‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 119 sur 142 · Ilvîyo;, système iambique (18 éléments · texte numérisé non relu

Ilvîyo;, système iambique (18 éléments

( 992-1003. 'Av:wor[.

j ioo^-iooS. 'Av:./.aTa/.:Àî'ja[io;, 2 tétramètres anapestiques.

) 1006-1076. 'AvT£n!ppr,tia, 70 tétramètres anapestiques.

\ 1077- 1098. 'AvTinvTyo;, 2 systèmes anapestiques (11 -+- 10 éléments).

Cet àytov est un des mieux ordonnés qui soient dans tout le théâtre d'Aristophane. Chacun des épirrjtèmes appartient exclusivement à l'un des deux adversaires, le second se bornant à de simples exclamations et Dionysos jouant le rôle du bouffon, du tiers qui égaie de temps en temps d'une brusque saillie une discussion un peu austère pour un spectacle comique. Le tétramètre iambique traduit la volubilité d'Euripide. Le tétramètre anapeslique est réservé à Eschyle comme plus posé et plus grave.

1099-1118. Xopotiiv4..

Que les personnages n'aient pas de scrupules à se lancer dans une discussion abstraite et subtile : le public d'Athènes est intelligent et informé ; il n'a pas vu seulement les tragédies dont on va parler, il les a lues ', et aucune allusion ne lui échappera.

La question qui a été traitée dans l'àywv, c'est celle de la valeur

1. Dactyles (875-882), sauf le dernier vers qui est logaédique.

2. Le premier vers est un dimètre anapeslique: je n'en vois pas d'autre raison qu'une intention de parodie. Aristophane, en écrivant la strophe, pensait déjà à placer dans l'antistrophe le vers des Myrmidons (992).

3. Je supprime les vers 978-979. Outre l'incorrection métrique du tribraque (c"XaÇî) à la 4e place du dimètre, ils sont d'une rare platitude et surtout ils font disparaître une plaisanterie : Euripide a prononcé avec emphase les mots Ta; o!z:a; | oÏzeïv âixs'.vov rt ~pô to'j qui font partie du programme ordinaire des sophistes (cf. Platon, Protag. 3 18 Ev Dionysos traduit cette formule en exemples concrets et d'une précision comique qui la ridiculisent.

\. Trochées. Les éléments de la strophe sont disposés d'une façon palinodique : a b b' a', c'est-à-dire : 1099- 1 10 1 = 1 106- 1 109 et 1102-1 io3 = iio4-iio5. 5. C'est ainsi que j'interprète les vers in4-iii5.

morale des deux poètes. Mais d'autres points de comparaison s'offrent aussi à qui veut les juger tous deux. Euripide qui s'est senti battu dans la première rencontre se rejette sur des considérations techniques. 11 propose d'examiner les prologues de son rival. Vaincu une seconde fois, il se lancera dans la critique des parties lyriques où il échouera encore. Tout ceci est traité en deux scènes parallèles terminées toutes deux par de brèves réflexions du chœur1.

La dernière scène elle-même (1878 sqq.) par laquelle se termine le débat est divisée en deux parties d'inégale longueur. — Dans la première Dionysos (1878-1410) a l'idée déjuger matériellement du poids ((âape;) de la poésie des deux concurrents. Il se fait apporter une balance : Eschyle et Euripide, tenant chacun les lèvres au-dessus d'un des plateaux, y laisse tomber un vers. Trois fois l'épreuve est faite, trois fois le vers d'Eschyle emporte le plateau. — Dans la seconde (i/ii 1-1/481), Dionysos veut examiner la valeur politique des deux poètes et, par conséquent, l'utilité immédiate qu'Athènes peut retirer de l'un et de l'autre. Il les interroge sur Alcibiade et sur le moyen de sauver la cité. Euripide répond par des subtilités, Eschyle par d'énergiques formules. Il faut enfin que Dionysos se décide. Il choisit Eschyle et rentre avec lui dans la maison de Pluton, poursuivi par les plaintes et les malédictions d'Euripide.

1482-1499. Xopucv2.

Le vrai sage, c'est le poète qui donne à la cité des leçons de vertu et de clairvoyance. C'est chez lui qu'il faut s'instruire et non chez les sophistes, les Socrates, qui n'enseignent que d'oiseuses subtilités.

1500-1533. Exodos.

Eschyle sort de la maison de Pluton. Pluton lui-même l'accompagne. 11 lui donne ses derniers avis et le charge d'un poignard pour Kléophon, d'un lacet pour les Koptorof, d'une coupe de ciguë pour Archédémos. Eschyle à son tour lui demande de confier à Sophocle la garde du trône poétique '. Puis il s'éloigne par la parodos de droite

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