‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 124 sur 142 · Dactylo-trochées. Cf. R. et W., p · texte numérisé non relu

Dactylo-trochées. Cf. R. et W., p

3. Il y a bien, à vrai dire, un tiers pour remplir ce rôle, mais il parle peu: c'est le voisin, 1 avrjp des vers 327 et suivants, qui est sorti de chez lui quand il a entendu Blépyros et sa femme. Les manuscrits lui attribuent le début du vers 658. Mais ils donnent a Blépyros les mots précédents, et ceci est probablement une erreur. Il faut, avec les scholies, donner au coryphée la fin du vers 657 : Touti ôi ndaoj; iKi-pityv. ; « Voilà qui va ruiner bien des gens », dit le coryphée en regardant avec malice le voisin. « C'est bien aussi mon sentiment », soupire mélancoliquement celui-ci.

blée1, rentre chez lui pour préparer le déménagement de son mobilier. Blépyros sort par la droite avec Praxagora qui va donner des ordres pour le festin populaire2.

Ici devrait se placer la parabase ou du moins, si la parabase a entièrement disparu de la comédie, -un chant du chœur. Nos manuscrits portent simplement la mention XOPOT, et, dans tout le reste de la pièce de même que dans le Plutus, nous ne trouverons pas autre chose aux passages où nous attendrions un ycp'.xév. Il est donc vraisemblable que ces ycp'.vâ n'ont jamais été écrits. Le fait doit, je crois, s'expliquer par l'importance croissante prise, dès cette époque, par les musiciens aux dépens des poètes. Dans les inscriptions choragiques du ive siècle relatives aux concours cycliques, le joueur de flûte est nommé à côté du poète ; il finit même par être nommé avant le poète 3 et, enfin, à l'exclusion du poète 4. Le dithyrambe était alors triomphant5 et, s'il tendait à se rapprocher du drame, le drame pouvait bien tendre de son côté à lui emprunter quelques-uns de ses effets et de ses procédés. Nous verrons dans le Plutus (290 sqq.) une longue parodie de Philoxène qui nous prouve qu'un chœur comique pouvait sans une invraisemblance trop forte imiter un chœur cyclique. Gomme, d'autre part, ce qui était autrefois la matière de presque tous les ycp'.y.â, la satire, n'était plus dans l'usage de la comédie, il fallait bien remplacer les chansons satiriques, qui servaient à couper autrefois en différents tableaux la seconde moitié de la pièce, par quelque chose de mieux adapté aux goûts du jour. La mode était à la danse et à la musique. Agathon avait déjà remplacé les Gxaaif/a tragiques par des intermèdes (i[i&z\i\j.x) étrangers à l'action. Il en fut sans doute de même pour la comédie. Il est probable que le poète comique à cette époque s'adjoignait un musicien qui se

1. Il n'y a pas de doute que l'àvrjp des vers 327 sqq. ne soit le même que celui de l'àycov et des vers 780 sqq.

2. En sortant ainsi du côté de la ville, au lieu de rentrer chez eux, ils laissent leur maison libre aux personnages des scènes suivantes à qui elle va servir (cf. p. i57).

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