‹ Essai sur la composition des comédies d'AristophaneChapitre 19 sur 142 · Cf. i46: ÇrjTwijisv sjto'v · texte numérisé non relu

Cf. i46: ÇrjTwijisv sjto'v

3. Le mot àvâoaivs (v. 1^9) n'a pas d'autre sens et n'implique nullement que Démosthène et Nicias soient sur une estrade, comme le veut M. Zacher (Plùlol. LV, 1896, p. 181 sqq ).

Acharniens (175-203), ledébutde Yaction. Elle pose le thème comique des Cavaliers : Cléon ne doit tomber que sous les attaques d'un homme semblable ou plutôt supérieur à lui dans tous les vices ; il sera frappé par ses propres armes. Et cela seul fait déjà prévoir ce que sera le mouvement général de la pièce. Puisque la victoire doit appartenir au « plus fort en gueule », la pièce entière ne sera qu'un crescendo ininterrompu de violence. Nous allons voir comment le poète a su graduer ce long crescendo.

In cri de détresse de Nicias vient de retentir derrière la porte (23/j). Cléon apparaît. Il sort en furieux. Son visage est si repoussant1, ses menaces si bruyantes que le charcutier prend peur et s'enfuit aussitôt, épouvanté, à l'autre extrémité de l'orchestra, du côté des spectateurs. Démosthène le suit en cherchant à le ramener au combat ; et, quand il arrive à la parodos de droite, il appelle les Cavaliers à son secours. Pour cet appel il recourt au rythme trochaïque, et aussitôt, sur ce même rythme, le chœur apparaît et envahit l'orchestra.

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