Le poème sur la conquête de la Morée. — Le roman de Belthandros et Ghrysantza. — Le roman de Lybistros et Rhodamné. — L'épopée des animaux. — Rapports de la littérature populaire en Orient et en Occident. — L'ascétisme dans

l'art byzantin. — Différences selon les époques et les lieux ; le mont Athos. — Mistra : influence de l'Occident à côté du traditionalisme dans l'art. — Trébizonde. — Chypre. — Caractère occidental de l'architecture. — La littérature et, plus encore, la langue populaire attestent la supériorité de l'élément hellénique. — Caractère indestructible de l'Hellénisme. — Conclusion.

La dernière période de l'histoire de Byzance a été très riche en écrivains de tout genre et surtout en savants ; leurs œuvres ont presque exclusivement un caractère archaïque, car les événements les plus désastreux qui se passaient autour d'eux ne parvenaient pas à les distraire de la science qu'ils cultivaient dans le silence du cabinet.

Il convient de dire ici un mot sur les sciences des Byzantins en général. Une branche de la recherche scientifique éveillait l'intérêt de tous les Byzantins cultivés : c'était la théologie. Nous avons dit plus haut (p. 24) que toutes les classes de la population s'intéressaient aux questions théologiques. Mais il ne s'agissait pas d'un dilettantisme d'ignorants, comme c'est d'ordinaire le cas pour les sciences à la mode que cultivent des amateurs. Non seulement les clercs, mais aussi les personnes vouées aux affaires de la vie publique connaissaient les théologiens des temps antérieurs pour en avoir fait une lecture très étendue ; plus d'un empereur était un controversiste redoutable : il suffira de citer Justinien, Héraclius, Alexis T*" et Ganta cuzène. Mais, par malheur, si ces théologiens d'occasion possédaient de

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