‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 100 sur 142 · Prologue · texte numérisé non relu

Prologue

Deux personnages entrent par la parodos de droite. L'un est Euripide. Il va d'une marche rapide, l'air sombre, le regard inquiet et chercheur. L'autre est un vieillard qui le suit péniblement, traînant la jambe, s'eflbrçant de courir pour ne pas rester trop en arrière : c'est Mnésiloque, son beau-père. Tous deux font ainsi le tour de l'orchestra. Enfin Mnésiloque s'arrête, épuisé, lève les bras et, sous une forme proverbiale ', crie son impatience découragée : pourquoi le fait-on trotter ainsi depuis l'aurore ? Euripide répond par des subtilités prétentieuses que Mnésiloque ne comprend pas, et un dialogue bouffe commence entre eux, assez semblable pour le ton à celui de Strepsiadeet de Socrate 4, l'un des deux personnages pérorant d'un ton doctoral, l'autre l'interrompant par de triviales naïvetés, de burlesques contresens. Mais, ainsi placées au début de la pièce, ces plaisanteries doivent nous étonner encore moins qu'ailleurs : c'est là le tableau d'entrée, la parade nécessaire (i-ïj^).

i. Représentées en 4n (d'après la scholie du v. 190). Cf. Wilamowitz, Arisloteles und Athen, p. 343 sqq..

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